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mardi 26 mai 2015

Nicole Berger

Sous le pseudonyme de Nicky, Nicole Berger apparaît pour la première fois au cinéma dans «Jocelyn» (1952) de Jacques de Casembroot. Dans cette adaptation d’un poème de Alphonse de Lamartine, elle joue la sœur de Jean Desailly, un jeune séminariste qui vit un amour impossible avec Simone Valère. Elle est aussi la sœur de Dany Robin dans la comédie «Julietta» (1953) de Marc Allégret. Elle se fait véritablement remarquer dans «Le blé en herbe» (1953) de Claude Autant-Lara où elle compose l’adolescente Vinca éperdument amoureuse de Phil qui tombe sous le charme d’une femme plus âgée incarnée par Edwige Feuillère. Devenue vedette, elle enchaîne avec la comédie «Les indiscrètes» (1955) de Raoul André avec Franck Villard et la comédie dramatique «Une fille des Flandres» de Helmut Kaütner avec Maximilian Schell. Elle est également la partenaire de Fernandel dans «Le printemps, l’automne et l’amour» (1954) et Gérard Philipe dans «Les aventures de Till l’espiègle» (1956).


               


Nicole Berger enchaîne les rôles: elle incarne la bonne de Brigitte Bardot dans «En cas de malheur» (1958) de Claude Autant-Lara, la cousine de Andréa Parisy dans «L’ambitieuse» (1959) de Yves Allégret ou la femme de Charles Aznavour dans «Tirez sur le pianiste» (1960) de François Truffaut. Sollicitée par la «Nouvelle Vague», elle est dirigée par Jean-Luc Godard dans le court-métrage «Tous les garçons s’appellent Patrick» (1957) avec Jean-Claude Brialy ou Jacques Doniol-Valcroze dans «La dénonciation» (1961) avec Maurice Ronet. Entre-temps, elle est l’infirmière égarée un soir à Paris dans «Les dragueurs» (1959) de Jean-Pierre Mocky. Après un rôle dans le film policier «Chair de poule» (1963) de Julien Duvivier d’après James Hadley Chase, Nicole Berger délaissée par le cinéma se consacre à la télévision. En 1966, elle obtient le rôle principal de l’un des feuilletons les plus populaires de l’ORTF «Cécilia, médecin de campagne» où elle joue une jeune femme médecin qui éprouve des difficultés à s’imposer dans un milieu rural. Cette soudaine notoriété à l’époque où le paysage audiovisuel français ne diffuse que de deux chaînes lui permet de faire la couverture de plusieurs magazines.  Source : http://www.cineartistes.com/fiche-Nicole+Berger.html



                              


Le Blé en herbe est un film français, adaptation du roman éponyme de Colette, réalisé par Claude Autant-Lara, sorti en 1954.
« Avec Le Blé en herbe, Autant-Lara retrouve ses ennemis de base. Les intégristes de tout poil se déchaînent. Ainsi, une association baptisée « Cartel d’action morale et sociale à Paris » lui envoie ce texte "gratiné" : « Votre projet, tiré de l’œuvre de Colette, nous déplaisait en raison des répercussions morales néfastes que ne pourrait manquer d’avoir un tel film sur l’ensemble de la jeunesse de notre pays. Du reste, nous songions déjà à le dénoncer aux autorités lorsque nous avons appris par la presse que vous renonciez à la réalisation de ce film, par suite de l’état de santé d’Edwige Feuillère ». Malheureusement pour nos censeurs auto-proclamés et heureusement pour le cinéma, le film se fera, en 53, avec une Edwige Feuillère qui a retrouvé sa robuste santé. Colette qui assista à la première projection publique ne cacha pas sa satisfaction. La critique accueillit le film sans enthousiasme mais la jeunesse s’y précipita en masse. En ce milieu des années cinquante, Le Blé en herbe fit beaucoup pour l’éveil de la sexualité des adolescents « coincés » dans une France encore bien puritaine. »Un film d’une folle et désarmante audace, qui raconte l’entrée en amour d’un jeune homme de seize ans avec une femme qui a trente ans de plus que lui. Un film tout simplement inimaginable de nos jours puisqu’il ne passerait pas la censure, barré de ce mot tellement à la mode de « pédophilie ». 



  

Pourtant, tout ce qu’il donne à voir, c’est l’amour entre un homme et une femme, un amour qui transcende les générations et relève seulement de la nature et des pulsions. Ce n’est ni une plaidoirie ni une thèse, juste la revendication du droit à aimer l’autre, quel qu’il soit, du droit de vivre finalement. Edwige Feuillère, dans un rôle impossible a priori, est bouleversante tout à la fois de maîtrise et de passion tandis que le jeune Pierre-Michel Beck est d’une justesse étonnante pour son âge. Dans le rôle de la jeune fille d’abord délaissée puis retrouvée, Nicole Berger, trop tôt disparue à trente-trois ans dans un accident de voiture, se révèle une comédienne éblouissante. Quant à la mise en scène de Claude Autant-Lara, elle est d’un classicisme parfait, exposant cette histoire brûlante d’une manière remarquablement pudique, sans aucun effet facile ou tape-à-l’œil.


