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samedi 9 mai 2015

George O'Brien

George O'Brien est un acteur américain, né le à San Francisco (Californie), mort d'une crise cardiaque le à Tulsa (Oklahoma).
George O'Brien débute au cinéma en 1922, donc pendant la période du muet, et poursuit sa carrière à l'avènement du parlant, jusqu'à un dernier film en 1964, Les Cheyennes de John Ford (achevant en outre, avec ce réalisateur, une collaboration sur dix films, le premier étant Le Cheval de fer en 1924). Après la Seconde Guerre mondiale (durant laquelle il sert dans l'U.S. Navy), il ne participe qu'à cinq films, l'essentiel de sa filmographie se situant avant 1940 (dont de nombreux westerns, surtout mis en scène par David Howard).
Parmi ses films notables, outre ceux de John Ford, se trouvent L'Aurore de Friedrich Wilhelm Murnau (1927, avec Janet Gaynor), L'Arche de Noé de Michael Curtiz (1928, avec Dolores Costello), ou encore Daniel Boone de David Howard (1936, rôle-titre, aux côtés d'Heather Angel).
George O'Brien se produit également au théâtre, à Broadway, dans six comédies musicales, entre 1924 et 1932 (une fois comme chanteur soliste, sinon comme choriste).
Pour sa contribution au cinéma, une étoile lui est dédiée sur le Walk of Fame d'Hollywood Boulevard.



                              

L’Aurore, réalisé en 1927 par Friedrich Wilhelm Murnau, est régulièrement considéré, à l’instar de Citizen Kane, comme le plus grand film de l’histoire du cinéma. Depuis près de 80 ans d’innombrables articles et analyses ont été écrits à son propos, de telle sorte que tenter de rédiger l’éloge du film de Murnau, ou encore d’en disséquer les mouvements pour comprendre sa puissance, apparaît désormais comme la plus insipide des banalités (cf. certaines analyses plus que contestables et stériles de Jean Douchet). Je m’attacherai donc ici à considérer L’Aurore avec beaucoup de subjectivité, et à laisser de côté les grandes références analytiques, didactiques par lesquelles il est de bon ton de bifurquer avant de se plonger dans l’écriture d’un énième papier sur le chef d’oeuvre de Murnau.

Contamination, luttes, contrastes et destruction. L’Aurore adhère avant tout à ces quatre tendances et c’est de leur combinaison, de l’utilisation de la destruction, que jaillit le génie de Murnau. Les panneaux initiaux annoncent une fable pétrie de figures, de situations et de sentiments universels. La campagne est bientôt investie par les citadins, en ces temps de vacances, et le malin de la modernité ne tarde pas à contaminer la pureté des âmes rurales. La dame de la ville, toute de noir vêtue, fait naître la tentation chez l’homme des champs et rompt rapidement l’équilibre de son couple, laissant la jeune et lumineuse gretchen aux mains de l’incompréhension candide. A l’intangible perfection picturale de chaque plan répond la caricature des personnages, réduits au rang de simples figures forgées dans le ciment et incapables de s’en émanciper. A la douceur de la campagne répond l’artificialité de la ville, au blanc répond le noir, à l’amour répond la tentation. 


   

A l’amour répond le meurtre. La destruction qui ne peut que succéder à la contamination. Puis sur la barque, sur le cours d’eau apaisé, apaisant, le corps du paysan se soulève et traîne les plombs de la culpabilité jusqu’à la gorge de la gretchen, avant de succomber face à deux yeux amoureux et meurtris. Les larmes investissent les cernes et la barque est frénétiquement dirigée vers la terre, seule valeur apte à rétablir la confiance que partagent encore les deux corps. Encore, et de nouveau. Par la destruction du cliché, par la lutte qui oppose les certitudes contradictoires de l’amant mais également la teneur des personnages, propulsés du rang de figures rigides à celui de corps imparfaits, faibles, sujets au doute et à la déraison. Ainsi, une faille est mise à jour dans la logique stérile de prédetermination des icônes et Murnau s’y engouffre, révélant une timide et puissante beauté qui ne cesse alors de faire vivre l’intimité des corps tout en les guidant vers l’universel. Les dichotomies sont transpercées, les amants retrouvés jouissent quelques instants de la ville et la collusion des oppositions, le contraste, produit alors la grandeur, qui résiste toujours près de huit décennies plus tard. Source : http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article4341


