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dimanche 12 avril 2015

Ward Bond

Ward Bond est un acteur américainWardell Edwin Bond le 9 avril 1903 à Benkelman (Nebraska), et mort d'une crise cardiaque le 5 novembre 1960 à Dallas (Texas). Quel acteur, celui qui fut de longues années l'ami du Duke et ayant lui aussi appartenu au clan du maitre John Ford, nous laissait toujours une bonne impression de ses intentions et pourtant ce ne fut jamais le cas surtout au début de sa carrière.
Ennemi juré du Duke dans la vie aux débuts des années 1930, il devinrent comme je l'ai dit les meilleurs amis du monde. Au début de sa lute avec John Ford, il ne cessera de tourner dans ce qui sera son jardin voire son genre de prédilection "the western movies" ancien ingénieur, il quitta son job et à la demande du maître qui le fit venir à Hollywood. Dans la majorité des films de Ford, Ward Bond n'est pas étranger puisque on pourra le retrouver assez fréquemment. Il travailla lui aussi pour les plus grands (Raoul Walsh, King Vidor, Howard Hawks) et bien sur pour des moins connus (Robert G. Springsteen, George Marshall, Lewis R. Foster)). De ses westerns, il faut conserver dans nos mémoires des oeuvres fortes Le convoi des braves, La prisonnière du désert, Sur la piste des Mohawks, Hondo mais aussi L'homme traqué, Dakota, Singins guns et des western plus mineurs mais dont nous savons apprécier les qualitées. Ward Bond sera la vedette d'une série télévisée western à succès aux Etats-Unis The wagon train qui remporta partout dans le monde un large succès. Cet acteur est mort presque avec le genre à la fin des années 60, mais toujours vivant pour moi et je ne me lasserais jamais de cette réplique dans The searchers "Vous avez mal mon reverend!...Fermes ta gueule!.." Excellent Ward Bond qui avec sa moustache du début des années 50 nous avait encore plus séduit, un grand monsieur du cinéma. Source : http://biographie.westernmovies.fr/act/ward-bond-11-biographie.html



                  


Les Sacrifiés (They Were Expendable) est un film américain réalisé par John Ford et Robert Montgomery, sorti en 1945.
En 1941, les Américains dominent encore le Pacifique, mais la pression de l'armée japonaise commence à se faire durement sentir. Survient l'attaque de Pearl Harbor ; pour les lieutenants Brickley (Robert Montgomery, Ryan (John Wayne) et leurs hommes commence alors un long et dangereux périple à travers les Philippines... Même s’il participa activement au second conflit mondial, John Ford n’a abordé le film de guerre (de fiction) qu’une seule fois avec ce magnifique et méconnu They Were Expendable qui décrivait des batailles auxquelles pour certaines il avait pris part, celles très dures des îles du Pacifique. Le coréalisateur et acteur Robert Montgomery avait lui aussi été sur le terrain dans des lieux aux noms rendus aujourd’hui tristement célèbres à cause des combats qui s’y sont déroulés tels Guadalcanal ou Bataan. Cette connaissance des faits de part et d’autres donne au film une grande authenticité. Pas question ici d’héroïsme individuel ni de propagande ou de patriotisme ; le scénariste Frank Wead (dont l’histoire nous sera contée par Ford 12 ans plus tard dans le très beau L’Aigle vole au soleil dans lequel il sera brillamment interprété par John Wayne) nous livre un travail remarquable, hommage au courage et au dévouement de ces soldats profondément humains, fraternellement liés dans la défaite avec un esprit de franche camaraderie  jamais démenti. Aucune action héroïque mais le quotidien répétitif, harassant, ennuyeux et déprimant de ces hommes que Ford filme une nouvelle fois avec un profond respect, tout en retenue.
VO :


               

 Réalisme saisissant plus proche du documentaire que des films de propagande militariste de l’époque. Mais que ceux qui auraient voulu de l’action se rassurent ; même si elles ne sont pas très nombreuses, les séquences de batailles, surtout celles maritimes à bord de vedettes lance-torpilles, sont extrêmement spectaculaires. Mais alors que vient faire Donna Reed au milieu de ce film d’hommes ? Pas de quoi s’inquiéter non plus ; il s’agit bien d'une romance entre une infirmière et le personnage interprété par John Wayne, mais d’une sensibilité et d’une poésie auxquelles ils vous sera difficile de résister, peut être parmi les plus belles scènes d’amour offertes par John Ford. Pour en revenir à John Wayne, au milieu d’un casting exceptionnel, il donne ici à ses détracteurs une belle leçon : constamment remarquable tout en sachant se faire discret, il se révèle d’une sobriété exemplaire à l’exemple de ce chef-d’œuvre en outre plastiquement somptueux. A découvrir de toute urgence car rarement film de guerre ne se sera dévoilé à la fois aussi attachant et réaliste.


