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mardi 7 avril 2015

Kevin McCarthy

Poursuivi par des êtres déshumanisés dans L'invasion des profanateurs de sépulture, son rôle le plus marquant, on oublie souvent que Kevin McCarthy fût un des talents les plus prisés du Broadway des 50's avec sa performance dans Mort d'un commis voyageur et un prolifique acteur de TV dont on ne compte plus les participations.
Né à Seattle, Kevin McCarthy perd ses deux parents dans la grande épidémie de grippe de 1918 et passe son enfance dans le Minnesota, auprès de ses grand-parents paternels. Après des études à Georgetown, il envisage un temps de devenir diplomate mais se tourne vite vers la scène au milieu des années 40.
Si sa stature robuste, sa machoire carrée et son regard clair et puissant ne le portait pas a priori vers des compositions fragiles, c'est pourtant sa prestation dans le rôle de "Biff", jeune homme désenchanté, dans la pièce d'Arthur Miller Mort d'un commis voyageur qui lui ouvre les portes du succès en 1949. Il fait le bonheur de Broadway et se retrouve à l'affiche de l'adaptation cinématographique deux ans plus tard, obtenant, pour l'occasion, une nomination pour le meileur second rôle.




                                  


Cinq ans plus tard, il obtient alors le rôle de sa carrière, celui pour lequel, aujourd'hui encore, il est une figure familière des cinéphiles : il est le docteur Miles Bennell, poursuivi par des envahisseurs dans L'invasion des profanateurs de sépulture, classique indémodable de la science-fiction réalisé par Don Siegel.
Fort de ce rôle marquant, il devient alors un "character actor" particulièrement prisé d'Hollywood, déclinant sa prestation de costaud vulnérable chez John Husto (Les Desaxés) ou Franklin J. Schaffner (Que le meilleur l'emporte) mais surtout à la télévision où il accumule un nombre incalculable d'apparition dans différents shows durant 50 ans ("Flamingo road", "Fame", "L'Agence tous risques", "Mission Impossible", etc.).

Malheureusement, sa carrière au cinéma n'atteindra que très rarement les somets côtoyés chez Siegel et il ne retrouve un semblant de considération qu'à la fin des années 70, grâce à Joe Dante qui, en fan absolu des "Profanateurs", en fait son acteur-fétiche. On le retouve ainsi dans Piranhas (1978), Hurlements (1980) ou Panic sur Florida beach (1993) ainsi que dans la série TV pilotée par le jeune cinéaste, "La Quatrième dimension". Source : http://www.cinefil.com/star/kevin-mccarthy-2/biographie



                

Pas de lauriers pour les tueurs (The Prize) est un film américain réalisé par Mark Robson, sorti en 1963.
Mark Robson a sans doute tourné ses meilleurs films sous la houlette du producteur indépendant Val Lewton quand il explorait à la fin des années 40 le cinéma fantastique. Malheureusement la suite de sa carrière sera plus anecdotique comme si avec l'augmentation des budgets mis à sa disposition, Robson avait perdu une partie de ses ambitions artistiques. "Pas de lauriers pour les tueurs" est tout à fait révélateur de cet état d'esprit, Robson surfant sur la vague des films d'espionnage fortement teintés d'humour et de dérision (James Bond fait alors un tabac). Le propos cosmopolite (une remise de prix Nobel à Stockholm) du film est l'occasion de faire défiler devant la caméra une ribambelle de stars pas forcément en osmose, comme par exemple Micheline Presle plutôt mal à l'aise dans ce rôle fort improbable de lauréate du prix Nobel de chimie en quête d'une aventure pour rendre jaloux, son mari infidèle. Le mélange des genres demande une direction d'acteurs savamment dosée comme savaient le faire un Black Edwards ou un Stanley Donen. Malheureusement, Robson se prend les pieds dans le tapis et a un mal de chien à diriger sa vedette en l'occurence un Paul Newman encore prisonnier du carcan de la "méthode" apprise chez Lee Strasberg, absolument pas adaptée au genre comique. Quand on y repense un instant, les progrès de l'acteur auront été considérables tout au long de sa carrière avec un point de rupture marqué par le rôle mythique de "Luke la main froide" où pour la première fois, Newman semble avoir compris que son jeu gagnerait en profondeur s'il diminuait ses effets. Treize ans d'apprentissage méritoire pour celui qui aurait pu se contenter de présenter aux spectatrices ravies sa belle gueule et ses yeux bleus. Malgré tous ses défauts, le film reste sympathique même si un peu soporifique.


