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vendredi 17 avril 2015

Tanger


Tanger a servi de décor à plusieurs films de fiction mais contrairement à certaines villes comme Rome, Mexico, Istambul, Venise, Vienne, Lisbonne, Naples, Moscou, New-York, ou Alexandrie, Tanger n'a jamais été le sujet principal, ni le décor exclusif, ni encore un objet autobiographique dans le cinéma international. La plupart des films se sont bornés à utiliser le nom de Tanger pour véhiculer un contexte particulier relevant du mythe de la ville interlope et repaire d'espions. Seuls les films marocains échappent à cette règle.
Source : http://tangier.free.fr/culture/Filmo.html





                                

Le voleur de Tanger / The Prince who was a thief - 1951 "Le voleur de Tanger" est un film en Technicolor, tourné par l'Universal et réalisé par Rudolph Maté. Je ne vais pas refaire toute la filmographie de Rudolph Maté, mais on peut retenir le concernant, qu'il a été directeur de la photographie en 1926, de "la passion de Jeanne d'Arc", directeur de la photographie également de "la maison des 7 péchés" (1940) ou de "Gilda" (1946) avec évidemment Rita Hayworth, et qu'ensuite, il devait s'essayer à la réalisation avec plus ou moins de succès réalisant de très bons films, mais aussi des navets, comme "le chevalier du roi" (1954) avec Tony Curtis. Mais Rudolph Maté c'est tout de même une carrière de plus de 60 films comme directeur de la photographie, et donc quelques films intéressants comme réalisateur. On peut citer à son crédit, "le Gentilhomme de la Louisiane" (1953) avec Tyrone Power, "les années sauvages" avec encore Tony Curtis, ou "la bataille des Thermopyles" (1962) qui est une espèce de première version de "300" (2006). Concernant "le voleur de Tanger", le film tient grâce au duo Tony Curtis / Piper Laurie, mais est également soutenu par un magnifique Technicolor, de splendides costumes et un scénario plutôt sympathique.
Le film nous renvoie dans le Tanger du 13ème siècle, où les intrigues de cour étaient encore très nombreuses, et on navigue du palais du prince à la maison du roi des voleurs. Le scénario n'est pas particulièrement original, mais son classicisme est agrémenté de notes d'humour ou de passages plutôt comiques, qui font sortir le film de la production courante des studios de cette époque. 





Et il faut bien dire que chacun joue son rôle à merveilles. Et le duo Tony Curtis / Piper Laurie est formidablement secondé par une pléiade de seconds rôles. Ainsi, on retrouve, Everett Sloane en père adoptif de Tony Curtis. Il joue une parfaite fripouille. Betty Garde en femme acariâtre est également tout à fait crédible. Mais surtout, Jeff Corey est formidable dans ses scènes de comédie, dont une qui ne peut provoquer que l'hilarité la plus totale. Ce qui est moins drôle, c'est que Jeff Corey a été une des victimes du maccarthysme et a été inscrit sur la fameuse "liste noire" qui fermait les portes d'Hollywood à tous les acteurs, réalisateurs, et techniciens inscrits dessus. Jeff Corey qui tournait beaucoup, allait donc arrêter de tourner entre 1951 et 1963, et consacrer son temps entre un travail dans le bâtiment et une activité de professeur de comédie passionné enseignant à de petits groupes dans son garage transformé en théâtre, sur Cheremoya Avenue à  Los Angeles. 


                 

Enfin on retrouve la jolie Peggie Castle en princesse. Elle aura une fin assez tragique car elle décédera d'une crise cardiaque à 45 ans en 1973, rongée par l'alcool. En attendant, je vous invite à vous procurer "le voleur de Tanger", film aux recherches de couleurs admirables, et qui ressuscite la grande époque du Technicolor à travers l'intéressante photographie d'Irving Glassberg, d'origine polonaise comme le réalisateur Rudolph Maté. On ne peut souhaiter qu'une chose, c'est qu'Universal ait l'intelligence de sortir en France, d'autres films de cette qualité, en particulier ceux avec Maria Montez.
Source : http://hollywoodclassic.hautetfort.com/archive/2014/08/24/le-voleur-de-tanger-the-prince-who-was-a-thief-1951-5433339.html



                                 


Mission à Tanger est un film français réalisé par André Hunebelle en 1949.
En octobre 1942, Tanger est un centre international d'espionnage en constante ébullition. Depuis quelques semaines, certains agents du réseau que dirige Alexandre Segard, sous le couvert d'une respectable compagnie, sont éliminés les uns après les autres. Segard, qui reçoit ses ordres du mystérieux Connétable, est chargé de faire parvenir à un sous-marin anglais des informations d'une importance capitale pour le prochain débarquement des Alliés en Afrique du Nord. Lorsque son vieil ami Pelletier est assassiné à son tour, Georges Masse, journaliste dans une agence internationale de presse, démasque le traître du réseau...
En octobre 1942, Tanger est un centre international d'espionnage extrêmement actif. Depuis quelques semaines, les agents du réseau que dirige Alexandre Segard sous le couvert d'une société d'import-export de denrées coloniales, sont éliminés les uns après les autres. Segard, qui reçoit ses ordres du mystérieux “Connétable”, a pour mission de faire parvenir à un sous-marin anglais des informations d'une importance capitale pour le prochain débarquement des Alliés en Afrique du Nord. Lorsque son vieil ami Pelletier est assassiné à son tour, Georges Masse, journaliste dans une agence internationale de presse, démasque le traître du réseau, Vaudois, le fait tuer par ses complices et réussit la mission. Mais Masse, trop individualiste, n'a agi que par vengeance et refuse l'offre de Segard d'entrer à son service.



   


Au cabaret “El Morocco” dirigé par Barbara, Georges, grand amateur de jolies femmes, fait la connaissance de la belle Lili. Puis il est enlevé par les agents allemands. Leur chef, von Kloster, lui propose un marché : le code secret utilisé par Segard en échange d'une importante somme d'argent et de la vie de Barbara, retenue prisonnière.
 Avec l'aide de Lili, amoureuse de lui, mais qui est en réalité une Autrichienne et la maîtresse de von Kloster, Georges et son fidèle photographe P'tit Louis libèrent Barbara séquestrée à la villa “Elizabeth”. En représailles, von Kloster fait exécuter Lili. Mais celle-ci aura eu le temps de révéler à Georges que von Kloster doit embarquer le soir même dans “Les Dunes”, un port naturel dans la banlieue de Tanger.

 Prévenus par Georges, qui n'était autre que le mystérieux “Connétable”, Segard et ses hommes réussissent à exterminer les espions allemands. Sain et sauf, Georges rentre à Londres en compagnie de Barbara. Source : http://www.cinema-francais.fr/les_films/films_h/films_hunebelle_andre/mission_a_tanger.htm

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