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vendredi 22 mai 2015

Chéri, divorçons ...

Quels sont les meilleurs films sur le divorce ? Cette rupture, séparation officielle d'un mariage civil et/ou religieux qui lie deux personnes est un sujet souvent traité au cinéma.

Initialement, il n’était pas prévu que Divorce à l’italienne fût une comédie, genre que Pietro Germi n’avait jusqu’alors pas véritablement abordé, malgré les éclats burlesques ou satiriques de certains de ses précédents films. Son ami Mario Monicelli (qui réalisera d’ailleurs Mes chers amis à sa place après sa disparition) passe pour avoir convaincu Germi de la dimension éminemment drolatique de cette histoire de mort et d’honneur : « Au fur et à mesure que progressait le scénario et que le film prenait forme, nous nous sommes aperçus qu’il n’était pas possible d’éviter que les éléments franchement comiques ne prennent le dessus sur les éléments dramatiques, aussi nous vint-il naturellement l’idée de choisir un ton grotesque, qui est vraiment le seul possible pour ces histoires incroyables de délits d’honneur : c’est triste qu’elles comportent le deuil et le sang, mais tout le reste, pensées, actes, faits qui entourent et forment le fond du délit, on ne sait si c’est le ridicule ou la bêtise qui les caractérisent le mieux. » A la suite de Divorce à l’italienne, le cinéma de Germi s’engouffrera plus massivement dans la satire, avec comme point d’orgue le violent Ces messieurs-dames, couronné d’une Palme d’Or cannoise en 1966, et le nom de Pietro Germi deviendra davantage associé au genre comique qu’à n’importe quel autre registre, malgré ses réussites antérieures, notamment dans le mélodrame social néoréaliste (on pense à Il ferroviere). De fait, Divorce à l’italienne aura eu un tel impact sur l’imaginaire collectif qu’il marqua la naissance d’un label « à l’italienne » essoré ensuite dans ses plus multiples variations. En tout état de cause, la réputation du film n’est en rien usurpée, et il figure encore aujourd’hui indéniablement en bonne place parmi les sommets de la « comédie à l’italienne » - à titre personnel, si on nous demandait d’ailleurs de n’en garder qu’un...


            

Replaçons contextuellement les choses : au début des années 1960, non seulement le divorce n’est pas autorisé par la loi italienne, mais il s’agit d’un véritable tabou social ; et le débat national, régulièrement soulevé par les milieux laïcs, se heurte depuis des décennies à la complexité des questions morales ou religieuses qui l’accompagnent. Polémiste fameux n’ayant jamais cherché à brosser ses congénères dans le sens du poil (en particulier les institutions morales, politiques ou religieuses), Pietro Germi s’insurge contre cet archaïsme et relève un article de loi particulier qui sera le point de départ du scénario coécrit avec son fidèle complice Alfredo Giannetti (et auquel a contribué le duo star de la comédie transalpine, Age & Scarpelli) : « Le mot divorce fait plisser le front des Italiens, comme le mot nègre pour les Américains, le mot colonie pour les Français ou le nom Staline pour les Russes. Chez nous, le mariage est indissoluble. Il est tabou, comme les fétiches pour les polynésiens. Cet état de chose surprend beaucoup les étrangers et il est difficile d’imaginer le nombre de complications, l’étendue des tragédies entraînées par l’indissolubilité du mariage. 


               

Chez nous, si un mari trompe sa femme - ou vice et versa - il ne peut passer devant les juges et recommencer sa vie. La seule chose qu’il peut faire, c’est passer chez un armurier, acheter un revolver, renvoyer à Dieu l’une de ses créatures. Il ira en prison ? Certes. Mais l’article 587 du code pénal ne prévoit pour lui qu’une peine de trois à sept ans s’il a tué pour venger son honneur. Si son affaire est bien préparée, sa cause bien défendue, s’il se conduit bien en prison et bénéficie automatiquement d’une remise de peine, il se retrouve libre au bout de deux ans : libre, complètement… » Le personnage principal du film est donc un homme qui souhaiterait divorcer et qui, ne le pouvant légalement pas, va trouver dans le code un moyen d’être le moins puni possible pour l’assassinat de sa femme (après tout, n’a-t-il pas promis de la protéger et la chérir « jusqu’à ce que la mort les sépare »…). Le prétexte est parfaitement immoral, mais l’une des questions soulevées par le film est justement celle de la relativité de la « morale », cette bonne moralité dont il raillait les notables détenteurs dans Meurtre à l’italienne et qu’il achèvera radicalement avec Ces messieurs-dames.



