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samedi 2 mai 2015

Le retour de la vengeance

Sortit le 10 juillet 1946, deux hommes sont a l’origine de ce film tourné pour la Universal qui pendant la guerre devient un véritable centre pour réfugiés. Joe May, de son véritable nom Joseph Mandel, le réalisateur à qui Fritz Lang doit la réalisation des premiers scénarios comme LE TOMBEAU HINDOU et Curt Siodmak, qui, arrivé en Californie en 1938 a écrit LE CERVEAU DU NABAB, LA FILS DE DRACULA ou encore LA VAUDOU. Joe May demande alors à Curt Siodmak d'imaginer une suite au film de L'HOMME INVISIBLE tourné en 1933 par James Whale. Le film rencontrera un tel succès que Joe May demandera à Curt Siodmak de développer à nouveau le personnage. Ce sera LA FEMME INVISIBLE.
Vincent Price, au début de sa carrière, entame ici son quatrième film. Avec LE RETOUR DE L'HOMME INVISIBLE, il signe ici sa première étape dans le fantastique. Il poursuivra plus tard avec des films comme LA MOUCHE NOIRE.Bon alors sur la forme, c'est sûr que ça ressemble un peu trop au premier. Comprendre : une grosse traque policière est lancée contre un fugitif invisible accusé de meurtre, tandis que ses proches essaient de l'aider jusqu'à se rendre compte que c'est juste pas possible. Néanmoins, le film se suit très bien. C'est dû en grande partie à Vincent Price, dans son tout premier film d'horreur. C'était pas facile de reprendre le flambeau après l'excellent Claude Rains, et pourtant Price s'en sort avec les honneurs. Grandement aidé par des effets spéciaux encore mieux réussis que dans le premier film (et là aussi c'était pas évident), il arrive à donner vie à un homme invisible touchant, et probablement plus humain que Griffin. 


 
           

En effet, ici, l'homme invisible n'est pas un savant fou mais un innocent condamné à mort pour un meurtre qu'il n'a pas commis, et qui va se servir de son invisibilité pour s'évader et rétablir la vérité., Un autre aspect intéressant est que l'homme invisible est parfaitement conscient que la folie le guette, ayant en tête l'exemple de Griffin dans le premier film. Évidemment quand il commence à devenir dingue et parler de domination du monde, les dialogues sont presque identiques à ceux du premier film... Et sa quête de la vérité se transforme en une vengeance tout ce qu’il y a de plus sadique, pour le plus grand plaisir du spectateur.Hormis le personnage de Price, j'ai bien aimé l'inspecteur de Scotland Yard, un type très malin qui ne s'en laisse pas conter, et qui du coup est assez marrant. Le reste de la galerie est nettement moins funky, avec la nana du héros qui ne sert à rien, le savant qui pour une fois est sain d'esprit et plutôt sympathique sans en être attachant pour autant, le méchant de service qui bien sûr a une moustache (mais pas Price). Ah si, il y a Spears le poivrot qui est assez drôle et bien interprété ; et la scène où l'homme invisible se fait passer pour un fantôme auprès de lui est une des plus réussies techniquement.


                             


Sinon ils ont remplacé Una O'Connor (l'aubergiste qui hurlait tout le temps dans le premier) par un clébard qui aboie en permanence... Je suis pas sûr qu'on ait gagné au change finalement...Par moments, le film donne un peu l'impression d'être un "showcase d'effets spéciaux", mais pas tellement plus que The Thing ou Jurrasic Park en fait.
L'histoire est assez prenante et assez rythmée pour justifier l'utilisation des effets, je me répète, très réussis. Le film est ponctué de scènes vraiment sympas (les policiers déguisés en Darth Vader, la baston finale dans la carrière, la très belle scène de l'épouvantail...) qui maintiennent le spectateur captivé jusqu'à la fin.
Au niveau mise en scène, c'est du très académique. Il ne faut pas s'attendre à des éclairs de génie de ce côté-là. Le montage est efficace : en moins d'une heure et demie tout est bouclé, et il n'y a aucun temps mort.
Source : http://www.senscritique.com/film/Le_Retour_de_l_homme_invisible/critique/26027708


                                


