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dimanche 12 avril 2015

Susan Cabot

Susan Cabot est peu connue en France, seulement des cinéphiles les plus avertis du cinéma fantastique. Elle a arrêtée le métier d’actrice en 1959, ses films les plus notoires ne sont pas exactement de grosses productions, et elle n’a aucune autre connexion artistique qui aurait pu la faire connaître du public français.
Pourtant, le talent et le destin peu communs de Susan Cabot méritent quelque peu que je vous la présente.
Née en 1929 à Boston, Susan Cabot eut une enfance instable puisqu’elle a déménagée 8 fois.
Aussi, elle voulut s’émanciper et elle fut dessinatrice puis, pour améliorer un ordinaire difficile, elle devint actrice de cabaret puis de théâtre. Elle fut donc actrice à 18 ans et sa beauté lui permit alors de travailler régulièrement en alternant des émissions télévisées puis des petits rôles au cinéma. Elle décrocha même un contrat avec Universal, les contrats étaient une garantie de tourner pour les acteurs et un mode de gestion courant des studios, et sa carrière fut lancée, sans qu’elle soit réellement devenue une star puisqu’elle renoue de temps en temps avec les séries télévisées. Des productions qui nous sont désormais invisibles, puisque ce type de films survit difficilement dans une exploitation durable. Mais sa carrière nous est plus familière dés 1957 car elle travaille alors pour Roger Corman. Roger Corman est le pape de la série B, il a su concevoir, produire et réaliser des petits films de genre qui s’inscrivirent dans la mouvance de ce qui fonctionnait alors, des genres variés tels que les films pour le public féminin, de guerre, policier et…d’horreur !



                 


Roger Corman, incroyablement doué, savait alors s’entourer de jeunes talents aux potentiels énormes à qui il offrait une première chance bien que très faiblement rémunérée. Certains de ses films, bien que tournés en 15 jours pour la plupart, sont incroyablement captivant bien que tout demeure réalisé à l’économie. Mais le talent de Roger Corman permet de faire la différence et ses films ne sont jamais ennuyeux. Aussi, Susan Cabot tourne des films avec Roger Corman qui, cela fut la seule fois à ma connaissance, la prend sous contrat exclusif. Ces films ne sont pas des chefs d’œuvre, loin s’en faut, mais ils présentent tous une originalité, un intérêt voire une dynamique qui leur permet de se faire favorablement remarquer dans un océan de films du même calibre. L’association Roger Corman/ Susan Cabot produit des étincelles, ce n’est désormais plus un mais deux talents majeurs qui servent ces petites productions.
Passons Carnival Rock, film invisible en France, pour nous attarder sur Sorority Girls.
Les Sorority Girls sont des étudiantes de facultés américaines qui vivent ensemble.
Susan Cabot joue Sabra Tanner, une adolescente mal dans sa peau qui va se revèler démoniaque jusqu'à exploiter cruellement les souffrances de ses pairesses. Un film d’exploitation, c’est à dire un film destiné à exploiter un créneau, mais qui se permet d’être intelligent et qui esquisse même une intéressante étude de personnage, celui de la retors Sabra Tanner, Susan Cabot en l’occcurrence. Source : http://leroyaumedesavis.over-blog.com/article-susan-cabot-un-destin-etonnant-53126271.html



                               


Duel sans merci (The Duel at Silver Creek) est un film américain de Don Siegel sorti en 1952.
J'ai bien aimé ce western, assez classique, il est vrai, mais Audy Murphy est l'un de mes acteurs préférés, même s'il n'a pas eu l'aura des grands du western. Film solide, au rythme soutenu sur un fond de vengeance. A noter, c'est le premier western de Lee Marvin qui apparaît en bandit moustachu dans un style violent qui ne le lâchera pas. Audie Murphy est parfait dans son rôle de pîstolero d'élite.
Bonne petite histoire d'un shérif qui va tenter de mettre hors service une bande armée, il va rencontrer un jeune cow boy qui à la réputation d'être un caid de la gâchette et vont s'entraider tous deux. Ca reste assez banal mais le film vaut le coup bien que le titre soit plus fort, et il m'a permis également de découvrir un excellent acteur du nom d'Audie Murphy, qui dans sa vraie vie est un des soldats les plus décorés de la Seconde Guerre mondiale. Il reçut une trentaine de médailles dont la Medal of Honor.
Audie Murphy héros de la deuxième guerre mondiale est venu au cinéma grâce à ses exploits militaires. Il a dès lors enchaîné les films de série B, essentiellement des westerns et des films de guerre. Acteur de seconde zone, on lui a souvent reproché son jeu figé et sa figure de poupon joufflu guère propice à incarner les figures mythiques du genre. 


