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lundi 8 juin 2015

Howard Vernon

Le cinéma bis (séries B et Z mêlées), a fortiori le nanar qui se confond souvent avec lui, a toujours été un réservoir de comédiens plus ou moins méconnus : acteurs, de métier ou de talent, tombés dans la débine ou n’ayant jamais réussi à s’imposer durablement dans le cinéma de série A. Pour un Klaus Kinski qui réussit à se tirer de l’ornière du bis grâce à sa rencontre avec Werner Herzog (et alterna par la suite séries B, films de prestige et nanars absolus dans une frénésie déconcertante), combien d’interprètes furent condamnés à demeurer durablement des « gueules », souvent inoubliables, des bas-fonds du cinéma ? Parmi les interprètes de ce cinéma souvent délicieusement décadent, y compris dans ce qu’il a de plus nanardesque, Howard Vernon brille d’un éclat particulier, tant son visage, son talent, sa diction étrange, contribuèrent à donner un peu de vie aux séries Z les plus putrides. Interprète de Melville, de Godard, de Fritz Lang, mais surtout acteur fétiche de Jesus Franco, ce remarquable comédien, si sa filmographie donne parfois l’impression d’un certain gâchis, compte parmi ceux qui contribuèrent, pendant des décennies, à donner du souffle et des visages à ce cinéma « différent » que nous aimons tant. 


                 
                


Howard Vernon, de son vrai nom Mario Lippert, est né officiellement (Cine-Zine-Zone n°20) le 15 Juillet 1914, à Baden, en Suisse alémanique, d'un père suisse et d'une mère américaine; selon le "Dictionnaire du Cinéma d'épouvante" de Robert de Laroche, Vernon serait en réalité né en 1908, pour des raisons qui seront détaillées plus bas. Il passe une grande partie de son enfance en Amérique. Rentré en Europe, il fait ses études secondaires à Nice, puis à Berne, avant de s'établir définitivement en France. Son père souhaitait le voir travailler dans l’hôtellerie : après avoir suivi un temps cette voie pour lui faire plaisir, le jeune Mario se lance rapidement dans l’apprentissage du métier d’acteur. Il gagne sa vie en exerçant divers emplois dans des salles de spectacle : il sera notamment, en 1939, danseur de claquettes au Casino de Paris, et se produira également à l’Alcazar.Avec l’Occupation, notre homme trouve l’occasion, grâce à sa maîtrise de la langue germanique, d’un emploi original : les autorités Allemandes ont en effet lancé un projet de télévision, destiné aux troupes et aux blessés des hôpitaux (qui sera d’ailleurs la première télévision jamais diffusée en France !). Howard Vernon, comme d’autres comédiens germanophones, y interprète de petites saynètes dont les archives n’ont malheureusement pas été conservées. Source : http://www.nanarland.com/acteurs/acteur-howardvernon-howard-vernon.html


                


Sursis pour un vivant (Pensione Edelweiss) est un film franco-italien réalisé par Ottorino Franco Bertolini et Víctor Merenda sorti en 1958.
Un gènèral, un peintre, une dame des folies lègères, une romancière, un tènor...et un nouveau pensionnaire du nom de Jean Monnier alias Henri Vidal qui incarne, dans l'un de ses derniers rôles, un ècrivain dèprimè! D'ordinaire, les tarifs sont èlevès à la pension « Les Edelweiss » mais le sejour y est agrèable et le site enchanteur! Le calme et le repos èternel sont de mises dans cet ètrange endroit où l'on sent Frèdèric Dard captivè par son sujet! La mise en scène du mèconnu Victor Merenda se signale par une utilisation adroite des dècors enneigès et par un ton inquiètant à la Clouzot (on pense parfois à l'ambiance de "L'assassin habite au 21"). Pas dèshonorant pour un sou, cette escroquerie au suicide se prèsente comme un bon suspense à la française que l'on aurait tort de mèsestimer! De plus, le rèalisateur amplifie les codes du genre, avec des philanthropes (Lino prend toujours son fusil pour encaisser les factures) qui en imposent et font que le spectateur anticipe la rencontre entre eux et le hèros et puisse s'attendre à un affrontement tendu! Et puis lorsque l'on commet une folie, on se doit de la rèussir! A voir, à revoir, à dècouvrir... Techniquement "propre" , bravo à l'équipe . Pour le scénario c'est carrément ennuyeux, un huis-clos à l'eau de rose . Qui croit vraiment que Lino va envoyer dans l'au-delà qui que ce soit ? . C'est le personnage charnière de notre affaire, mais justement personne n'y croit sinon le film aurait perdu son côté eau de rose. Le film piégé par son ambiguité .... Peut être distrayant en roman (s'il y a) mais carrément passe temps // ennuyeux au cinéma , un polar sans tension .... qu'est ce alors ? Toujours ce problème lorsque l'on se situe entre deux genres ... Mes respects cependant et aussi à ces géants , ces acteurs / actrices disparues et pour qui j'ai beaucoup d'admiration et comme dit, de respect.


