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dimanche 10 mai 2015

Fritz Weaver

Fritz Weaver est un acteur américain, né le à Pittsburgh, Pennsylvanie.
Weaver est le frère de la scénariste Mary Dodson. Sa mère était d'origine italienne. Il se marie en 1953 puis divorce en 1979 avant de se remarier en 1997. Il a deux enfants issus de son premier mariage, ainsi qu'un petit-fils. 


Fail-Safe (1964):
Si pour son huitième film, adaptation d'un roman d'Eugene Burdick et Harvey Wheeler, l’idée de départ rappelle fortement « Docteur Folamour » de Stanley Kubrick, Sidney Lumet s’en éloigne fortement, loin de l’humour de Kubrick… Mais s’il sacrifie l’humour, c’est pour nous livrer un film puissant, réaliste, très sombre et terrifiant. En plus de dénoncer et de mettre en image les inquiétudes de son époque (l’arme nucléaire, la guerre froide, les relations entre la maison blanche et le Kremlin, non sans rappeler l’affaire des missiles de Cuba) et de rendre ses propos encore puissant aujourd’hui, il s’attaque aussi à l’influence grandissante des machines et de leurs utilisations dans le monde d’après-guerre ainsi que la nature humaine dans ce qu’il y a de pire, à l’image des dialogues de cette première scène suivant le cauchemar initial, avec l’« expert civil » ou encore se le sur les communistes. Sa mise en scène est nerveuse et efficace, il instaure un climat de plus en plus intense et maintient le suspense de bout en bout, notamment grâce à un scénario très bien ficelé et écrit, à l’image des dialogues et notamment des affrontements verbaux captivant et intense ainsi que la galerie de personnages qu’il met en scène. La tension se fait de plus en plus forte au fur et à mesure que le récit avance. Le traitement est toujours réaliste, il ne tombe pas dans le sentimentalisme niais et bien au contraire propose un traitement dur. Comme souvent chez Lumet, la direction d’acteurs est irréprochable et ces derniers le lui rendent bien. Henry Fonda se donne à fond dans son rôle, lui qui était partisan de Kennedy qui sera assassiné peu de temps après la fin du tournage.



            


Les seconds rôles tels que l’inquiétant Walter Matthau et Dan O’Jerlihy sont impeccables. Lumet est aujourd’hui célèbre pour des films comme 12 Hommes en colères, Network ou encore Serpico, c’est dommage que celui-là soit aussi peu cité, il est pourtant très bon, captivant de bout en bout, très bien réalisé, écrit et joués. Quoi de plus beau que la fin du monde ? De la voir se dérouler, limite en direct, de voir ce que pensent les hommes, les voir se déchirer, les voir faire preuve de cynisme, de pragmatisme, voir leurs peurs... C'est ce que propose Point Limite de Lumet.Peut-être que ça me marque moins que Dr Folamour, parce que justement c'était vraiment drôle et du coup rire de l'apocalypse nucléaire avec un rire bien jaune, c'est bien terrible que de le traiter sérieusement avec toute l'atrocité que ça peut comporter.Après ça ne veut pas dire que ce Point Limite n'est pas un bon film, loin de là, Lumet arrive à faire monter la tension en filmant des points qui se déplacent sur un écran et des conversations téléphoniques. 



                 

Je veux dire que ce n'est pas rien. Parce le film doit avoir un petit budget et quelque part ça le sert, parce que du coup on n'a pas d'images réellement du monde extérieur, pas de combats d'avions qui auraient transformé le truc en bête film d'action, mais on a au contraire notre propre représentation mentale de l'événement, ce qui est quelque part bien plus flippant.Et des sortes de huis clos minimalistes qui échouent à impliquer le spectateur il y en a plein, sauf que ce n'est pas ce qui se produit ici, grâce bien sûr au casting, mais surtout à la mise en scène et aux personnages, aux situations qui semblent plausibles.Entre ceux qui ne veulent pas collaborer avec les russes, ceux qui préconisent d'attaquer immédiatement pour anéantir l'ennemi afin de maintenir la sécurité du peuple américain... Et pour ça le personnage de Matthau est assez génial. Il y a toutes les options qui sont représentées et qui sont surtout crédibles.On voit le dilemme intérieur du Président... Réussir à faire en sorte de limiter les pertes humaines, les dégâts collatéraux.  C'est assez intense. Surtout qu'il n'est pas le seul à décider, le Président russe a aussi son mot à dire et bien sûr il ne laissera pas Moscou se laisser bombarder de la sorte sans répliquer, même si c'est un accident.


