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vendredi 29 mai 2015

Ralph Richardson

Sir Ralph Richardson, né le à Cheltenham et mort le à Marylebone, est un acteur britannique. Il a été fait chevalier en 1947.À l'instar de celui des comédiens de sa génération (Laurence Olivier ou John Gielgud), l'itinéraire de l'acteur Ralph Richardson est passé tout naturellement de Shakespeare à Pinter. Après avoir servi pendant plus de quarante ans les grands textes classiques et avoir fait ressortir l'ambiguïté, la fureur et l'humilité propres au théâtre élisabéthain, l'acteur a su élever les lieux communs et les inquiétantes « banalités » du théâtre de Pinter au rang des beaux-arts. Qu'il interprète Falstaff, en 1945 (un de ses plus grands succès à la scène) ou ce pensionnaire d'un asile dans Home, de David Storey, ou encore le personnage de No Man's Land, sir Ralph Richardson aura donné une dimension tragique à l'individu le plus démuni et accentué l'aspect le plus dérisoire du monarque le plus absolu. 
Très jeune, il découvre la magie du son au théâtre – le bruissement d'une cape, le cliquetis d'une arme – et c'est cette forme de cérémonial, plus que la magie du verbe, qui est à l'origine de sa vocation. 
Il ne vint au cinéma qu'au début des années 1930, dans The Ghoul, mais interpréta de multiples rôles jusqu'en 1980. Il fut d'abord le partenaire de grandes vedettes féminines : Merle Oberon dans Le Divorce de Lady X (1938), Rosalind Russell dans La Citadelle de King Vidor (également en 1938), et, en 1948, Vivien Leigh dans Anna Karénine de Julien Duvivier et Michèle Morgan dans Première Désillusion de Carol Reed. Source : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ralph-richardson/



                             


Quatrième et réputée meilleure des sept adaptations du roman d’A.E.W. Mason, Four Feathers est une des plus célèbres et spectaculaires productions Korda. C'est aussi l'un des plus fameux odes à l'armée et l'impérialisme britannique dont l’exploitation arrive à un moment clé pour le pays. Les tensions sont alors déjà grandes en Europe avec une Allemagne qui avance ses pions, indifférente à la molle désapprobation de ses voisins. Le 12 mars 1938, c’est l’Anschluss avec l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie bientôt suivie par les invasions de la Bohême, de la Moravie et de la Pologne le 3 septembre 1939, provoquant le début de la Deuxième Guerre mondiale. Les Quatre plumes blanches sort le 20 avril 1939, soit au croisement de ces divers évènements majeurs. Lancer une adaptation du roman de Mason permet ainsi de redorer le blason d’une Angleterre incapable de freiner les ambitions allemandes, et de célébrer le courage d’une armée britannique qui saura répondre présent au moment d’une guerre qui se profile inexorablement.
Si la production cinématographique n’a pas encore été reprise en main par le département d’Etat, Korda anticipe la démarche qui aura cours durant les années 40 avec les films de propagandes anglais qui fleuriront à ce moment-là, dont son propre Lady Hamilton usant du cadre des guerres napoléoniennes pour inciter les Etats-Unis à s’impliquer dans le conflit. Il faut pourtant se souvenir que ce cinéma anglais des années 40 représente à ce jour le seul exemple de production de propagande qui réussit à délivrer des œuvres artistiquement brillantes, car exprimant leur message avec intelligence (notamment en passant par le mélodrame, plus susceptible d’éveiller l’empathie qu’un simple message belliqueux), et surtout par une subtilité n’hésitant pas à égratigner cette identité anglaise pour mieux l’encenser. 




On pense bien sûr au Colonel Blimp où la commande à la gloire d’un officier anglais est habilement détournée par Powell et Pressburger, ou encore le Went the Day Well de Calvacanti où l’invasion allemande d’un village anglais est causée par une indolence toute britannique. Les Quatre plumes blanches annonce donc cette démarche. Sous l'exaltation, la fierté du drapeau s'avère plus subtile qu'il n'y parait par l'entremise de son héros. Harry Faversham (John Clements) est le dernier descendant d'une famille à la longue lignée militaire et héroïque. Baigné depuis sa plus tendre enfance dans les récits des haut faits guerriers de ses ancêtres, il n’en aura pas été positivement marqué, comme va le souligner la remarquable scène d'ouverture. Notre héros assiste adolescent à une réunion d’anciens camarades de régiment, entre son père et ses amis ; et celui-ci pour fortifier son fils qu'il juge trop mou (le malheureux aime lire de la poésie, sacrilège) exhorte ses amis à le terroriser avec de tragiques histoires sur le sort dramatique des lâches au combat. 