   

Il est vrai qu'Audie Murphy n'a pas le charisme d'un Wayne ou d'un Cooper qui dégagent une force virile, absente chez cet acteur à l'éternelle allure d'adolescent, mais il faut aussi reconnaître qu'il na pas eu la chance d'être souvent dirigé par les maîtres du genre que furent les Walsh, Ford ou Hawks. Ici sous la houlette d'un Don Siegel débutant il s'en tire plutôt bien aidé par un scénario classique mais solide qui raconte une histoire de vengeance et qui une fois n'est pas coutume, brosse le portrait d'une femme cynique jouée par Faith Domergue que l'on voit étrangler de ses mains un blessé pour ne pas qu'il parle. Le film est solide grâce à un rythme soutenu qui ne laisse pas la place au romantisme quelquefois benêts des films des grands maîtres. On sait que Don Siegel, futur complice d'Eastwood, est un cinéaste concis, entièrement centré sur l'action sans fioritures autour pour ne pas nuire à l'efficacité du propos. C'est une chance pour Audie Murphy peu crédible en tombeurs de ces dames, qui du coup se trouve parfaitement à l'aise dans cette entreprise. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-58596/critiques/spectateurs/



 


Dans les 50’s, Roger Corman est en pleine période où il dépeint de manière abracadabrante les méfaits de l’arme atomique en créant toutes sortes de monstres plus originaux les uns que les autres. Tandis que le Japon innove avec son Godzilla, Corman crée des œuvres telles que L’attaque des crabes géants, L’attaque des sangsues géantes ou encore La bête aux mille yeux
Complètement obnubilé par le nucléaire, le réal fait preuve d’une imagination sans bornes et joue, en opportuniste qu’il est, avec le traumatisme créé par les événements d’Hiroshima et de Nagasaki. Alors que l’on croit le cinéaste lancé dans une longue série de films sur le sujet, celui-ci surprend son monde en 1959 en livrant La femme guêpe, métrage se démarquant totalement de l’ambiance d’après-guerre. Janice Starlin (non non, pas Clarice Starling !) est la patronne vieillissante d’une marque de cosmétiques au bord de la faillite. Se rendant bien compte que son image de femme dans la quarantaine met en péril l’avenir de son entreprise, elle décide de tout faire pour rajeunir. Elle rencontre alors le savant-fou Eric Zinthrop qui, à partir de la gelée royale de guêpe, parvient à créer un vaccin de jouvence. Bien vite la jeune femme retrouve tout son aplomb et rajeunit de 20 ans mais les effets secondaires commencent à se multiplier, pour le plus grand malheur de l’entourage de Janice.



                 

Ce pitch fait sans aucun doute penser à la majorité des productions Corman, c’est-à-dire à un film de monstres décomplexé où la seule vérité est celle, parfois abracadabrantesque, de l’illustre Roger. Mais voilà, en bon cinéaste, Corman sait ménager quelques surprises et, s’il est un film qui en offre, c’est bien La femme guêpe ! Pas question ici de massacres irréfléchis et de meurtres sans queue ni tête, le réalisateur préférant nous faire suivre l’évolution des symptômes qui gagnent Janice ainsi que la souffrance psychologique que cette dernière endure. De ce fait, le métrage fait étrangement penser à La Mouche noire, film réalisé un an auparavant par Kurt Neumann. Tout comme le réalisateur allemand, Corman ne multiplie en aucune manière les apparitions de la créature, privilégiant le mystère à l’action.


                               


Cet état de fait est sans doute avant tout dû à un manque criant de budget qui fait du monstre en lui-même un bouffon de premier choix : 
la pauvre actrice principale, Susan Cabot, irréprochable jusque là, est en effet affublée de collants noirs et d’une tête d’insecte plus qu’approximative. Cette création manque indéniablement de cachet et est à mettre sur le compte d’une évidente négligence.
Il en va d’ailleurs de même pour l’un des personnages principaux : Eric Zinthrop, savant fou de son état. Corman multiplie les clichés horripilants à son sujet, allant jusqu’à lui faire prendre un accent allemand à couper au couteau et proposant de ce fait un sosie ridicule d’Einstein, apparence physique comprise. Ces lourdeurs ne sont encore rien à côté de la mise en scène des attaques de la femme guêpe. Le cinéaste utilise un plan fixe et large lors de chacun des assauts de Janice entraînant immanquablement un manque d’émotions trop important. Source : http://www.cinemafantastique.net/Critique-de-La-femme-guepe-BZZZZ.html

3 commentaires:

  1. https://6dbrpytiw7.1fichier.com/
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  2. Bonjour !

    Bravo pour cet hommage à Susan Cabot, qui fut jadis une excellente commédienne capable de jouer l'adolescente (Sorority row, de même que la femme mûre avec Wasp Woman), et ce entre beaucoup d'autres choses !

    S.Cabot imprégna de son talent chacun des films auxquels elle participa.

    Ses films Corman ne furent sans doute pas un élément de fièreté puisqu'elle quitta le cinéma après The wasp woman.

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  3. Merci de ces précisions, Tinterola !
    Sonority Girls en V.O. ici : https://www.youtube.com/watch?v=qKXajRyXYek
    A bientot !!

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