                              


Dans les films de John Ford, la défaite peut se révéler plus glorieuse que la victoire. Les Sacrifiés, tourné lors des derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, salue ainsi les actes héroïques de marins américains dans le cadre d'une des plus sévères déroutes de l'US Army : la bataille de Bataan, aux Philippines, en 1942, pendant laquelle des dizaines de milliers de « boys » tombèrent aux mains des Japonais.Ford s'est inspiré des exploits de son ami John D. Bulkeley (rebaptisé Brickley), commandant d'une flotille de vedettes lance-torpilles dans le Pacifique. Les batailles navales spectaculaires, où les PT-Boats zigzaguent entre les gerbes d'eau projetées par les obus des destroyers ennemis, impressionnent par leur réalisme. 


                               



Mais le film séduit davantage dans ses temps morts, moments élégiaques de repos, de fête et de deuils, qui, plus encore que les séquences de combats, révèlent la cohésion de la communauté militaire et témoignent de la profonde empathie du cinéaste avec ses frères d'armes - Ford, officier de réserve actif de 1941 à 1945, est crédité au générique comme capitaine de la marine. Sans pathos, il restitue le visage des jeunes recrues où l'enthousiasme cède peu à peu la place à l'angoisse et à la fatigue, le regard des blessés qui savent leur mort prochaine, le bonheur fugace et pudique d'un couple uni par les circonstances de la guerre et que les impératifs de la guerre vont bientôt séparer. C'est boule­versant. Erick Maurel



               


Quatrième western de Gordon Douglas, Only the Valiant atterrit dans les salles de cinéma américaines seulement une semaine après Les Rebelles du Missouri (The Great Missouri Raid) du même réalisateur. Après avoir évoqué quelques années de la vie aventureuse de célèbres hors-la-loi (en l’occurrence les frères James), le cinéaste s’essaie au western de cavalerie, sous-genre né seulement trois années auparavant avec Fort Apache de John Ford et qui commençait sérieusement à fleurir en ce début de décennie. Avec Rio Grande, Ford venait de mettre un terme à son indispensable et insurpassable trilogie ; les autres pouvaient désormais s’y engouffrer, presque tous les grands spécialistes du genre allant en tâter un jour ou l’autre. Si la première demi-heure de Only the Valiant est assez traditionnelle, nous plongeant ainsi dans la description du petit monde d’une garnison à la fin du XIXème siècle tout en narrant la situation conflictuelle entre l’armée américaine et la nation indienne (comme l’avaient déjà fait John Ford justement ou Sam Wood au travers du très bon Embuscade), la seconde partie est plus originale, sorte de huis-clos en plein air comme l’avait été l’année précédente La Révolte des dieux rouges (Rocky Mountain) de William Keighley. Seulement, même si le film de Gordon Douglas s’avère un peu plus captivant que ce dernier, on pourrait néanmoins lui faire en gros les mêmes reproches. Mais avant cela, une première partie nous est proposée, tout à fait réussie.Elle débute d’une manière fulgurante par de puissantes images du fort venant d’être pillé par les Indiens ; un soldat fiché par des flèches sur la porte d’entrée, un autre couché au milieu des flammes transpercé par une lance… Puis le scénariste ne tarde pas à nous brosser un portrait assez passionnant de l’officier qui commande l’escouade, le Capitaine Lance ,interprété par Gregory Peck qui a étrangement toujours affirmé qu’il s’agissait de son plus mauvais rôle. Refusant d’écouter l’éclaireur qui lui demande de tuer le chef indien, ce qui ferait selon lui cesser définitivement les combats, Lance, ne voulant pas désobéir aux injonctions de ses supérieurs, refuse au risque d’envenimer la situation. Très à cheval sur les principes et la discipline, il ne veut pas non plus quitter le fortin sans que ses hommes aient tout remis en ordre ; une excessive maniaquerie qui fait monter la colère chez ses soldats. De retour au fort Winston, il se fait réprimander par son supérieur qui lui explique qu’il ne faut pas être aussi obtus et que certains ordres ne doivent pas être suivis à la lettre si l'on estime qu’ils provoqueront plus de mal que de bien. Lance écoute mais ne "moufte" pas et ne réplique rien ; tout comme lors de cette superbe séquence au cours de laquelle il veut s’expliquer auprès de la femme qu’il aime qui croit qu’il a expressément envoyé son rival à la mort.