                  


Deux sur la balançoire (Two for the Seesaw) est un film américain réalisé par Robert Wise et sorti en 1962.
Photographie parfaite. Cadrages somptueux. Montages et mise en scène impeccables. Musique excellente. Mitchum et MacLaine très bons. Un peu bavard, d'accord. Un peu longuet, certes, malgré une modernité affichée de moeurs. Il se passe quand même quelque chose entre les personnages à la fin. Un bon moment au bout du compte.
Sur une musique jazzy d'André Prévin qui remue nos tristesses enfouies, dans un vieux New York désespérant de poésie, deux êtres en mal de vie, en mal d'aimer, en mal de se connaître: un homme, une femme, à la croisée de leur cheminement... la dernière sans doute.
Tout en regrettant que l'affiche et le titre du film* fassent penser que nous allons assister à une comédie légère ou même burlesque, cette improbable rencontre entre un avocat désabusé et une danseur ratée, qui se cherchent à un âge où habituellement on s'est trouvé, est moins histoire d'amour, qu'élan d'affection; et qu'importe encore que l'on croie ou non à l'issue, plus ou moins heureuse, de ce sauvetage de naufragés, la pièce en gris et noir, habillement adaptée au cinéma, mais dont le langage "de théâtre" a mal vieilli, reste un spectacle d'acteurs souvent prenant.
C'est un film que je regarde régulièrement. Une histoire d'amour avec toutes ses complications comme cela arrive souvent dans la vie. Très humain, avec beaucoup de dialogues vrais, ces 2 personnages émouvants avec leurs vécus passés et présents. 




         

Avec les faiblesses et les forces de chacun d'eux. Shirley MacLaine, magnifique et très touchante, Robert Mitchum, très touchant lui aussi dans ce film. Adapté d'une pièce du romancier et dramaturge (auteur également du célèbre 'Miracle en Alabama' et qu'il ne faut pas confondre avec son célèbre homonyme auteur lui de romans de science-fiction) William Gibson (pièce qui a d'ailleurs été récemment adaptée en France par Jean-Loup Dabadie et mise en scène par Bernard Murat avec Jean Dujardin et Alexandra Lamy et s'est jouée pendant plusieurs mois à guichets fermés), ce film tourné en noir et blanc, mais quand même en Panavision, du grand Robert Wise ('Marqué par la haine', 'Je veux vivre', 'West Side Story', 'La mélodie du bonheur') illustre la valse-hésitation de deux blessés de la vie qui se balancent sur leur 'chaise à bascule' qui est normalement censée les bercer et les soulager, bref leur faire du bien notamment en ralentissant un peu le temps, mais qui peut aussi finir par donner le vertige (celui de l'amour bien sûr). 


                           


Elle, c'est la fabuleuse Shirley MacLaine (28 ans alors), jeune danseuse fauchée du Village ; et lui c'est le grand Robert Mitchum (45 ans à ce moment-là), un avocat du Nebraska, quitté par sa femme et qui, ne supportant pas de la croiser sans cesse dans leur ville aux bras de son nouveau compagnon, a préféré s'exiler à New-York où personne ne le connaît. Sauf qu'il va vite s'y sentir seul et que la compagnie de cette jeune femme rencontrée lors d'une petite fête va tout simplement lui devenir indispensable. Quant à elle, qui est quand même un peu paumée, n'ayant pas par ailleurs vraiment les moyens financiers de ses ambitions d'artiste, elle va trouver auprès de cet homme mûr l'équilibre qui lui manquait. Mais leur amour survivra-t-il aux incessants va-et-vient de l'un et de l'autre ? Les adaptations cinématographiques de pièces manquent en général 'd'air' et c'est bien pourquoi Robert Wise a tourné son film en Panavision afin de donner aux quelques séquences d'extérieur tournées en plein cœur de la Nouvelle York et agrémentées d'une belle musique de jazz due à André Previn ('Beau fixe sur New-York', 'La femme modèle', 'La kermesse de l'Ouest') l'ampleur nécessaire : il y a quelque chose de Woody Allen dans ce 'Manhattan' d'avant l'heure !


