.

.

mardi 19 mai 2015

Red Buttons

En 1952, c'est à la télévision (CBS) qu'il remporte un bon succès populaire avec son «Red Buttons show» ! De l'ambiance, de la bonne humeur, un cocktail de variétés et de "sitcom" ! Il a ses succès chantés (composés et chantés par lui-même) comme ce «Strange Things are Happening» et «The Ho Ho Song» que les enfants américains reprendront en cœur en frappant dans les mains ! Cependant, la formule finit pas s'user et au bout de 3 ans le show s'arrête…
Il faut attendre 1957 et l'émouvant film «Sayonara» avec Marlon Brando pour le retrouver au sommet de son talent ; Red incarne Joe Kelly, un aviateur américain pendant la guerre, qui tombe follement amoureux d'une petite japonaise, (Myoshi Umeki, qui sera également récompensée par un Oscar) au point de l'épouser. Ce rôle lui vaudra plusieurs récompenses dont l'Oscar 1957 du meilleur second rôle. Le réalisateur Joshua Logan a pourtant longtemps hésité à confier un rôle dramatique à un comédien fantaisiste comme Red ! et le résultat lui a prouvé qu'il avait eu raison …
Dès lors , il tournera plusieurs longs métrages intéressants, comme «L'aventure du Poséidon». Arrêtons-nous sur les quelques films qui l'ont fait connaître en France.



                               

Le plus connu, «Hatari», de Howard Hawks est tourné en 1962 en Afrique, dans la Savane, au Tanganyika, sur fond de Kilimandjaro. Le thème de ce film est complètement rejeté maintenant puisqu'il raconte la capture d'animaux sauvages pour approvisionner les zoos du monde entier. C'est malgré tout un de ces bons films d'aventures, avec des paysages magnifiques, et un casting particulièrement riche ! Red Buttons y est Pocket, le joyeux luron plein de fantaisie de l'équipe, amoureux de la belle Michèle Girardon, et compagnon de John Wayne, Hardy Krüger, Gérard Blain et Elsa Martinelli.
Parlons maintenant du film de Darryl Zanuck, «Le jour le plus long » tourné également en 1962 en Normandie, sur l'Ile de Ré et en Corse. Red Buttons y retrouve John Wayne, ainsi qu'une pléiade de grands acteurs du monde entier. Il campe là le fameux John Steele, le malheureux parachutiste américain qui est resté accroché au clocher de Sainte-Mère-Eglise ! La scène a été tournée dans le village même et l'on reconnaît très facilement l'église qui garde le souvenir de cet épisode du Débarquement, en accrochant continuellement un mannequin parachutiste, au clocher.




               

Cinq semaines en ballon (Five Weeks in a Balloon) est un film américain de Irwin Allen, sorti en 1962 et librement adapté du roman du même nom de Jules Verne.
Une fois le film terminé, on l'oublie aussitôt donc en conséquence on peut en conclure que cette adaptation très très très très libre du roman de Jules Verne est peu mémorable. Ceux qui sont fans du kitsch style début des années 60 seront comblés, ceux qui adorent le "pittoresque" très "pittoresque" dans la représentation des populations lointaines aussi ; inutile de préciser donc qu'on est loin de la rigueur scientifique et géographique de l'auteur de "Vingt mille lieues sous les mers". Mais si on a accepte pendant 100 minutes de la fantaisie, des jolies couleurs et des beaux paysages, le plaisir est loin d'être absent. Excepté pour Peter Lorre dans un de ses derniers films, le casting n'est pas top top prestigieux mais fait bien son boulot. Sans prétention aucune, désuet, à voir éventuellement mais c'est vraiment pas obligé. Grand spécialiste du film catastrophe - producteur, notamment de "La tour infernale" -, Irwin Allen s'inspire ici du classique de l'aventure concocté par Jules Verne! Les tribulations aéronautiques de sympathiques héros lui fournissent prétexte à toutes sortes de péripéties rocambolesques! Dangers mortels et machinations diaboliques sont au programme de ce périple africain dans lequel on reconnait Red Buttons et Peter Lorre, le sadique de "M le maudit", en trafiquant d'esclaves! Un film d'aventures bariolé qui réussit une chose: celle de nous divertir à travers des décors magnifiques...Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-3016/critiques/spectateurs/


   


Dans Hatari et Le jour le plus long, le public en France se sera particulièrement attaché à cet acteur d'outre-Atlantique qu'est Red Buttons et cela est sans doute dû un peu à sa voix française composée par Guy Piérauld, une voix un peu canaille, haut perchée et très facilement repérable ! Mais le personnage à l'origine est déjà attachant et talentueux !
A noter aussi son apparition plus tard dans un film de Walt Disney, «Peter et Elliott le dragon».
Dans les années 60, il participe à de nombreuses émissions télévisées. Il est aussi souvent invité en “guest star” par de grands hôtels, lors de grandes réceptions.



