.

.

mardi 16 juin 2015

Francisco Rabal

Francisco Rabal Valera est né le 8-3-1926, à Aguilas, Murcie, Espagne.
Sa famille est d'origine modeste : père mineur, mère propriétaire d'un petit moulin. L'enfant, le deuxième du couple, apparaît entre un frère, Damian, et une soeur, Dolores. En 1932, la famille s'installe à Barcelone. En 1936, elle déménage à nouveau pour Madrid où le père vient de trouver un emploi dans une compagnie ferroviaire. Le jeune garçon travaille alors comme vendeur de rues, puis devient apprenti dans une chocolaterie. Peu après, le voici apprenti électricien de cinéma aux studios de Chamartin. Fréquentant les cours du soir, Francisco 'Paco' (tous les Francisco espagnols sont surnommés Paco), il côtoie le poète Damaso Alonso, qui l'encourage à s'intéresser à l'art dramatique. C'est ainsi qu'il devient membre des  compagnies  théâtrales "Infanta Isabel» et "María Guerrero». En 1942, il fait sa première appartion sur les planches dans «La rueda de la vida». En 1947, le voici membre de la Compania Lope de Vega dans laquelle il côtoie la comédienne Asunción Balaguer. La jeune femme devient son épouse. Le couple, qui ne se désunira jamais, donnera vie à deux enfants, Teresa (1952) et Benito (1954). En 1952, 'Paco' connaît un gros succès personnel dans la pièce d'Arthur Miller, «La mort d'un commis voyageur».



                 

Dès 1946, alors jeune comédien, Francisco Rabal fait sa première apparition au cinéma dans un film de Rafael Gil : davantage une figuration qu'une interprétation. Mais le “vice” est pris et l'homme ne cessera de tourner avec les tâcherons espagnols de l'époque, Rafael Gil déjà cité (une collaboration de 14 films, jusqu'en 1972), José Maria Forque, Francisco Rovera Beleto, José Luiz Saenz de Heredia, ... Dès 1953, il est récompensé par le Prix d'interprétation au Festival de San Sebastian pour sa performance dans «Hay un camino a la derecha», tandis que le film de Rafael Gil auquel il participe, «La guerra de Dios», reçoit le Lion d'Argent au Festival de Venise. Entre 1955 et 1957, Francisco Rabal fréquente déjà les studios et les cinéastes italiens : Carlo Ludovico Bragaglia, Mario Costa et surtout Mauro Bolognini. Mais c'est sa rencontre avec Luis Buñuel, pour lequel il interprète «Nazarin» en 1958, qui constitue l'événement majeur de sa carrière. Les deux hommes deviennent amis et se retrouveront à deux autres reprises : en 1961 pour «Viridiana»" et en 1967 pour «Belle de jour»", avec Catherine DeneuveFrancisco Rabal tourne également sous la direction de l'autre “grand B” du cinéma espagnol de l'époque, Juan Antonio Bardem : «Sonatas» (1959), «A las cinco de la tarde» (1960). Source : http://encinematheque.fr/seconds/S26/index.asp



                 

Au moment de rédiger quelques lignes sur Viridiana, le film de Luis Buñuel, on reste quelque peu perplexe avec en tête la question : que dire de plus ? Tout a été analysé, parfois même avec plus de science que n'en aurait souhaité le réalisateur : « Je n'ai jamais eu l'intention, affirmait-il, d'écrire un scénario « à thèse » qui démontrerait, par exemple, que la charité chrétienne est inefficace et inutile. Il n'y a que les imbéciles pour avoir ce type de prétention. »
On n'insistera donc pas sur l'historique du film qui marque, après presque trente ans d'absence, le retour en Espagne de Buñuel ; sur le scandale de la Palme d'or à Cannes en 1961 ; sur les clameurs du Vatican et du régime franquiste réunis ; sur son interdiction en Espagne jusqu'après la mort de Franco ; sur les accusations de film blasphématoire qui lui ont été généreusement adressées au nom de la parodie décapante de Cène. On ne s'attardera pas non plus sur les marottes fétichistes (jambes, pieds, chaussures) du réalisateur ou encore sur l'utilisation dévoyée des symboles religieux. C'est sur quelques images, souvent fugaces, sur des mots saisis au passage que l'on a envie de revenir parce qu'ils ne sont pas « à thèse » et qu'ils sont matière à réflexion.
Dès le générique, la barrière des colonnes, devant la porte hermétiquement fermée du couvent de Viridiana, dit que la caméra va pénétrer dans un monde clos, outrancièrement protégé ; et dès la première image, c'est dans un monde d'ordre où la vie est rythmée par le son d'une cloche que l'on est introduit. Métaphore de l'Espagne franquiste de l'époque qui peut être mise en contrepoint avec la dernière image du film où les maîtres, Jorge et Viridiana, sont assis à la même table que Ramona, la domestique, pour une partie de cartes. Buñuel ouvre ainsi la prison de départ sur un monde sans doute quelque peu libertaire mais aussi plus égalitaire.