                              


Daniel Boone (titre original) est un western américain réalisé par David Howard, sorti en 1936.
1775, Daniel Boone conduit des pionniers vers l'ouest de la frontière pour s'établir dans ce qui sera le futur Kentucky. En chemin la caravane doit affronter des indiens manipulés par un blanc, les intempéries, les traversées de rivières... Arrivé au but et après avoir construit leur petit village fortifié, c'est l'administration de la Virginie qui vient leur dire que leur village est illégal! Boone part parlementer avec les autorités...
Très sympathique film ou on a un tandem 2 héros, un blanc et un indien avec Daniel Boone et son fidèle compagnon Aigle Noir. On n'est pas loin de longue carabine et Winnetou. Ici dans le film de David Howard, Boone fait face à des situations très sérialesque comme impressioner les indiens en faisant un tour de passe-passe, échapper aux flammes d'un bûcher, etc...
Tournage en extérieurs, très belle attaque de fort, acteurs convaincants, O'Brien a une sacré carrure, personnages attachants... tous les ingrédients d'un trés bon moment de cinéma.

C'est la meilleure version des films sur ce célèbre trappeur. L'analyse de Personne est tout à fait objective. L'ouverture du film est vraiment percutante. ON y voit un chef indien tirer une flêche en dirction du spectateur. CVette courte scène est d'une modernité fantastique. J'ai du epasser au moins cinq fois ce morceau. Si JIca pouvait nous faire une saisie image sur cet extait ce serait formidable. 


   


O'Brien a tourné 25 westerns avec le réalisateur de D. Boone entre 1931 et 1940. Son nom est David Howard. C'est un Director rigoureux et efficace. Vous avez sans doute vu de lui Renegade ranger qui existe en VOSTF, également avec O'Brien qui etait accomlpgané de Rita Hayworth. O'Brien a tourné aussi dans un D Howard qui s'appelait Mystery Ranch. Fabuleux. C'est en fait un film qui a été tourné comme un film expressionniste de l'école allemande des années 20 pour les bsoins d'un western. Incroyable mais vrai. Un film à voir pour eux qui connaissent le muet allemand. Ce film m'a bien plu, c'est une belle histoire de pionniers, George O'Brien aurait donné un bon Tarzan,
Heater Angel est belle et parfait dans son rôle, elle aussi aurait été une parfaite Jane. Les attaques des indiens du fort sont très bien filmées. Source : http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=6178



                             


1948. Pour compenser les grosses pertes financières subies par Argosy Pictures avec l’échec artistique, public et critique de Dieu est mort (1947), John Ford s’attèle au tournage de Fort Apache. Le ratage de son film précédent lui avait fait couper les ponts avec Dudley Nichols, son scénariste de prédilection depuis 1930, l’année où John Ford le fit accéder à ce nouveau métier (alors qu’il était journaliste) avec Men Without Women. Nichols fut ensuite à l’origine des scénarios d’autres de ses films parmi les plus célèbres, La Patrouille perdue (1934), Le Mouchard (1935), La chevauchée fantastique (1939)… C’est une nouvelle fois un journaliste qu’il débauche en la personne de Frank S. Nugent et ce sont les producteurs qui s’en réjouissent car sa plume acerbe (il signera de très nombreuses critiques de film) pouvait faire très mal à leurs "poulains". Bien en a pris à John Ford puisque Frank S. Nugent scénarisera grand nombre de ses chefs-d’œuvre dont La Charge héroïque (1949), Le Convoi des braves (1950), L’Homme tranquille (1952), La Prisonnière du désert (1957), La Dernière fanfare (1958)… C’est John Ford qui va lui enseigner sa nouvelle activité en lui faisant lire le roman de James Warner Bellah, Massacre, et en lui demandant s’il se sentirait capable d’en tirer quelque chose. Suite à sa réponse positive, il lui enjoint d’être très vigilant sur les aspects historiques de son script, lui donne à lire de nombreux ouvrages sur les guerres indiennes, la vie quotidienne dans les forts et l’envoie sur les lieux même de l’action. Après des semaines de recherches et d’apprentissage (celles-ci ayant été aussi longues que le tournage lui-même), Ford lui dit : "Parfait ! Maintenant, oubliez tout ce que vous avez lu et on pourra commencer à écrire le film !" 


                 
Suite : Daily ...

