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mardi 2 juin 2015

Jeff Chandler

Jeff Chandler de son vrai nom Ira Grossel (Brooklyn, 15 décembre 1918 - 17 juin 1961) était un acteur américain. Cet acteur d'imposante stature (1,91m), fut issu d'une famille de commerçant juif. Il compléta ses études secondaires à Brooklyn. Ensuite,il s'inscrivit à des cours d'arts dramatiques sur une période de deux ans. L'actrice Susan Hayward fut une amie de jeunesse. À travers ses films, Chandler tourna avec de nombreuses starlettes, dont entre autre: Maureen O'Hara ,Rhonda Fleming ,Jane Russell ,Joan Crawford ,June Allyson , Kim Novak .
Il se maria en 1946 avec Marjorie Hoshelle. De cette union naquirent deux enfants. Au début des années cinquante, Jeff Chlandler fut très actif à la radio et dans les comédies. Plus tard, il signa un contrat avec les studios Universal. Il reçut un Oscar pour le meilleur second rôle Cochise dans le film La Flèche brisée(1950). Chandler est mort à 42 ans d'un empoisonnement de sang, causé par un bistouri oublié lors d'une intervention chirurgicale.




                            


« This is the story of a land, of the people who lived on it in the year 1870, and of a man whose name was Cochise. He was an Indian - leader of the Chiricahua Apache tribe. I was involved in the story and what I have to tell happened exactly as you'll see it - the only change will be that when the Apaches speak, they will speak in our language. What took place is part of the history of Arizona and it began for me here where you see me riding... » récite avec douceur et calme une voix off alors que l’on aperçoit, point minuscule isolé au milieu de majestueux paysages, un cavalier s’avancer vers nous. Il s’agit de Tom Jeffords, autrement dit James Stewart qui commençait sa carrière westernienne en cette année 1950 avec deux grands classiques, l’autre étant le superbe Winchester 73 d'Anthony Mann. Cantonné jusqu’à présent, et la plupart du temps, dans la comédie (dramatique ou non), la carrière de l’acteur allait désormais prendre une toute autre tournure. Après avoir illuminé les films de Capra ou de Lubitsch, il allait, tout au long des deux décennies suivantes, interpréter des personnages plus sombres, torturés et complexes dans les plus grands chefs-d’oeuvre d’Anthony Mann, Alfred Hitchcock et John Ford. Une évolution de carrière magistrale annoncée par la scène finale de La Flèche brisée au cours de laquelle, par la force de son simple regard, l’acteur exprime, sans en faire de trop, une immense détresse et une colère contenue qui pourrait facilement se transformer en une violence incontrôlable : on y pressent les futurs et inoubliables personnages qui auront pour nom Glyn McLintock, Howard Kemp, Jeff Webster, Scottie Ferguson ou Ransom Stoddard.



   

Tom Jeffords, le héros de cette histoire, était en réalité surintendant de la poste entre Fort Bowie et Tucson. En seize mois, il avait du enterrer plus d’une vingtaine de ses employés massacrés par Cochise. C’est pourtant lui qui ira trouver seul ce dernier ; après avoir rétabli un semblant de paix, tous deux deviendront frères de sang (d’où le titre Blood Brother du roman original relatant cette période de l’histoire américaine et narrant des faits s’étendant bien après ce que nous raconte le film). Dans le contexte de la production des westerns à cette époque, Broken Arrow parut comme révolutionnaire car on voulut y voir le premier western totalement pro indien ; ce qui est un peu abusif car, comme nous le dit Jean-Louis Rieupeyrout ayant pu juger sur pièces, certains films déjà à l’époque du cinéma muet défendirent exactement le même point de vue (The Red Man and the Child, Indian Land Grab, Braveheart) ; il en fut de même avec Massacre en 1934. 

Ces films ayant totalement disparu de la circulation, la grande majorité des spectateurs et des critiques n’ont pu en avoir connaissance. Mais n’oublions pas John Ford qui, les deux années qui précédèrent le tournage de Broken Arrow, amorça réellement ce revirement d’Hollywood envers les Indiens à travers ces deux chefs-d’œuvre que furent Fort Apache et She Wore a Yellow Ribbon (La Charge héroïque).  Mais c’est tout à l’honneur de ce généreux chantre de l’antiracisme qu’était Delmer Daves d’avoir réalisé le film qui allait traîner dans son sillon une tripotée d’autres westerns réhabilitant totalement ce peuple jusqu’ici la plupart du temps utilisé comme un réservoir de "méchants et sauvages de service". 



