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dimanche 28 juin 2015

Békame

Autour de l'histoire de Bilel, rentré clandestinement en France on suppose, pour retrouver son frère et poursuivre avec lui le voyage vers l'Angleterre, c'est l'univers de Sangatte que l'on découvre.Cette découverte est terrible.On fait le constat qu'un lieu créé pour permettre à tous les candidats en partance pour l'Angleterre et finalement bloqués dans ce coin de France, ce lieu pour améliorer à court terme leur quotidien, se révèle finalement un piège.C'est l'endroit idéal pour que les passeurs et escrocs de tous bords profitent abominablement de ces êtres si fragiles et si désespérés.En leur prenant leurs papiers et en les obligeant à travailler clandestinement, en abusant d'eux au propre et au figuré, c'est encore un peu d'humanité et de liberté dont on les dépouille.Cette violence de tous les jours, entre désespérés, est vue au travers du prisme de la vie du jeune garçon et c'est d'autant plus douloureux et difficile à supporter.Pas de grands effets dans le scénario ou le dessin, les deux collent à la réalité.Une réalité que l'on suppose observée par le journaliste Aurélien Ducoudray lors de ses reportages à Sangatte.Une réalité bien rendue par un dessin qui s'attache aux situations, aux lieux désaffectés, à la retranscription vivante sans être trop détaillée ou précise du quotidien des lieux et des gens.On est touché par ce reportage saisissant et par l'évolution du petit Bilel qui subit de plein fouet les évènements et dont le destin pourrait basculer du côté des exploiteurs par simple amour fraternel.Un récit fort et bien illustré, pour ceux qui auraient encore des doutes que parfois le remède, s?il n'est pensé sur la durée peut se révéler pire que le mal. Source : http://www.bdfugue.com/bekame-t-1



                            


Aurélien Ducoudray et Jeff Pourquié concluent ici un diptyque plein d’humanité sur le thème des migrants clandestins. A l’origine, Ducoudray a eu envie de faire revivre une expérience de photographe de presse : le témoignage de ces gens – maghrébins, afghans, « bronzés » de tout pédigree – déracinés, spoliés et bringuebalés de hangars de squats en arrières de camions. En creux, le scénariste ne cherche pas à moraliser ou à dénoncer : il décrit principalement le quotidien misérable des clandestins de Sangatte et des passeurs qui instrumentalisent ce problème inextricable et hélas durable. Au final, le récit dépasse largement le cadre du docu-fiction. On s‘attache incroyablement aux personnages, on entre en empathie avec la trajectoire serrée qui façonne leur parcours de vie, on vibre à leurs côtés à chaque séquence tendue. Au final, l’aventure de Bilel/Békame ressemble à un véritable thriller social, riche en enseignements et en humanité. Pour transmettre les émotions et partager les ambiances sordides, la mise en scène bénéficie surtout d’un traitement graphique ad hoc. Légèrement torturé dans ses traits, mais toujours d’une grande justesse et d’un réalisme froid, complété d’une colorisation subtile, sombre et néanmoins marquée, le dessin de Pourquié est au diapason de ce quotidien en ruine, sub-urbain et désespéré. Un sacré beau boulot ! Source : http://www.planetebd.com/bd/futuropolis/bekame/-/23635.html

1 commentaire:

  1. http://www.digibidi.com/player/full/bekame-1#cover
    http://www.priceminister.com/s/bekame+aurelien+ducoudray#xtatc=INT-601

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