Pour ce faire, le réalisateur lui impose une dernière chose : imitant Dickens, son écrivain préféré, Ford oblige Nugent à écrire une biographie la plus complète possible sur tous les personnages de son futur film, y compris pour ceux qui n’auront qu’une seule réplique. Le tournage a lieu de fin juin à octobre 1947, soit 45 jours seulement qui coûtent au producteur bien moins que le budget prévu, soit 2.500.000 dollars. Les recettes rapporteront le double de la mise initiale. Le Massacre de Fort Apache représente le premier volet de la trilogie que consacre John Ford à la cavalerie américaine. John Wayne jouera dans les trois films, prenant du galon à chaque étape ! Fort Apache est une transposition riche, subtile et nuancée (Jacques Lourcelles) de la défaite subie par le Général George Armstrong Custer le 25 juin 1876 à Little Big Horn, face aux troupes de Sitting Bull. Walsh ayant déjà abordé la biographie de Custer dans son chef-d’œuvre, They Died With Their Boots On, Ford tient à l’évoquer indirectement, changeant tous les noms, mais l’année et la topographie des lieux correspondent sans aucune équivoque à ce fait historique. Le cinéaste disait en répondant à la question portant sur ses propres films préférés : "Mes films préférés : il y a tout ceux dont mon ami John Wayne a assumé le rôle principal. Puis il y a Le massacre de Fort Apache où l’action le dispute à l’humour et où, pour la première fois, les Indiens sont des héros présentés avec sympathie…"



                                


Car ce n’est pas un luxe de le répéter, pour aller à l’encontre de l’idée trop souvent répandue d’un Ford raciste et réactionnaire, Fort Apache pourrait être considéré comme le premier western pro-Indien et anti-raciste même si ce n’est pas là son propos principal. C’est l’une des premières incursions de la politique dans le western, genre trop souvent déconsidéré ou jugé en tant que seul divertissement. L’Indien n’est plus seulement l’ennemi attaquant la diligence de Stagecoach mais il justifie pour la première fois son combat. Enfin le western nous montre des Indiens dignes, valeureux, susceptibles de négocier la paix mais régulièrement trahis. Fort Apache est novateur de ce point de vue, plus anti-raciste que jamais auparavant. Miguel Inclan dans le rôle de Cochise nous montre un visage d’une noblesse et d’une honnêteté jamais prises en défaut : il est certainement pour beaucoup dans la sympathie que vont éprouver alors les spectateurs de cette éopque pour une nation jusque là injustement méprisée. La voie est désormais béante, voie dans laquelle vont s’engouffrer avec courage Delmer Daves et Anthony Mann en réalisant simultanément La Flèche brisée et La Porte du diable, deux célèbres westerns de 1950 dont le sujet principal sera la nation indienne justement, ainsi que les brimades et les trahisons qu’on lui a fait subir. Ne serait-ce que pour faire savoir que c’est en partie grâce à John Ford que la brèche fut ouverte et pour réparer cet injuste oubli, cette parenthèse me semblait nécessaire à propos de ce film.


                               

Mais avant tout, Fort Apache propose une délectable et nonchalante description de cet univers confiné, cohérent dans ses valeurs, coutumes, rituels et fêtes, à travers de nombreuses notations sur la vie sociale dans cette garnison isolée : une espèce d’hagiographie de la Cavalerie pour laquelle Ford n’a jamais caché son respect, la description chaleureuse d’un milieu aimé en même temps que la vision très critique du personnage pivot, le plus haut représentant hiérarchique du fort. Nous assistons à toutes sortes de tensions se développant au sein même de cet univers resserré et clos : tensions sociales, hiérarchiques et militaires dues à l’incapacité qu’à le commandant à bien mener sa tâche. Malgré tout, la vie continue et le cinéaste, en chroniqueur de talent, profite de ses évocations d’heureuses tranches de quotidien pour exprimer encore et toujours sa foi inébranlable en l’homme et dans le groupe. Sa manière de mettre en avant les femmes de soldats est exemplaire de son humanisme et de sa sensibilité. Elles représentent la douceur dans ce monde constamment sur le qui-vive et John Ford en fait des modèles de vertu, de bonté et de courage : ce sont elles qui cimentent le groupe par leur constante volonté de s’entraider malgré le fait qu’elles soient confrontées à la mort omniprésente... Source : http://www.dvdclassik.com/critique/le-massacre-de-fort-apache-ford

2 commentaires:

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