                

« J’aime beaucoup Broken Arrow parce que j’ai pu montrer dans cette oeuvre l’Indien comme un homme d’honneur et de principes, comme un être humain et non comme une brute sanguinaire. C’était la première fois qu’on le faisait parler comme un homme civilisé parlerait à son peuple, de ses problèmes et de son avenir. L’ONU décerna des louanges considérables à ce film parce qu’il présentait un monde où les gens en conflit se respectaient. L’on trouvait des salauds chez les blancs, mais aussi des types recommandables, de même qu’il y avait des Indiens faméliques mais aussi des hommes en qui l’on pouvait avoir confiance. Une vérité première… A partir de ce moment, Hollywood cessa de peindre les Indiens comme des sauvages » raconte le réalisateur à Bertrand Tavernier dans Amis américains (Edition Actes Sud). En effet, aucun manichéisme dans son film puisque dans un camp comme dans l’autre, on y trouve des âmes droites et sincères ainsi que des gens fourbes et belliqueux. Si la négociation entamée entre blancs et Indiens ne connut pas la prospérité souhaitée, elle prouva néanmoins la présence de part et d’autres d’âmes loyales et désirant ardemment l’arrêt des conflits et du sang versé. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/la-fleche-brisee-daves


                                    

Brisants humains (Away All Boats) est un film dramatique américain réalisé par Joseph Pevney, avec Jeff Chandler et George Nader, qui est sorti en 1956 aux États-Unis.
Rèalisateur à tout faire de l'Universal, Joseph Pevney signe en 1956 un film de guerre de bonne facture sur la guerre du Pacifique où un navire doit lutter farouchement contre les avions kamikazes! Avec à son bord, le capitaine Jeff Chandler et les lieutenants George Nader, Richard Boone et Charles McGraw! Même Clint Eastwood fait parti de l'èquipage dans une petite figuration. « Le Belinda » doit être le meilleur transport d'assaut de toute la flotte et la guerre n'est pas une excuse pour que le navire ressemble à un chaland de charbon! La reconstitution est remarquable avec quelques jolis moments qui font encore impression comme son dèbarquement, ses opèrations navales et ses avions kamikazes qui se crashent de façon hallucinante sur le navire! Jeff Chandler trouve un rôle à sa mesure (honneur et courage) et Julie Adams (inoubliable sirène dans "Creature from the Black Lagoon") ajoute une pointe de fèminitè à l'histoire dont la composition « tout en flash back » n'est pas dènuèe d'intèrêt! Un classique de l’Universal...
Un film de guerre dans la grande tradition du genre dans les années 1950 emmené par des acteurs solides à défauts d'être un casting très étoilés. Bizarrement le casting est composé d'acteurs connus pour avoir joués dans des westerns... Julie Adams joue ici un petit rôle d'épouse, on a pu la remarquer dans "Les affameurs" (1952) de Anthony Mann et dans "Le déserteur de fort Alamo" (1953) de Budd Boetticher, Lex Barker dans "La trahison du capitaine Porter" (1953) de André de Toth et dans de nombreux filsm en costume mais c'est surtotu Jeff Chandler qui est connu pour son rôle de Cochise dans "La flèche brisée" (1950) de Delmer Daves pour lequel il obtiendra l'Oscar du meilleur second rôle, Cochise étant un personnage qu'il reprendra à deux autres reprises. 






A noter une apparition de Clint Eastwood également. Ce film-ci, malgré un casting de seconds couteaux, impose tout de même des moyens importants. L'histoire de ce navire transporteur de troupes et de matériels s'avère très documenté et nous plonge dans le quotidien des marins. On pourrait croire facilement à un de ces films de propagande des années 1939-1945. Les scènes d'action sont essentiellement des images d'archives, le reste du scénario s'attardant sur les rapports entre officiers. Les liens entre les personnages sont intéressants mais restent sans grande originalité ; les amateurs du genre auront vu les mêmes dans de nombreux autres films de guerre. Le plus gênant reste la partie flashbacks concernant un officier et son épouse (Julie Adams) qui casse le rythme, n'apporte strictement rien et est trop mièvre pour coller avec le film. C'est donc un film de guerre presque anachronique, auquel il manque un poil d'ambition et plus de densité. Sinon pour ceux qui aiment les films de soutien à l'armée tournés au début des années 40 ce film devrait vous combler. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-142325/critiques/spectateurs/

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