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mardi 26 mai 2015

Jimmy Giuffre

Jimmy Giuffre est un musicien de jazz américain né le à Dallas au Texas et mort le à Pittsfield, Massachusetts. Il joue de nombreux instruments : clarinette, flûte, saxophone.
Il a joué avec Woody Herman, et il a aussi composé pour lui, notamment le morceau Four Brothers créé en 1947 par la légendaire section de saxophonistes (Sam Marowitz, Herbie Steward, Stan Getz, Cohn, Sims, Chaloff) du big band de Woody Herman. Musicien phare du mouvement West coast auquel il donne de nombreuses compositions dans les années 1950, il développe parallèlement des expérimentations en petites formations, quartettes ou trios sans piano. Giuffre enregistre sous son nom de 1956 à 1958 chez Atlantic et de 1959 à 1961 chez Verve.
En 1961, il forme un trio avec le pianiste Paul Bley et le bassiste Steve Swallow et surprend son public en basculant sans transition dans un free jazz très personnel. Très peu d'enregistrements de cette période sont disponibles. Malgré le peu d'impact et de succès à l'époque, ce trio a eu une influence considérable sur les musiciens de jazz contemporains, en particulier européens, qui le citent comme une référence, par exemple Evan Parker. 



                             

C'est en particulier l'un des premiers trio sans batterie, ce qui renouvelle complètement l'esthétique, en ouvrant l'espace sonore au lyrisme, aux harmonies étalées, et aux interactions entre musiciens, la mélodie et l'harmonie deviennent ainsi prédominantes sur le rythme. Bien qu'influencée par Lennie Tristano ou George Russell, la musique du trio de Jimmy Giuffre est sans commune mesure avec la musique de l'époque, loin des fureurs d'Ornette Coleman, John Coltrane ou de Cecil Taylor, l'exploration que fait le trio de l'harmonie, la mélodie et le rythme pave la voie vers les développements futurs des Musiques improvisées, et du jazz européen, et en particulier un « jazz de chambre » proche de l'esthétique ECM, notamment dans les albums Fusion et Thesis.



                             

Avec l'album Free Fall, le trio de Giuffre bascule vers l'improvisation totale. Bien que l'une des premières expérimentations en la matière, la musique est restée fraiche et radicale. Steve Swallow rapporte toutefois que le trio s'est dissous une nuit où ils gagnèrent chacun 35 cents, dans le café New Yorkais où ils jouaient… Cette anecdote illustre les difficultés de compréhension de la part du public auxquelles ils durent faire face.
Il s'ouvre ensuite dans les années 1970 aux influences de la musique orientale puis de la musique électronique sous des labels indépendants (Choice, Crazy Heart Star, Soul Note). Reformant en 1989 le trio légendaire de 1960, il donne de nombreux concerts en France au début des années 1990 avant de s'arrêter, atteint de la maladie de Parkinson, en 1996.


                             

Ce sont les albums "Fusion" et "Thesis" du trio de Jimmy Giuffre avec Paul Bley et Steve Swallow en 1961 qui déclenchèrent la passion pour le jazz de Manfred Eicher, le patron du label ECM. Et sa vocation de producteur en approchant le jazz en petite formation exactement comme une musique de chambre…
Que Jimmy Giuffre ait ainsi pu être involontairement à la source d'une multitude de chefs d'œuvres depuis les années 70 témoigne bien de son statut : un musicien à contre-courant, largement sous-estimé (sauf par tous les clarinettistes de la planète jazz) et constamment en recherche d'expérimentation. Dilatation de compositions  embryonnaires, prééminence de l'échange dans le discours collectif, audace dans les traits d'improvisation, dans les timbres sollicités, liberté rythmique en s'affranchissant souvent de la présence d'un batteur…


                                    


Jimmy Giuffre fut un précurseur sans discours théorique. Né à Dallas (en 1921), mais issu de la West Coast, il mena dans les années 50 et 60 une sorte de révolution de velours vis à vis des codes dominants du jazz. Faisant dans la dentelle en pleine hégémonie hard bop et dans le clair obscur lors de la tonitruante vague free. L'élégante douceur et la fluidité de ses inventions ont su convaincre Shorty Rodgers, Shelly Manne, Bob Brookmeyer, Jim Hall, Paul Bley ou Steve Swallow de converser avec lui et ont fini par apparaitre comme intemporelles.
Entre 1963 et 72, il n'enregistre aucun disque, se consacre à l'enseignement et donne quelques rares apparitions en club. Avec ces deux concerts inédits de 1965 à New York, agrémentés d'un livret de 28 pages, c'est donc un document de premier plan que dévoilera le 10 juin Elemental Music (dist. Distrijazz) sous la houlette de Zev Feldman (qui avait déjà participé à l'édition des inédits de Bill Evans ou Wes Montgomery chez Resonance Records). Source : 
http://www.francemusique.fr/emission/open-jazz/2013-2014/jimmy-giuffre-joue-frais-les-inedits-de-1965-05-23-2014-18-02

1 commentaire:

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