                             

Kramer contre Kramer (Kramer vs. Kramer) est un film américain réalisé par Robert Benton, sorti en 1979.
Père et fils s'en sortiront ensemble dans "Kramer vs. Kramer", ènorme succès de Robert Benton qui permet à ce dernier d'avoir les coudèes franches dans sa mise en scène! Deux ou trois choses sur les comèdiens, Benton les aime et ceux là le lui rendent bien! Famille dècomposèe, indèpendance des femmes: des thèmes d'actualitè en 1979, qui le sont toujours aujourd'hui! Elle veut se rèaliser, il reste seul avec leur fils! Oscar du meilleur acteur, Dustin Hoffman campe le père dèsemparè avec une tendresse sans faille tandis que Meryl Streep (Oscar du meilleur second rôle), bouleversante, trouve l'un de ses plus beaux rôles! Le talent de Streep, c'est qu'elle a tellement de sensibilitè dans son regard qu'elle nous implique totalement dans la peau de son personnage! C'est èmouvant, drôle, tendre et optimiste, bref c'est un film proche de nous et plein de charme et de vèritè! Cerise sur le gâteau, "Kramer vs. Kramer" obtint 5 Oscars à Hollywood (dont celui du meilleur film et du meilleur rèalisateur) en rèvèlant au grand public la bouille du jeune Justin Henry, bluffant de naturel! C'est un peu le catalyseur entre son père et sa mère, celui qui va entraîner le bouleversement de leurs vies, et en premier lieu celle de son père! Un incontournable du cinèma amèricain...
Film très émouvant, porté par de très grands acteurs. Dustin Hoffman est magnifique dans ce rôle,très personnel, car durant le tournage du film Dustin était en plein divorce avec sa vraie femme, ce qui rendit le rôle particulièrement compliqué à interpréter (le privé s'entremêle au professionnel), d'ailleurs il participa beaucoup à l'élaboration du scénario, son rôle est écrit sûr-mesure. Meryl Streep, cette grande dame du cinéma, est comme à son habitude merveilleuse à l'écran. 






Les performances des acteurs ont été reconnues à leur juste valeur car tout deux ont reçu l'oscar. Le film suit l'histoire d'un père qui doit s'occuper seul de son fils suite au départ abrupt de sa femme. La complicité qui se forge entre Dustin et son fils est émouvante à voir; l'enfant, Billy, est profondément touchant. Or la mère revient, moins malheureuse qu'auparavant, et veut désormais son enfant ; s'en suit une terrible bagarre juridique autour de la garde de l'enfant. Cette partie du film montre l'étendue de l'horreur que sont les disputes entre ex-conjoints, car malgré la froideur des propos tenues devant le tribunal, ces gens ont une histoire en commun, un enfant, une affinité qu'il ne peuvent effacer en dépit de la tournure des choses ... Ce film traite un sujet extrêmement présent dans notre société avec une profondeur et une sensibilité qui ne vous laissera pas de marbre. Bouleversant.



                               


Grâce à une ligne narrative simple mais efficace on suit l'évolution de leurs relations, hésitantes au début puis de plus en plus profondes au fur et à mesure que père et fils s'apprivoisent mutuellement. Le retour de la mère, inéluctable, apporte le ressort dramatique qui fait fonctionner l'ensemble jusqu’à l'étonnante conclusion. La superbe interprétation des trois rôles principaux fait qu'on s'attache très fort aux personnages et qu'on s'implique profondément dans la bataille juridique qui les oppose. L'intrigue n'en est que plus passionnante et certaines scènes sont carrément bouleversantes. Deux Oscars viendront justement récompenser le film et le réalisateur tandis qu'un troisième couronne l'excellent Dustin Hoffman qui nous offre une prestation à la hauteur de son immense talent. Carton plein, donc, pour une comédie dramatique qui reste longtemps dans les esprits. 
Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-1237/critiques/spectateurs/star-4/

1 commentaire:

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