                               

C'est le moment où le film met en place une réflexion sur la responsabilité de l'incident, sur le fait que même si l'erreur est mécanique, c'est les hommes qui les ont mis en place et c'est les hommes qui ont accepté de faire confiance à des transistors.C'est terrifiant.Point limite est bien évidemment directement comparable au film de Stanley Kubrick "Docteur Folamour" sortie la même année mais surtout abordant le même sujet de la même façon, mais ici pas question d'ironie, de cynisme et d'humour car Lumet se prend au sérieux . On est plongé au coeur de la guerre froide ou la tension monte petit a petit, la guerre froide a son summum . Constamment sous tension, nerveux et intense grâce a ses dialogues ciselés qui rappellent inévitablement "12 Hommes en colère" on ressent la réalisation peaufiné et maitrisé de Sidney Lumet sans la moindre faille dans un noir et blanc exquis ou le peu de moyen est complètement masqué et ne se ressent pas une seconde . La tension est le maitre mot dans cette guerre ou la destruction massive peut arriver a tout moment, les acteurs jouent beaucoup a la maitrise global du film dans une ambiance pesante . Henri Fonda en président ( rien a dire sur lui bien évidemment ) ou encore Walter Matthau qui donnent le ton et ou leur sérieux offre des jeux d'acteurs d'une finesse incroyable . Point limite aborde le conflit de façon intéressante en dénonçant l'absurdité de la guerre, mais aussi dans une ambiance froide et oppressante. Sidney Lumet offre ici un grand film bien loin du métrage de Kubrick malgré que tout soit quasi identique au premier abord .


                  

Peter Fonda vient de produire et de co-signer avec Dennis Hopper Easy Rider, succès inattendu qui vient en 1969 bousculer les règles du cinéma classique hollywoodien. Les majors sont pris par surprise par ce petit film indépendant qui devient quasi phénomène de société. Easy Rider se fait l’écho de toute une génération contestataire et rompt avec les normes hollywoodiennes habituellement admises. Les exécutifs des studios sont mis devant le fait accompli : ils sont complètement déconnectés du public, sont incapables de répondre à leurs attentes et de parler de la société dans laquelle ils vivent. Certains patrons refusent d’affronter cette nouvelle donne, tandis que d’autres décident de donner leur chance à ces jeunes réalisateurs seuls capables de revitaliser une industrie moribonde. Peter Fonda va ainsi parvenir à convaincre les pontes de la Universal de produire son premier film, cet étonnant Homme sans frontière qui va prendre de cours aussi bien les producteurs que le public. Car pour celui qui est devenu une icône de la contre-culture via son personnage de Captain America, hors de question de surfer sur la vague d’Easy Rider, même si des liens unissent les deux films.Easy Rider est tout d’abord un road movie, soit une extension de la figure de la traversée, du voyage, qui sous-tend constamment le western. Wyatt (Peter Fonda) et Billy (Dennis Hopper) chevauchent leurs Harley, quittent la côte Est pour rejoindre la Californie. Ce faisant, ils traversent les villes et les paysages emblématiques de la mythologie américaine, notamment Monument Valley et toute l’imagerie westernienne que ce lieu véhicule. Au cours de leur traversée du pays, Wyatt est le seul des deux qui éprouve le désir de stopper, de freiner la course. Tandis que Billy ne souhaite qu’avancer, aller de l’avant, tracer sa route, Wyatt ressent le besoin d’investir le monde qui l’entoure, de s’imprégner des lieux, des gens. Un pont est ainsi jeté entre Easy Rider et L’Homme sans frontière. Bien sûr, le personnage que Peter Fonda s’apprête à mettre en scène est déjà dans le scénario d’Alan Sharp, mais si en découvrant ce script Fonda ressent le besoin de le mettre en scène, c’est qu’il y trouve des échos, des motifs, des thèmes qui sont l’évident prolongement de son travail sur Easy Rider.