   

Nous, spectateurs, savons qu’il n’en est rien et il nous est assez difficile de voir Lance se faire admonester par la jolie Barbara Payton sans qu’elle ne lui laisse la parole une seule seconde ; comprenant qu’il n’arrivera pas à se faire entendre, il tourne les talons et sort de la pièce sans se retourner. A ce moment-là, après qu'on a également assisté à son dénigrement par ses propres hommes de troupe, on commence à le prendre en pitié même si on lui reconnait dans le même temps les torts exposés ci-avant dus à une trop grande rigidité. Lance, par sa raideur et son respect trop poussé des coutumes militaires, pourrait s'apparenter au personnage de Thursday (Henry Fonda dans Fort Apache) mais contrairement à ce dernier, très compétent ; c'est un personnage avec ses défauts et ses faiblesses, un officier de cavalerie richement décrit et finalement très attachant. Certains trouveront Gregory Peck assez terne ; j’estime au contraire qu’il n’en finit pas de nous dévoiler un certain charisme à travers la sobriété de son jeu. Dans la peau de cet officier impopulaire, il me semble ici parfait tout comme dans n'importe quel autre de ses films. Un immense acteur !


                               

Voici donc trois excellents premiers quarts d’heure parfaitement bien écrits même s’ils se révèlent sans grande surprise. Et paradoxalement, le bât blesse dès la plus originale seconde partie qui pourrait avoir été le modèle des futurs films de commandos, dont le plus justement célèbre sera Les Douze Salopards (The Dirty Dozen) de Robert Aldrich. Pour l’accompagner lors de sa mission suicide, Lance recrute des fortes têtes (blasés, lâches, ivrognes, déserteurs, meurtriers, violents, racistes…) qui tous pour diverses raisons souhaiteraient le voir mort et qui tous arrivent dans cette forteresse où ils vont rester cloitrés jusqu’à la fin du film dans une ambiance on ne peut plus crispante. Une "portion théâtrale’"au sein d’un film se devrait au moins de disposer de protagonistes fastueusement croqués, de leur faire subir une intéressante évolution psychologique, de leur mettre en bouche de percutants (ou tout simplement bons) dialogues pour arriver à passionner le spectateur qui se trouve enfermé à leurs côtés, qui plus est dans un décor de carton-pâte assez "cheap". Source : http://www.dvdclassik.com/critique/fort-invincible-douglas

6 commentaires:

  1. http://uptobox.com/c3wyxzwc94uj
    https://b5w242.1fichier.com/

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  2. merci Corto pour ce nouveau Gordon Douglas,un de plus ...et un de moins.
    Ceci dit, il y a de quoi faire : 98 réalisations (dixit imdb) !
    radisnoir

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  3. Réponses
    1. oui une comédie de 63 avec bob hope,anita ekberg et lionel jeffies : call me bwana /appelez-moi chef ,en espérant que ce film soit moins raciste que son titre !
      et aussi un drame de 65 avec caroll baker : l’enquête / sylvia (pas sur qu'il existe des sous titres )
      et encore Claudelle Inglish un drame de 61 (la aussi par sur qu'il y ait des sous titres)
      et les courts métrages du début (compliqués voir impossibles a trouver je pense)
      bon j’arrête .
      en tout cas merci pour tes propositions ,éclectiques et pertinentes ...j'y trouve souvent mon bonherur.
      joli printemps
      radisnoir

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  4. En effet , c'est très compliqué !! Il y a la B.O. de call me bwana
    https://www.youtube.com/watch?v=VtEDI1mrWHI , l'enquete sans sous titres ici :
    http://taxi11.blogspot.fr/2014/07/sylvia-1965-dvdrip-vose.html
    Idem pour Claudelle Inglish :
    https://www.youtube.com/watch?v=t7Ss-r3XVnk
    Sorry !! A bientot !!

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    1. merci pour ces quelques pistes , peut être qu'un jour un généreux et talentueux traducteur se penchera sur sylvia et sur Claudelle Inglish...rêvons un peu !
      quand a call me bwana ...c'est pas gagné.
      a suivre...
      radisnoir

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