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mercredi 13 mai 2015

Andrew Hill

Andrew Hill (né le à Chicago, Illinois, et mort le à Jersey City, New Jersey), est un pianiste et un compositeur de jazz américain.
Sa réputation naît lors de ses enregistrements pour Blue Note dans les années 1960. Entre 1963 et 1970, il va enregistrer des classiques du hard bop : Black Fire, Point of Departure, Smoke Stack,Judgement !, Andrew !!!,Grass Roots, Lift Every Voice, qui révèlent un pianiste et compositeur brillant et surtout original pour l’époque.
Imprégnant ses compositions de blues, de funk, de ragtime, de dérives latino et des références explicites à la musique contemporaine (de 1950 à 1952, il reçut l’enseignement de Paul Hindemith, grand compositeur allemand), ce génie hors normes aimait les structures complexes, ne se rattachait à aucune mode, traçait sa propre voie avec une intégrité absolue.



   

Sa musique demandait de la part des musiciens qui l’accompagnaient une grande flexibilité et une maîtrise impitoyable de leurs instruments.
D’ailleurs, il suffit de voir les noms des solistes qui ont eu le privilège de travailler avec lui : le trompettiste Charles Tolliver, les saxophonistes Joe Henderson, Eric Dolphy, John Gilmore, les trompettistes Freddie Hubbard, Kenny Dorham, le vibraphoniste Bobby Hutcherson, les batteurs Tony Williams, Roy Haynes, Joe Chambers, les bassistes Cecil McBee, Ron Carter, Richard Davis,… la liste est longue et impressionnante !!!Son œuvre, tout comme celle de Monk (duquel on pourrait le rapprocher) demande une attention, elle intrigue, ne ressemble à rien de connu, inutile d’essayer de lui chercher une quelconque filiation, 


                   
 
elle demande juste à être savourée, dégustée, car la fraîcheur est toujours au rendez-vous, elle ne délivre ses (immenses) secrets qu’à force d’écoutes répétées, afin d’en saisir là le foisonnement  des percussions, ici des solos mordants se refusant à la répétition ou encore d’autres turbulences déclenchées par le maître lui-même.
Après un passage, dans les années septante et quatre-vingt, par d’autres labels plus modernes tels Palmetto, Mosaic, Steeplechase ou encore Soul Note, il resigne fin 80, avec Blue Note.
Mais il faudra attendre le passage au deuxième millénaire, toujours chez Blue Note (on ne change pas une équipe qui gagne !), pour que le pianiste enregistre, en 2002, l’album A Beautiful Day, témoignage d’une soirée dans le club new-yorkais le Birdland, en compagnie d’un big band de 16 musiciens… un nouveau classique !


                 
 
L’année dernière, il retrouvait son complice des débuts, Charles Tolliver, pour l’album Time Lines, sorte de résumé de toute une vie musicale, qui se clôt par un merveilleux et bouleversant hommage au contrebassiste et ami Malachi Favors, décédé en 2004.
Alors qu’on le présumait en pleine forme (il était en train d’enregistrer de nouvelles compositions), le destin a décidé de refermer le couvercle de son piano, pour toujours…
Mais derrière lui, reste une belle descendance : les saxophonistes Gregory Tardy et Greg Osby, le trompettiste Ron Horton, le guitariste Nels Cline, les pianistes Jason Moran, Vijay Iyer, Ethan Iverson, Frank Kimbrough, qui continueront à perpétuer une œuvre dense, marquante, reflet acéré d’une époque et d’un artiste mystérieux, à (re)découvrir !!!

 Lionel Charlier 

2 commentaires:

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  2. Splendide et grande actrice !

    Ton article lui a, en outre, rendu un bien bel hommage !

    Bravo pour le niveau d'excellente de ton site !!!

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