   



A travers tous ses films, Buñuel suit imperturbablement le fil de sa réflexion, invitant le spectateur à prendre part à son cheminement. La scène où Jorge achète à un paysan le chien à bout de souffle qu'il fait courir attaché à sa charrette, bien qu'anecdotique, est assez significative de ce point de vue. Alors qu'il vient de sauver la pauvre bête de l'épuisement, derrière lui passe, sans qu'il la voit, une charrette identique sous laquelle court un autre chien. Inutilité de la pitié et de la charité ? Pas seulement. Façon de dire qu'il ne faut pas se contenter de regarder l'un de nos semblables sauver un chien perdu, il y en a d'autres dans le monde. A nous de jouer ! Même démarche que lorsque, dans Terre sans pain, l'évocation de la vie à Las Hurdes est interrompue par une information sur le moustique du paludisme. C'est signifier que le problème est connu et qu'il existe des moyens pour y remédier. A nous de jouer ! Source : http://www.cinespagne.com/films/1966-viridiana



                             


Marie-Chantal contre le docteur Kha est un film franco-italo-hispano-marocain réalisée par Claude Chabrol, sorti en 1965.
Le titre annonce la couleur: Marie-Chantal Contre Le Docteur Kha est une parodie de film d'espionnage avec une ambiance complètement décalée qui fait une grande partie de son charme. Claude Chabrol s'en donne à cœur joie pour caricaturer son mentor Hitchcock (les clins d'œil sont nombreux). Le casting est impressionnant (Marie Laforêt, Stéphane Audran, Serge Reggiani, Roger Hanin...) mais le résultat s'avère malgré tout bancal. Un film qui fait partie de la série des films alimentaires de Chabrol ce qui ne veut pas forcément dire mauvais film même si Chabrol nous avait habitué à mieux mais Marie-Chantal contre le docteur Kha est un agréable divertissement parodiant les films d'espionnage avec un humour léger sans oublier quelques scènes bien faites (la traque à travers le zouk notamment) de plus le casting offre du cachet au film. Sympa à voir dommage que le final soit assez plat. Quatre ans après le succès de "Plein soleil", Marie Laforêt est devenue "Marie aux yeux d'or", populaire vedette du cinèma et de la chanson! Alors en pleine gloire, elle campe, dans ce pastiche de film d'espionnage rèalisè tambour battant par Claude Chabrol, une bourgeoise qui se transforme en agent secret et se lance dans une traque entre Marrakech et Val-d'Isère pour empêcher un savant fou de dèrober une arme bactèriologique! Une agrèable et charmante parodie traversè par de splendides paysages et accompagnèe par un casting prestigieux ( Serge Reggiani, Charles Denner, Roger Hanin, Akim Tamiroff, Stèphane Audran...).


   


Rien que le titre, ça vaut son pesant d'or. Et quand on sait que c'est Chabrol derrière la caméra, on ne peut que s'attendre à passer un bon moment.
Chabrol a plutôt bien réussi cette parodie des films d'espionnage. Les personnages de Marie-Chantal contre Docteur Kha sont assez extraordinaires, et on retrouve les acteurs favoris de Chabrol dans des rôles peu banals d'espions assez pittoresques. Il y a beaucoup de bonnes trouvailles de scénario, et aussi beaucoup d'humour dans les situations et les dialogues, un humour plus subtil que dans d'autres parodies de la même époque, comme par exemple Les Barbouzes. En prime, Chabrol nous gratifie de plusieurs scènes de type “hommage à Hitchcock”... Source : http://films.blog.lemonde.fr/2006/06/25/2006_06_kha/

1 commentaire:

  1. https://6jxc7a0nyn.1fichier.com/
    http://uptobox.com/bw0nd175dp0b

    RépondreSupprimer