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mardi 19 mai 2015

Eileen Heckart

Eileen Heckart est une actrice américaine de cinéma, née le 29 mars 1919 à Columbus (Ohio) États-Unis et décédée le 31 décembre 2001 à Norwalk (Connecticut) des suites d'un cancer. Elle fait l'essentiel de sa carrière à la télévision. Elle est au générique de Gunsmoke et de Alfred Hitchcock présente en 1955, de Le Fugitif en 1963, des Rues de San Francisco en 1972 et de La Petite Maison dans la prairie en 1974.
Lointainement inspiré de l’affaire de l’Étrangleur de Boston, « LE REFROIDISSEUR DE DAMES » est ce qu’on peut appeler une très heureuse surprise et une bien belle découverte. Le scénario a trouvé l’équilibre délicat entre le film de serial killer pur et dur, la comédie juive new-yorkaise à la Woody Allen et la ‘romantic comedy’ aigre-douce. Un quasi-miracle !

C’est avec jubilation qu’on suit George Segal, excellent en petit flic vivant avec sa « mère juive » envahissante (drôlissime Eileen Heckart) et enquêtant sur un tueur de femmes fregoli qui le harcèle de coups de fil. Le dialogue est brillant, extrêmement spirituel, les personnages sont drôles sans jamais sombrer dans la caricature et New York est très intelligemment utilisée.
La mise-en-scène de Jack Smight est étonnamment moderne, mêlant les séquences filmées en lumière naturelle avec des caméras à l’épaule et on suit le film avec un mélange délicieux d’amusement et de malaise.
Il faut dire que c’est un véritable festival Rod Steiger qui, dans le rôle de l’assassin, révèle une palette d’acteur insensée, allant du vieux plombier allemand à la grosse dame apeurée en passant par le coiffeur gay ou le prêtre irlandais. C’est époustouflant ! Et s’il se laisse parfois aller à son vieux péché mignon du cabotinage (particulièrement dans sa dernière tirade sur la scène de son théâtre, où il pète ses boulons sans la moindre retenue), il fait souvent preuve de l’étendue de ses capacités et électrise littéralement l’écran.
ROD STEIGER, GEORGE SEGAL, EILEEN HECKART ET LEE REMICK
Lee Remick est elle aussi formidable dans un rôle plus effacé mais très amusant de jolie blonde pas si écervelée qu’elle n’en a l’air. Sa scène avec la môman de Segal est un pur délice. Et n’oublions pas la désopilante participation de Michael Dunn jouant le nain qui vient se dénoncer au commissariat dans une confession absurde.
Un film très méconnu donc, certainement pas très aidé en France par un titre peu engageant, mais qui mérite d’être redécouvert et surtout réévalué car il n’a pas pris une ride et suprend de bout en bout.



   


À noter que Steiger se lance dans une imitation de W.C. Fields, un personnage qu’il allait incarner huit ans plus tard dans « W.C. FIELDS AND ME ».
Voici un film qu’on n’oublie pas de sitôt, il est vraiment original par son traitement et il est de plus en plus passionnant en se rapprochant du mot fin. Tous les personnages sont décalés par rapport à la vie réelle et la folie, sujet principal du film, s’y trouve à l’aise ce qui amoindrie heureusement le coté monstrueux du héros. Rod Streiger y est comme un poisson dans l’eau, il laisse court à tous ses excès pour notre plus grand plaisir. L’intrigue, banale au demeurant, prend du sens grâce au comportement professionnel de l’inspecteur Morris non pas fasciné mais dégoutté par le tueur qu’il recherche. Lee Remick y joue un personnage bizarre, voir inquiétant, dont nous ne saurons pas grand chose. La mise en scène s’appuie beaucoup sur une bande son travaillée notamment par des bruitages fort inquiétants, la poursuite finale est bien faite puisque elle arrive à nous y faire participer. Enfin la scène finale rappelle celle de Terminator 2, je ne serais pas surpris que Cameron est vu ce film. Source : https://blogduwest2.wordpress.com/2013/11/14/le-refroidisseur-de-dames-1968/


                               