           


Mais, prenant le contre-pied des attentes d’un public qui a soif de renouveau, Peter Fonda ne réalise pas un film brossant dans le sens du poil la jeunesse qui vient de porter aux nues Easy Rider. L’Homme sans frontière n’est pas une œuvre contestataire mais un véritable western, un hommage de l’aveu même de Peter Fonda à My Darling Clementine de John Ford. Cependant le film se fait bien le reflet des évènements qui bouleversent alors la société américaine, Peter Fonda radiographie le genre roi du cinéma, le western, à l’aune d’un public, d’une société, dont les rêves et les illusions s’envolent un à un. L’ Homme sans frontière est une passionnante réflexion sur un genre qui est arrivé à son point de rupture. Une œuvre qui fait de l’errance le symptôme d’un désenchantement généralisé. La question de la frontière est au cœur du western. La naissance de l’Amérique est une histoire de frontières à repousser, de paysages majestueux à arpenter, de terres vierges à explorer, de passages à découvrir. 


                 


C’est un territoire vaste qui appelle au nomadisme, qui se parcourt d’est en ouest, de nord en sud. Un territoire à conquérir aux autochtones, à arracher à la nature. Un pays à imaginer, des terres à diviser ou à rassembler. A l’aune des années 70, le western a atteint son stade d’épuisement. Aux grandes chevauchées, aux caravanes d’aventuriers, se substituent des récits d’errance. Ces westerns, en phase avec les bouleversements sociopolitiques des années 60 et 70, évoquent ce moment de l’histoire de la naissance des Etats-Unis où il n’y a plus de frontières à repousser. Dès lors le genre devient la description d’un peuple qui n’a plus de but, mais qui pris dans un besoin de mouvement, ne cesse pas pour autant de voyager et de parcourir l’espace. C’est de cela dont parle L’Homme sans frontière. Le film de Peter Fonda ne s’engage pas dans la voie d’un cinéma qui questionne les figures du genre en les malmenant, en jouant sur ses codes ou ses figures, comme le fait alors le western spaghetti. Ce n’est pas non plus un western « hippie », un film parlant d’un retour à la nature (Jeremiah Johnson, 1972) ou encore un film contestataire pointant du doigt les mensonges véhiculés par le genre (Little Big Man, 1970). C’est un film à rapprocher des œuvres de Peckinpah, en premier lieu de Coup de feu dans la Sierra, des films de l’épuisement et non des films qui déplacent les enjeux du genre dans de nouvelles directions.
Source : http://www.dvdclassik.com/critique/l-homme-sans-frontiere-fonda

4 commentaires:

  1. https://upvmw4.1fichier.com/
    https://3pjaeo.1fichier.com/

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  2. Merci Corto pour cet 'homme sans frontière' que je ne connais pas.
    Si tu a l'occasion de trouver 'idaho transfer' toujours de Peter Fonda,je suis preneur (on trouve des vo sur youtube mais des sous-titres c'est pas sur)
    radisnoir

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  3. Hello Radis ...on trouve des sous-titres sur youtube mais c'est catastrophique ...( ici : https://www.youtube.com/watch?v=D8OHw7e7wGY ) et rien de rien ailleurs ... sorry !

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    1. 'catastrophique' est bien le mot ! Mais merci quand même de les avoir signalé,j’étais passé a coté.Peut être un jour un traducteur chevronné...
      radisnoir

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