Au début des années ’40, la Universal sent le vent tourner dans la mauvaise direction et leurs plus populaires franchises commencent à battre de l’aile même si la compagnie tente, vaille que vaille, de les exploiter un maximum. Lancés, au début de la précédente décennie, par des productions prestigieuses comme DRACULA (1931), FRANKENSTEIN (1931 également), LA MOMIE (1932) et L’HOMME INVISIBLE (1933), les « grands monstres » du répertoire classique connaissent quelques séquelles d’intérêt divers mais souvent réussies comme LA FIANCEE DE FRANKENSTEIN ou LE FILS DE DRACULA.
Toutefois, il faut attendre le début des années ’40 pour voir la Universal exploiter frénétiquement son fonds de commerce via des titres moins fortunées (LA TOMBE DE LA MOMIE, LE FANTOME DE FRANKENSTEIN, SON OF FRANKENSTEIN), puis d’improbables réunions dans lesquels les « monstres » s’affrontent inlassablement (FRANKENSTEIN RENCONTRE LE LOUP GAROU, LA MAISON DE DRACULA,…). L’ultime étape sera la parodie, assurée par le duo « comique » (ce point reste discutable) composé d’Abbot et Costello, lesquels affronteront tour à tour Frankenstein, la Momie, l’Homme Invisible, etc. LA VENGEANCE DE L’HOMME INVISIBLE, sorti en 1944, marque la cinquième apparition à l’écran d’un « héros » invisible après L’HOMME INVISIBLE, LE RETOUR DE L’HOMME INVISIBLE, INVISIBLE WOMAN et L’AGENT INVISIBLE CONTRE LA GESTAPO. Le métrage marque, en outre, un retour à l’esprit des deux premiers épisodes et va jusqu’à affubler son principal protagoniste du patronyme de Griffin (l’Homme invisible originel) même si, apparemment, aucune connexion n’existe entre les deux personnages.    Aperçu :



   

Sans égaler le classique HOMME INVISIBLE de James Whale, bien plus ambitieux et intéressant, ce nouvel épisode de la saga s’avère plutôt plaisant. Les effets spéciaux, même après tant d’années, restent étonnants et totalement crédibles, les techniciens des trucages rivalisant d’ingéniosité pour proposer des scènes inédites. Parmi les plus belles prouesses visuelles, citons la scène où notre invisible héros se tartine la moitié du visage de farine pour apparaître aux yeux d’un de ses amis. Ou encore cette séquence bluffante montrant le personnage glisser sa main dans un aquarium qu’il ressort couverte de gouttelettes d’eau. Si le ton général demeure sérieux, LA REVANCHE DE L’HOMME INVISIBLE propose toutefois quelques scènes humoristiques efficaces dont la plus réussies reste, sans conteste, celle impliquant un concours de fléchettes au cours duquel un vieil ivrogne reçoit le concours de notre invisible héros pour réussir d’incroyables tours d’adresse. Le personnage de John Carradine permet, lui-aussi, quelques gags amusants, lorsqu’il promène son chien invisible ou écoute le chant de ses petits oiseaux en cage, eux aussi, bien évidemment, invisibles. Les interprètes sont, pour leur part, convaincant, en particulier Jon Hall, très à l’aise dans son rôle de maniaque invisible. Notons d’ailleurs que le script ne se donne jamais la peine de justifier les actions du personnage.


                               


Ses prétentions sur la fortune de ses rivaux sont elles légitimes ? Les accusations qu’il porte sur leur culpabilité dans son abandon en pleine jungle, promis à une mort certaine, tiennent t’elles la route ou sont elles le délire paranoïaque d’un esprit dérangé ? Le film n’offre aucune réponse, laissant au spectateur le soin de choisir entre une vengeance motivée ou, au contraire, la soif de pouvoir d’un dément.
Pour rester dans le registre du manque de crédibilité du métrage, la rencontre fortuite du principal protagoniste et du scientifique travaillant à la formule de l’invisibilité s’avère difficile à avaler et trahit une facilité frisant la désinvolture.
Spécialiste du serial et de la série B ayant travaillé sur une centaine de métrage (dont FANTASIA de Disney), Ford Beebe emballe cette petite production routinière avec suffisamment d’efficacité pour en rendre la vision distrayante, une durée restreinte (à peine 75 minutes) aidant à digérer plus facilement la pilule. Dans l’ensemble, LA REVANCHE DE L’HOMME INVISIBLE constitue un intéressant divertissement pour les nostalgiques mais ne peut prétendre être une véritable réussite, juste une série B rondement menée, bien interprétée et, surtout, servie par des effets spéciaux encore étonnant au bout de près de 70 ans. Ce n’est déjà pas si mal. Source :    http://bis.cinemaland.net/html/movies/invisible-man-revenge.htm

1 commentaire:

  1. http://uptobox.com/b6bqs296epb2
    http://backin.net/pqt9fy3sbnfc
    http://www.opensubtitles.org/fr/subtitles/122342/the-invisible-man-s-revenge-fr

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