Ouvert par un générique en noir et blanc accumulant des images d’archives de la Guerre de Corée sur fond de musique militaire, Le Maître de guerre est l'un des précurseurs de ces films multi-faces qui jonchent la carrière plus récente de Clint Eastwood. De galerie d’Épinal simili patriotique, ce panorama de clichés datés se transforme en satire certes facile mais efficace. Les notes sourdes de batterie laissent place à Johnny Cash qui entonne son fameux Sea of Heartbreak alors que les soldats fatigués quittent le champ de bataille sur des civières ou les épaules de leurs camarades. Les corps sont mutilés, les victimes jonchent les sols des deux camps. En un simple générique, le réalisateur situe le thème de son long métrage. Sous ses airs de film potache où les soldats sont des bagarreurs se ventant d’avoir des renvois de barbelés et de pisser du napalm, cette douzième réalisation s’applique (comme l’avait déjà fait Firefox quatre ans plus tôt, et comme le feront les dernières en date, Mémoires de nos pères et Lettres d’Iwo Jima) à dépeindre les traumas du champ de bataille. Des traumas qui ne touchent pas seulement le soldat dans son fort intérieur mais également dans sa relation avec les autres, comme le soulignent les dialogues entre Highway et son ex-femme. Tom Highway est de ces héros oubliés et décadents qu’affectionne Clint Eastwood. Décoré de la médaille d’honneur du Congrès pour une bataille sans nom, considérée comme victorieuse mais dont sont sortis indemnes seulement trois hommes, il ne reste comme témoignage de ses faits d’arme qu’une poignée de bouts de ferraille et des souvenirs emprisonnés à jamais. C’est ce que souligne le titre original du film Heartbreak Ridge (littéralement "La Crête des cœurs brisés" traduit en version française par "Crève-cœur"), nom de code donné à ces six jours et six nuits d’assaut qui ont marqué pour toujours la vie de ces jeunes soldats du 23ème d’infanterie. "If this don’t kill us, it’ll break our hearts." avait déclaré leur sergent avant d’attaquer ce lopin de terre numéroté. Une phrase qui résume l’état d’esprit des vétérans présentés dans ce film mais également qui préfigure l’angle d’approche du réalisateur pour Mémoires de nos pères. Pour mettre en évidence ce dernier point, Clint Eastwood ne montre dans Le Maître de guerre que peu de scènes de combat. Outre le générique d’ouverture et dix minutes dans le dernier quart d’heure du film lors de l’assaut lancé sur l’île de Grenade, le reste du film se consacre aux relations entre Highway et son entourage et la formation de ses nouvelles recrues.



   

Marine dans l’âme, Tom Highway n’a q’une idée en tête, former ses hommes le mieux possible non seulement pour qu’ils sachent se battre mais également pour qu’ils soient prêts psychologiquement à affronter la réalité de la guerre. En cela le titre français du film, Le Maître de guerre, a été judicieusement choisi. S'il laisse de côté l’idée du trauma en lui-même véhiculé par le titre anglais, il insiste sur les efforts mis en place par Highway pour l’appréhender. Ce sergent-maître n’est pas revenu d’outre-tombe pour enseigner les tactiques militaires, l’art du combat ou leur faire répéter par cœur le manuel du parfait petit Marine, mais ce qu’est réellement le fait d’être en état de guerre. Un enseignement qui ne peut être inculqué que par un vieux de la vieille, comme le souligne la scène à la fin de la bataille de Grenade. Symboliquement, ses "élèves" auront à prendre d’assaut une colline sur une île qui leur est inconnue, comme leur maître l’avait fait vingt ans plus tôt. Un passage de relais appuyé en fin de métrage par un bref clin d’œil, la décision de 'Stitch' Jones (Mario Van Peebles) de s’engager définitivement dans les Marines au lieu d’embrasser sa carrière de rock star et la dernière phrase prononcée par Tom Highway.


                                


S'il traite en profondeur de sujets sérieux, Le Maître de guerre n’en demeure pas pour autant un film grave, bien au contraire. Profondément ancré dans les années 80, jouant sur les codes des films militaires et sur le statut de dur à cuire adepte de la répartie cinglante que Clint Eastwood a acquis avec les Dirty Harry, il assène à tour de bras des répliques pochardes devenues pour certaines cultes, accumule les bagarres de bar et les bras de fer virils. Au générique soigné évoqué précédemment succède, par un habile changement de teinte, une scène de prison dans laquelle Tom Highway narre ses conquêtes asiatiques puis affronte un autre détenu dans une surenchère de punch lines croustillantes. Le ton est donné. Les thématiques en noir et blanc qui traversent le film prennent des couleurs au contact du langage fleuri du Sergent Highway et de ses recrues, proposant à plusieurs reprises des séquences mémorables. Si ce Maître de guerre a une place minime dans la carrière du réalisateur et reste relativement anecdotique, il contient déjà nombre des thèmes, personnages et voire même travaux esthétiques (comme le travail sur les zones de lumière et d’ombre) qu’il a développés dans l’ensemble de son œuvre. Julie Anterrieu

1 commentaire:

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    (mdp : steiger ; Merci Vir Daucalis)
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