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vendredi 10 avril 2015

William Dieterle

William Dieterle, figure majeure du cinéma allemand, se situe à la croisée de deux genres cinématographiques, celui du film politique et polémique, voire militant, et celui du cinéma typiquement hollywoodien dans la grande tradition du fantastique et du romanesque. Dans les années 1920, il débute dans le cinéma en interprétant un grand nombre de films, dont Die geir-wally (1921) de E. A. Dupont, L'escalier de service (id.) de Leopold Jessner et Paul Leni, Mademoiselle Julie (id.) de Felix Basch, Lucrezia Borgia (1922) de Richard Oswald, Le cabinet des figures de cire (1924) de Paul Leni. Malgré un premier échec pour ses débuts dans la réalisation, en 1923 avec Der Mensch am Wege, il obtient un franc succès cinq ans plus tard avec La sainte et le fou et Chaines. L'engouement suscité par les films de William Dieterle tient à l'originalité des thèmes qu'il aborde. Précurseur, il n'hésite pas à traiter des sujets aussi sensibles que l'homosexualité en milieu carcéral. Son succès commence à s'exporter outre-Atlantique, où il est sollicité par la Warner pour réaliser des versions allemandes de films américains.



                               


Cette association aux grands magnats du cinéma hollywoodien marque le début d'une seconde carrière pour le réalisateur allemand, dont la production va atteindre le rythme record de cinq films par an. Il réalise alors toute une gamme de films grand public comprenant comédies, mélodrames, policiers ou opérettes (dont Songe d'une nuit d'été en 1935, coréalisé avec Max Reinhardt). Parallèlement, William Dieterle s'affirme comme le chantre d'un cinéma engagé, s'efforçant de retracer la vie des grands hommes du XIXe siècle : La vie de Louis Pasteur (1936), La vie d'Emile Zola (1937), Juarez (1939). Devenu citoyen américain, il s'engage encore davantage dans la voie politique, signant une série de films antifascistes, dont un de ses chefs-d'oeuvre, Blocus (1938). Il n'abandonne pas pour autant son second genre de prédilection, veine romanesque teintée de fantastique. Sur fond de thrillers, de drames psychologiques ou même de westerns, il réalise quelques films de renom tels que Satan met a lady (1936), Quasimodo (1939), Tous les biens de la terre (1941) et Le portrait de Jennie (1949). Pour la majorité des critiques, la fin de sa carrière, marquée par son retour en Allemagne, est moins riche en productions de qualité. On peut citer néanmoins Vulcano (1949), Vocation secrète (1951) et Salome (1953). Source : http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=8508



                               


Fog Over Frisco est un film américain réalisé par William Dieterle, sorti en 1934.
Arlène est une bourgeoise de San Francisco. Son amant, le richissime Spencer Carlton, n'est pas à proprement parler un gangster, mais elle trempe régulièrement avec lui dans de multiples magouilles. Par exemple cette impressionnante liasse de valeurs qu'elle lui remet un soir, contre un chèque d'une valeur de 50 000 dollars. Peu après, elle reçoit un appel téléphonique d'un homme qui lui donne un mystérieux rendez-vous, et confie une enveloppe à sa soeur, Val. Un peu plus tard dans la soirée, Val trouve, en cherchant Arlène, une note d'adieu laissée par elle. Mais elle est en fait dans le coffre de sa propre voiture, morte...
Deux demi-soeurs, filles choyées d'un banquier, ont affaire avec la pègre locale. L'une d'eux le paiera de sa vie, l'autre sera sauvée in extremis par un fiancé journaliste. Source : http://television.telerama.fr/tele/films/fog-over-frisco,26157.php


            

 La Vie d'Émile Zola (The Life of Emile Zola) est un film américain réalisé par William Dieterle, sorti en 1937.   Nous sommes dans la pèriode où William Dieterle tourne des biographies d'hommes illustres tels que Emile Zola! Comme d'autres du même rèalisateur, ce film ouvre un nouveau chemin au cinèma historique en faisant abstraction de grands spectacles, de batailles et de rois! Oscar du meilleur film 1938, "The Life of Emile Zola" expose comme dans "The Story of Louis Pasteur" ou "Juarez" les intrigues et l'hypocrisie des cercles dirigeants; sa signification est surtout sociale et son interprètation particulièrement rèaliste (Paul Muni est un saisissant Zola). D'après le livre de Matthew Josephson, on peut trouver dans ce drame historique de Dieterle - qui raconte la vie de Zola, avec, en particulier, son amitiè pour Cèzanne et l'affaire Dreyfus - une profonde analogie avec la situation de l'èpoque! En fait ce film marque une nouvelle mentalitè du peuple amèricain, fortement dèterminèe par une rèaction de sauvegarde face aux èvènements politiques et èconomiques contemporains: la crise, le nazisme..."The Life of Emile Zola" relate surtout le cèlèbre procès d'Alfred Dreyfus (Joseph Schildkraut, oscarisè), capitaine d'artillerie de l'armèe française dètachè au ministère de la guerre, qui fut accusè d'avoir communiquè à un espion des documents importants concernant la Dèfense nationale! Un conseil de guerre le dèclara coupable et le condamna à la perte de son poste et de son honneur, ainsi qu'à la dèportation! Publiquement dègradè, il fut ensuite emmenè à l'île du Diable (Guyane française). Dreyfus ne reconnut jamais sa culpabilitè et sollicita vainement la rèvision de son procès! Quant à Zola, il passa sa vie à lutter pour les opprimès et son oeuvre est le reflet de cette lutte; infatigablement, il persèvèra dans sa recherche de la vèritè...


