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mardi 5 mai 2015

Les yeux du malin

L’Oeil du malin est un film franco-italien réalisé par Claude Chabrol, sorti en 1962.
Albin Mercier est un écrivain raté. Journaliste, il est envoyé en reportage en Allemagne où il fait la connaissance d'un couple, les Hartman, qui, comme il le dit lui-même, semble s'être créé " univers rond, parfait, où tout est harmonieux".
 De tempérament jaloux, envieux, fasciné par la réussite des autres, Albin s'incruste chez les Hartmam qui sont pour lui le symbole de l'équilibre et du bonheur auxquels lui-même n'est jamais parvenu.
Andréas, le mari, est un écrivain renommé; sa femme, Hélène, née en France, semble comblée. Comment rompre cet équilibre, c'est le souci d'Albin qui tente d'abord de séduire Hélène. En vain. Il suit alors la jeune femme qui, périodiquement, se rend seule à Munich et découvre qu'elle y retrouve un amant. Albin tient sa vengeance. Il possède des photos du couple adultère et tente de faire chanter Hélène. Nouvel échec : celle-ci refuse de quitter son mari. Albin n'a plus qu'à dire la vérité à Andréas qui, fou de jalousie, égorge sa femme et se livre à la police.
Un joli trio de comediens pour ce triangle amoureux revisité par Chabrol qui nous plonge dans son monde de predilection : celui des bourgeois.Je devrais plutot parler de quatuor puisque l'amant n'est pas ici celui qu'on croit mais comme il joue un role mineur a l'ecran ,c'est bien autour de ce trio que se deroule la majeur partie du film.





Charrier en beau gosse venant s'immiscer dans ce couple a la vie bien rangée est tres bon ,il incarne avec justesse ce jeune paumé qui va chercher un reconfort moral et affectif aupres de ces 2 etres en apparence si unis.Il est dommage que les themes musicaux inapropriés et surtout assourdissants viennent etouffer les images ,le scenario trop previsible ainsi que les dialogues ternes auraient egalement merités un meilleur traitement.
Un film très peu connu de Claude Chabrol, à tort! En effet, tout est rassemblé dans ce film pour lui donner une atmosphère étrange et malsaine: La voix off de Jacques Charrier, qui nous livre une interprétation exceptionnelle, les plans, notamment ceux tournés lors de l'Oktober fest à Munich, et cette histoire où l'on ne sait plus vraiment qui est le mari et qui est l'amant au fil du film. En bref, un film à l'ambiance malsaine, à l'image de son titre, qui explore les pensées les plus obscures d'un homme ordinaire... A voir!

L'œil du Malin est un film assez peu connu du début de carrière de Claude Chabrol. Son aspect le plus remarquable est de préfigurer certains de ses films ultérieurs, notamment La femme infidèle.
On retrouve ici en effet la même peinture d'un couple bourgeois qui, sous des apparences parfaites, recèle une bonne part de mensonge. L'ensemble est toutefois beaucoup maladroit ici, le point faible étant essentiellement le personnage du trublion, ce jeune homme qui va briser la carapace : le problème n'est pas tant qu'il soit parfaitement odieux et détestable mais qu'il soit odieux et rien d'autre. Très certainement, Jacques Charrier est un acteur qui possède un registre insuffisamment large pour ce rôle mais il y a aussi une certaine carence au niveau du scénario qui reste en surface du personnage et de ses motivations. La photographie est assez belle avec, en intérieurs, des éclairages travaillés. Film d'auteur, imparfait, L'œil du malin est un film qu'il est intéressant de regarder aujourd'hui avec la perspective des films ultérieurs du cinéaste.


               