                            


Le titre français est extrêmement présomptueux et même quelque peu mégalo, si on considère que l’action se déroule sur une petite île exotique en proie à un volcan qui se réveille subitement.
Si on se réfère aux films-catastrophe réellement catastrophiques, disons que « LE JOUR DE LA FIN DU MONDE » est « moins pire » que « L’INÉVITABLE CATASTROPHE » (pas difficile).
Aïeul ringard de « VOLCANO » ou « LE PIC DE DANTE » qui furent de tardives tentatives de ‘revival’, c'est l’ultime avatar d'un genre déjà périmé à l’époque de la mise en production et qui réunit quelques vétérans de « LA TOUR INFERNALE » comme Paul Newman et William Holden, Ernest Borgnine et Red Buttons survivants de « L’AVENTURE DU POSÉIDON », Jacqueline Bisset du premier « AIRPORT », plus les habituels has-beens de service (ici Valentina Cortese et Burgess Meredith en anciens artistes de cirque !), une pin-up à la mode (Barbara Carrera en ‘native’) pour une aventure poussive, qui culmine avec la traversée d'un pont au-dessus d’un torrent de lave, qui prend littéralement un quart du film.
Le volcan, qui semble sorti d'une vieille adaptation ORTF de Jules Verne, fait peine à voir, le dialogue est grotesque, les personnages sont taillés dans le cliché le plus usé et on est par instants tout près du pastiche à la Mel Brooks. Involontairement, bien sûr. Newman très digne, s'est refait le look du « PLUS SAUVAGE D’ENTRE TOUS », pour un rôle indigne de lui surtout à ce stade de sa carrière. Il devait semble-t-il un contrat au producteur Irwin Allen. James Franciscus reprend le rôle de traître dévolu à Richard Chamberlain dans la tour en feu, les seconds rôles sont risibles. Malgré toutes ses tares (ou peut-être grâce à elles, finalement) « LE JOUR DE LA FIN DU MONDE » est à peu près supportable jusqu'à l’arrivée au  fameux pont. Après, c'est sauve qui peut. Historiquement, le film restera dans les annales comme celui qui marqua la fin – non pas du monde – mais du film-catastrophe des années 70. En cela, on lui sera éternellement reconnaissant…Source : http://wild-wild-western.over-blog.com/article-le-jour-de-la-fin-du-monde-1980-59583507.html


   


Red Buttons fait partie du “Tout América” ! On le retrouve dans des épisodes de séries très connues en France, comme «La petite maison dans la prairie», «Wonder Woman», «La croisière s'amuse», le «Cosby Show» ou «Roseanne». En dernier, il a joué le rôle d'un malade dans «Urgence». Parallèlement on peut le voir dans de nombreux téléfilms («Hansel and Gretel», etc).
Artiste complet, intelligent et pétillant de malice, il a touché à tout, sachant danser et chanter, enregistrant de joyeuses chansons. On l'a vu aussi dans des campagnes publicitaires . Généreux, il apportera son concours à de nombreuses manifestations caritatives, style "téléthon", et spécialement à la lutte contre le cancerIl écrira enfin un recueil de poèmes pour les enfants.
Red Buttons ne pourra jamais s'arrêter de participer au monde du spectacle … Jusqu'au bout de ses forces, il fera partie du show-biz …Source : http://encinematheque.fr/rire/R10/index.asp

3 commentaires:

  1. http://uplea.com/dl/BABB7CF12E5A31E
    http://turbobit.net/nyqn60ig5q0o.html

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour Corto.
    Et merci pour ce 'le jour de la fin du monde' inconnu a mon palmarès de films catastrophes.
    'Cinq semaines en ballon' j'ai déjà ,et c'est un très bon film comme on en fait plus guère.
    radisnoir

    RépondreSupprimer