           

C'est sous l'impulsion du réalisateur William Dieterle et de Paul Muni, fraîchement oscarisé pour son rôle dans "La vie de Louis Pasteur", que fût décidé le tournage d'un nouveau film biographique, cette fois-ci autour de la figure de l'un des plus grands écrivains de l'histoire de la littérature. Or, le titre s'avère trompeur puisque le film s'attache plus précisément aux dernières années de l'auteur, marquées par le combat judiciaire qu'il a mené en vue de la réhabilitation de Dreyfus, officier français de confession juive et qui fût condamné à tort pour haute trahison... De facture trés classique, le métrage n'est pas exempt de reproches : les dialogues pèsent lourds et Muni, d'ordinaire si juste, franchit la ligne jaune à de multiples reprises en surjouant certaines scènes du film pourtant capitales. Néanmoins, "La vie d'Emile Zola" recevra l'Oscar du meilleur film en 1937, face à "a star is born" et "Captains courageous" pourtant bien supérieurs, mais la raison de la conscience a des raisons que même les considérations artistiques ne peuvent dépasser et dans certains cas, c'est l'urgence qui fait loi... 


                               

En effet, au même moment, de l'autre côté de l'atlantique, il y a un nouveau péril qui monte et Hollywood se décide enfin à en tenir compte... En exaltant le combat d'un homme pour la défense d'un juif innocent, ce film cinématographiquement assez mineur assigne un nouveau rôle à l'industrie du cinéma américain : celui de leader d'opinion du monde libre... Face au danger qui enfle, la prise de conscience fût tardive... mieux vaut tard que jamais... Je dois commencer par avouer ne pas connaître énormément l'œuvre d'Émile Zola. Cependant, ayant lu Germinal, je connais son roman le plus célèbre et m'autorise ainsi à parler de ce grand écrivain. La Vie d'Émile Zola commence par les débuts difficiles du romancier, ses petits boulots et son amitié avec le peintre Paul Cézanne. Le récit se permet des inexactitudes chronologiques, mais cela n'a pas grande importance. Dans cette première partie, Zola explore le monde qu'il décrira dans Les Rougon Macquart : la France humiliée par la défaite de 1870, les terribles conditions de vie des mineurs, la vie des prostituées (un des personnages lui inspire Nana), etc. Avec ses succès littéraires, Zola devient immensément riche. 


                               

Mais ce n'était là que le prologue. L'histoire débute réellement avec un fait divers : un officier, Juif de surcroit, est accusé d'avoir trahi la France et est condamné au bagne après avoir été dégradé. Son nom : Alfred Dreyfus. Apparemment, il y a aucun lien entre cette histoire et Zola. Or, ce dernier, convaincu par la femme de Dreyfus de son innocence, mène un combat pour la vérité. Explorant tous les détails de l'affaire, depuis l'investigation menée par le commandant Picquart qui conduit au vrai coupable, Esterházy, le procès factice de ce dernier, le petit-bleu de Henry etc. jusqu'à sa mort mystérieuse en 1902 (soit quatre ans avant la réhabilitation de Dreyfus, autre liberté que prend le film), suggérée dès le début par l'omniprésence d'un poêle menaçant. Deux scènes magistrales mettent en valeur le jeu impressionnant de Paul Muni : la lecture de son article-bombe "J'accuse !" dans les locaux de l'Aurore de Clemenceau, et son procès pour diffamation, alors qu'il est hué par l'assemblée antidreyfusarde. Le film de William Dieterle ne raconte qu'une maigre partie de la vie d'Émile Zola, mais sa critique de l'antisémitisme omniprésent dans les années 30 en fait un film héroïque, à l'image de son personnage. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-7189/critiques/spectateurs/

1 commentaire:

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