                             


La nouvelle autobiographique de Colette sur l'éducation sexuelle d'un jeune garçon par une femme d'âge mûr méritait sans doute un traitement moins conventionnel que cette adaptation surannée proposée par Autant-Lara en 1954. On peut être déçu quand on se rappelle la sublime version que le réalisateur a livré sept ans auparavant du "Diable au corps" de Raymond Radiguet. Ici tout paraît sonner faux tournant parfois au ridicule. Il faut juste remarquer que Pierre Emile Beck a remplacé Gérard Philippe ce qui suffit a expliquer le naufrage de l'entreprise. Plus surprenant, le jeune homme entraîne avec lui Edwige Feuillère qui semble paralysée en face de ce jouvenceau qui déclame son texte en claironnant là où il aurait fallu toute la retenue du jeune homme en pamoison devant la femme d'âge mur qui s'offre à lui. Seule Nicole Berger parvient à soulever un peu d'émotion dans cette adaptation littéraire qui pèse des tonnes. Dans le même esprit revoyons plutôt le "Merveilleux automne" de Mauro Bolognini (1968) où Gina Lollobrigida fait merveille par sa sensualité et son 'abandon. Cet échec ne doit pas faire oublier qu'Autant-Lara était un réalisateur talentueux injustement vilipendé par la Nouvelle Vague. 


                              

Les Aventures de Till l’Espiègle est un film d'aventures franco-est-allemand réalisé par Gérard Philipe et Joris Ivens sorti en 1956.Les Aventures de Til Ulespiègle forment une série de facéties, un de ces recueils comme il en fut composé beaucoup depuis le XIIIe jusqu’au XVIe siècle. Ce qui les caractérise cependant, c’est qu’elles sont attribuées — ainsi qu’il est arrivé en Italie pour les facéties de Gonelle et d’Arlotto — à un personnage unique que l’auteur fait voyager par monts et par vaux à travers l’Allemagne, dans le seul but d’obtenir un cadre assez large pour réunir toutes les anecdotes relatives à son héros.
Et quel est cet aventurier ? Un fils de paysans, un personnage extravagant, coureur de routes et de grands chemins, bohème errant, toujours occupé à imaginer quelque tour pendable qu’il jouera au premier venu, aussi bien à ses compagnons de voyage, aux artisans qui lui donnent du travail, aux hôteliers qui l’hébergent, qu’aux prêtres de la campagne, aux évoques et aux princes qui le prennent comme valet ou qui le reçoivent à leur table. Maintenant Till l’Espiègle est-il un personnage imaginaire ou réel ? Lappenberg et Jannet croient à son existence. Tout ce qu’on a pu invoquer pour soutenir cette opinion se réduit à des traditions, à des indications contenues dans des ouvrages relativement modernes, enfin à des monuments apocryphes. Les Allemands, adoptant les données du livre populaire, font naître Till à Kneitlingen et le font mourir en 1350 à Moelln, où l’on montrerait encore la pierre qui aurait recouvert son tombeau. Malgrès les avis assez négatifs apparemment, je trouve ce film et ce personnage de Till L'espiègle plus fascinant que celui de Fanfan, la tulipe de Christian Jacque. J'ai passé un très bon moment et j'ai été ravi de voir Gérard Philippe dans ce personnage attachant et surprenant (très bien joué), avec un scénario plein d'acrobaties et finalement très espiègle lui aussi. Ce n'est pas de l'action guerrière mais plutôt un film d'actions finement amenées. Moins grand public peut être mais il vaut largement le temps d'un détour.



 

Essayant de retrouver la recette magique qui a fait le succès de "Fanfan la Tulipe", je ne vois pas de raison de ne pas comparer le chef d'oeuvre de Christian-Jaque avec la seule réalisation de Gérard Philipe mais ce sera hélàs au discrédit de ce dernier. En effet, on n'y retrouve ni le sens du rythme prodigieux de son ainé, ni ses dialogues étincelants, ni son scénario en béton tant les rebondissements de "Till" semblent cousus de fils blancs, ni ses personnages aussi inoubliables et puis surtout ni ses grandes performances d'acteurs à l'image de celle de Gérard Philipe, qui est certes correct mais qui a fait beaucoup mieux. Seuls points positifs des décors et costumes très réussis et des paysages magnifiques.
Ce film fut l'unique réalisateur de l'acteur Gérard Philipe et fut un échec lors de sa sortie en salle en 1956. Très belles couleurs Gérard Philipe aura tout juste eu le temps de nous laisser de très belles images en couleurs presque que tous ses autres films étant en noir et blanc. Si le film est du genre naif il fait penser à l'esprit vacances scolaires des années 60 où gérard philipe représentait le héros sympa et bon enfant. Il n'a jamais pu être remplacé. Source : 
http://www.amazon.fr/Aventures-Till-lespi%C3%A8gle-G%C3%A9rard-Philipe/dp/B002Q79U0Q

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