                                


Faversham en restera traumatisé et plus effrayé par l'idée de sa possible lâcheté (et de ne pas être à la hauteur) que de la réalité du front. Le film souffle ainsi le chaud et le froid dans ses velléités de patriotisme. La veille du départ de son unité pour l'Afrique et la reprise de Khartoum (perdue 10 ans plus tôt), Faversham démissionne car il n'estime pas croire en ce culte belliqueux. Humilié par ses amis qui lui envoient quatre plumes blanches (symboles de lâcheté) et abandonné par sa fiancée, il décide finalement de partir affronter ses peurs et rejoindre ses camarades. On peut donc autant voir un cheminement personnel qu'une célébration de l'armée à travers Faversham. D'ailleurs l'aspect nationaliste n'est pas sans ambiguïté (même si l'on est loin de la finesse d'un Colonel Blimp, c'est tout de même l'aventure qui prime). Que dire de cette fiancée en apparence progressiste mais qui se détourne de son homme dès qu'il renonce à l'uniforme ? Source : http://www.dvdclassik.com/critique/les-quatre-plumes-blanches-korda


                


La Bataille des Thermopyles est pour un bon moment désormais dans l’inconscient collectif associé à la vision discutable et réactionnaire du comics de Frank Miller 300 et de l’adaptation à succès qu’en tira Zack Snyder. Hollywood alors en pleine vague péplum proposa pourtant une assez remarquable et différente version au début des années 60 avec le film de Rudolph Maté. Si la bataille en elle-même fut peu abordé au cinéma , d'autres oeuvres s'attachèrent à dépeindre cette période des Guerres Médiques comme La Bataille de Marathon (1959) de Jacques Tourneur. Ici, Maté prend le temps de dépeindre le contexte géopolitique, d'exposer les forces en présence (Grèce en infériorité, armée Perses monstrueuse) et les conflits qui les déchirent (Grèce difficilement unie, notable de Sparte préférant l'isolationnisme) tout en esquissant l'aura mythique qui entourent les spartiates. Considérés comme des dieux de la guerre dans toute la Grèce, respecté et craint de tous, ils s'avèrent la seule solution possible à une victoire ou du moins une résistance crédible. Cet aspect politique se croisant à une dimension plus mythologique est parfaitement incarné par les acteurs, Ralph Richardson en politicien calculateur contrebalançant avec la prestation habitée dAnna Synodinou en Reine de Sparte. Dans cet équilibre idéal en grandeur et ambition bien humaine, la sous intrigue qui voit le parcours d'un jeune spartiate déchu laver son honneur au combat aidé de son amour semble déplacée et niaise, constituant la seule lourdeur du film, et la seule privilégiant un destin individuel.


   

En effet, le film tend plutôt à sublimer le symbole d'unité que constitue l'armée spartiate face au division diverse, la seule capable de faire face à l'ennemi. Spectaculaires, stratégiques les impressionnantes scènes de batailles où les troupes perses en surnombres sont décimées par les 300 spartiates définit clairement ceux-ci comme de véritable surhommes, génies de l'art de la guerre. Les différentes astuces pour gérer la manœuvre et vaincre malgré leur infériorité numérique sont excellentes et constamment inventives.
La réalisation de Maté (brillant directeur photo reconverti avec une certaine réussite à la mise en scène) illustre de manière idéale les batailles en privilégiant l'aspect d’entité collective de l'armée spartiate parfaitement coordonnées, regroupée et solidaire. Le brio à dépeindre cet aspect revient aux choix intelligents de la production. 


                               


Tourné en Grèce sur l'impressionnant site de Marathon, l'armée grecque est sollicitée à la figuration mais également le Major grec Cléanthis Damianos parfaitement érudit sur les manoeuvres de combats de spartiates et qui s'avéra un conseiller précieux pour un résultat brillant à l'écran.
Le fait que Richard Egan manque un peu de charisme en Leonidas (on est loin du Gerard Butler hurleur et débordant de testostérone de 300) s'avère donc idéal puisque malgré son statut de chef, il ne s’impose pas et se fond parfaitement dans cette notion de collectif. Une notion qui prend tout son sens lors du final où une fois mort ses troupes défendent sa dépouille avec une hargne légendaire, protégeant leur chef dans leur impénétrable phalange. Le souffle épique est tel que même en connaissant l’issue, l'assaut final désespéré laisse croire un instant qu'ils ont une chance, la fin tragique sous les flèches ennemies constituant un sommet d'héroïsme pour cet Alamo antique. Source : http://chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.fr/2012/04/la-bataille-des-thermopyles-300.html

1 commentaire:

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