 
   

"Pensione Edelweiss" est un thriller comme on en voit peu , réalisé par Ottorino Franco Bertolini et Víctor Merenda. On observe au début du film Henri Vidal interprétant Jean Monnie , un auteur dramatique. Il ce retrouve dans un lit d'hôpital à la suite d'un accident , accident ce traduisant plutôt par une tentative de suicide. Un homme lui propose alors un séjour à la montagne , isolé de toute population. Cette "thérapie" a pour but d'empêcher une nouvelle tentative et de lui faire oublier ses pensées malsaines. Alors qu'il s'installe dans ce paisible chalet ( un peu trop calme ) des évènements mystérieux ce manifestent , à savoir des disparitions. Borcher le propriétaire de ce chalet est un personnage bien douteux. Avant chaque disparition il joue un air de piano laissant présager le pire ... Belle prestation d'Henri Vidal et de Lino Ventura.
 L'histoire assez cynique adaptée par Frédéric Dard et interprétée finement est assez bien mise en scène par ce réalisateur quasi inconnu (sortie en 1958). A voir assurément. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-175200/critiques/spectateurs/


                             


La Curée est un film franco-italien réalisé par Roger Vadim et sorti en 1966.
Roger Vadim et Jane Fonda ont ètè mariès le temps de tourner quelques films parmi lesquels "La ronde", le non moins cèlèbre "Barbarella", "Histoires extraordinaires" et "La curèe" rèalisèe en 1965 et d'après le roman d'Emile Zola! La version muette de Baldassarre Negroni avec l'actrice italienne Hesperia, "La cuccagna", laisse place à cette nouvelle version des sixties! Près de cinquante ans les sèpare et autant dire que celle de Negroni est bien meilleure que celle de Vadim qui sait prendre ses prècautions pour ne pas trop choquer, tout en èmoustillant le spectateur! Quand Vadim dèshabille Fonda pour la filmer, que ce soit dans "La ronde" ou dans "La curèe", il s'arrangeait toujours pour qu'un objet s'interpose entre elle et la camèra, de telle façon qu'on devinait le corps de la jeune femme plutôt qu'on ne le voyait! Lorsqu'il s'agit d'adapter un « classique » , le premier problème qui se pose gènèralement est de savoir s'il faut respecter l'èpoque ou transposer l'anecdote de nos jours! Par souci de « modernisation » , cette seconde solution est souvent adoptèe, ce qui donne peu souvent des rèsultats heureux! A vrai dire, tout est un problème de sujet, et si "La Faute de l'abbè Mouret" de Franju avait perdu tout son parfum de poèsie et de scandale religieux situè en 1970, un film comme celui de Vadim pouvait supporter d'être actualisè puisque les scandales immobiliers constituent un thème plus que jamais d'aujourd'hui! A voir surtout pour Jane Fonda... Bon film si on est pas du genre frustré ! On suit pendant 1h30 la tension qui va crescendo vers la résolution puis d'un coup, CUT ! , à la mode nouvelle vague, on est largué en plein vol !! Bon, on est pas obligé de tout dire non plus, mais il y a tellement de possibles que la chute sera celle que vous voudrez, fort de votre expérience après cette projection. Relisez le livre.....





Adapté librement ( et astucieusement ) du roman de Zola, la Curée, comme le Thérèse Raquin de Carné, prend soin de transposer l'action d'une centaine d'années. Le film se centre sur l'idylle passionnée de Renée et de son beau-fils, Maxime. L'aspect finance et affairisme n'est que sous-entendu. L'insolence de la richesse, l'amoralité et l'auto-destruction sont, toutefois, héritiers directs du panoramique Zola.
Le scénario n'a rien d'original de plus on y croit absolument pas. La présence de Jane Fonda limite les dégats. Une transposition cinématographique contemporaine plutôt intéressante de l' oeuvre de Zola qui reprend les grandes lignées de la trame du roman. Piccoli incarne bien le personnage principal qui ménage ses intérêts. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-43050/critiques/spectateurs/

1 commentaire:

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