Telle une sorcière dans son noir chaudron, L’Œil du Malin réunit à première vue tous les ingrédients nécessaires à l’invocation d’un parfait avatar des Innocents (Jack Clayton, 1961). Comprenez par là que vous y retrouverez, les yeux écarquillés et accompagnée comme il se doit de deux mioches à la trogne pleine d’inquiétante candeur, une Deborah Kerr déambulant parmi les ombres qui jonchent la menaçante architecture d’un archaïque manoir. Produit en 1967 par Filmways et distribué par la division britannique de la MGM, déjà responsable quelques années plus tôt du Village des damnés (Wolf Rilla, 1960), le film de J. Lee Thompson emprunte beaucoup au classicisme de cette apogée de l’horreur gothique que constitue le chef d’œuvre de Jack Clayton. Mais que ce soit par son choix de jeunes acteurs pour des rôles secondaires, une mise en scène qui alterne compositions soignées et nombre de séquences à la caméra portée, ou encore son emploi d’éléments de jazz en contre-point à de ténébreux chœurs religieux, L’Œil du Malin s’avère autrement plus alléchant que la bête régurgitation de formules maintes fois éprouvées. Croyez moi, ce n’est pas l’ensorcelante présence de Sharon Tate dans son premier rôle majeur qui vous fera me contredire.
1967, l’année où s’immisçait le plus célèbre des occultistes sur la couverture d’un des albums de rock les mieux vendus au monde ; un millésime en forme de prélude à la vague de Folk Horror qui, des brillantes adaptations d’histoires de fantômes par la BBC à The Wicker Man (Robin Hardy, 1973), en passant par le premier opus de Black Sabbath et un regain d’intérêt pour la Wicca, déferlerait bientôt sur la culture britannique. Aperçu :


             
   

Étrangement, pour ce coup d’essai d’un genre so british, l’action ne se déroule pas du côté de la verdoyante campagne anglaise mais en France, au domaine fictif de Bellenac. Enfin, Paris dans un premier temps, avec l’arrivée en train d’un barbu débraillé visiblement monté en toute urgence de sa lointaine campagne. Son intrusion en pleine soirée chez les Montfauçon plongera Philippe dans une profonde tourmente. Proférées par l’étranger dans l’intimité d’une pièce à l’écart des mondanités, les simples paroles « il est temps » suffiront à décider ce père de famille réfléchi à enjoindre son épouse de le laisser, dès le lendemain, quitter seul la capitale pour rejoindre ses ancestrales terres.
Obéissant aux injonctions de son mari, Catherine s’inquiétera néanmoins que d’obscures raisons lui dictent cette inhabituelle conduite. Des soupçons que nous confirmeront bientôt le sinistre accueil que réserve Bellenac à son seigneur, de retour pour un rare séjour. Depuis trois années déjà, les vignobles du domaine dépérissent, le raisin pourrissant à même la vigne. Comme le rappellera à Philippe le Père Dominique, bien qu’elle subvienne en dépit des récoltes désastreuses aux besoins de ceux qui vivent de ses terres, la responsabilité de la famille Montfauçon ne saurait se limiter à une triviale dimension pécuniaire.


                              

C’est dans cet âpre climat, alors que l’on s’apprête à célébrer la mystérieuse fête des treize jours, que débarqueront à leur tour Catherine et les deux jeunes enfants du couple. Explorant le château et ses environs dans l’espoir de comprendre ce qui pousse son mari à s’isoler de sa propre famille, Catherine assistera à d’étranges et solennels rites où figurent souvent les énigmatiques Odile et Christian de Caray. Alors que se dévoile le passé de cette noble lignée, prenant à chaque tournure l’allure d’un labyrinthe parsemé de cadavres et autres terribles secrets, elle se heurtera au silence obstiné de toute personne susceptible de lui en apprendre davantage sur les coutumes païennes encore en vigueur dans la région.
Adaptation d’un roman de Robin Estridge, publié sous le nom de plume de Philip Loraine, L’Œil du Malin est un diamant fêlé à la croisée du gothique popularisé par la Hammer et de cette horreur folklorique qui ne tarderait pas à engendrer certaines des plus dérangeantes œuvres du cinéma de genre anglais. 


                              


Reprenant à son compte les jeux d’ombres qui renvoient aux personnages une peur accouchée de leurs propres hésitations, J. Lee Thompson introduit ici un nouvel élément au cinéma d’épouvante. C’est d’abord par leur simple présence que ces douze hommes vêtus de lourdes toges, cet archer halluciné, ce prêtre idolâtre ou cette envoûtante sorcière représentent un danger à l’égard de la famille Montfauçon. Lorsqu’ils passeront à l’acte, ce ne sera plus du fond des ténèbres, comme il est de tradition, mais aux yeux de tous pour façonner une terreur en plein jour. Déjà responsable d’avoir orchestré l’une des plus angoissantes performances de Robert Mitchum, il faut dire qu’en matière d’horreur rurale et ensoleillée le réalisateur des Nerfs à vif (1962) s’y connaît quelque peu. Source : http://cinesthesies.fr/l-oeil-du-malin-j-lee-thompson-1967/

1 commentaire:

  1. https://9i9no9ssld.1fichier.com/
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