 

Un bon thriller avec parfois même un très bon suspense dont l'originalité première est de se dérouler sur fond d'attributions de Prix Nobel. Quelques transparences minables, parfois un petit manque de rigueur et l'absence de l'étincelle d'un grand metteur en scène empêchent ce film d'être un grand du genre. Et pourtant, il serait dommage de ne pas prendre plaisir à le regarder surtout qu'il lorgne beaucoup vers Hitchcock, en particulier "Une Femme disparaît" et "La Mort aux trousses" (on remplace la scène de la vente aux enchères par un congrès de nudistes (ben oui, on est en Suède donc forcément!!!) et c'est dans...heu...!!!). Et puis, ensuite c'est pas tous les jours que l'on peut tomber sur un film qui réunit Paul Newman (d'un charisme digne de Cary Grant!!!), Edward G. Robinson, Elke Sommer, Micheline Presle et Gérard Oury. Autrement les américains sont bien américains, les français bien français, les suédois bien suédois, les italiens bien italiens, les cocos bien cocos, et l'ensemble ne manque pas d'humour. Donc il ne faut pas s'étonner après que les plus de deux heures de film passe très vite. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-61553/critiques/spectateurs/


                                  

Edward Dmytryk, personnalité controversée à Hollywood depuis la période mccarthiste, fut capable du meilleur (« L'HOMME AUX COLTS D’OR ») comme du pire (« BARBE BLEUE »). « MIRAGE » se situe entre les deux : démarrant en thriller paranoïaque à la Frankenheimer et précédant de peu des œuvres comme « L’OPÉRATION DIABOLIQUE » (sorti l'année suivante) ou la série « LE PRISONNIER », le film démarre abruptement par un blackout et une défénestration, puis suit un « héros » à côté de ses pompes, qui progressivement se rend compte qu'il ne sait rien de son propre passé, ni de ce qu'il a fait depuis deux ans. Un point de départ intrigant, qui maintient l’intérêt et même la curiosité pendant une bonne moitié, avant de s’effilocher petit à petit, pour s’achever dans un bavardage et un prêchi-prêcha indigeste sur les dangers du nucléaire (bon, d'accord, ils n’avaient pas entièrement tort, en l’occurrence !).
Présent dans chaque séquence, Gregory Peck n’aide pas à entrer dans le film ou à éprouver une quelconque empathie pour son personnage. Empesé, grimaçant, totalement dépourvu d’humour, l’acteur traverse « MIRAGE » comme un zombie. On a l’impression que le personnage du ‘privé’ joué par Walter Matthau a été rajouté a posteriori, pour apporter un peu de vie dans le film. Sorti tout droit d’une comédie de Billy Wilder, Matthau est franchement drôle en enquêteur débutant et râleur. Il disparaît hélas, beaucoup trop tôt. La jolie Diane Baker fait ce qu'elle peut d’un personnage inutilement opaque. On reconnaît un jeune George Kennedy en homme de main bestial portant des lunettes. La raclée qu'il inflige à Peck à grand renfort de baffes, est d’une brutalité surprenante !
Doté d’une photo noir & blanc pas spécialement esthétique, d’un dialogue du tac-au-tac étonnamment spirituel, « MIRAGE » ne tient pas ses promesses. L’explication finale dans le bureau du méchant colonel dure des heures et achève d’enterrer le film. Dommage…






"Mirage" est un bon thriller à la distribution très intéresante. En effet, on y retrouve en plus de Gregory Peck, Diane Baker et Walter Matthau. La réalisation d'Edward Dmytryk est correcte, sans être nullement exceptionnelle. Malheureusement le scénario de Peter Stone, inspiré du livre de Howard Fast, ne résoud pas tous les questions qu'avancent l'intrigue. On reste donc quelque peu sur sa faim. Et on a finalement parfois l'impression d'avoir assisté nous aussi, à une sorte de mirage cinématographique. Enfin la musique de Quincy Jones, souvent douce et proche d'une musique d'ambiance ne permet pas réallement de plonger dans ce film noir. On pouvait donc logiquement espérer beaucoup plus de ce "Mirage" qui n'arrive pas à concrétiser à l'écran les bonnes intentions que l'on entrevoit de temps en temps, mais donc un peu gâché par un scénario trop confus et pas assez approfondi, surtout que les acteurs sont excellents , en particulier Gregory Peck et Walter Matthau. Source : http://hollywoodclassic.hautetfort.com/archive/2013/05/28/mirage-1965.html

1 commentaire:

  1. https://depositfiles.com/files/b23h6kar8
    http://v15.veehd.com/dl/6cdd94f68720844c36dc45a367b3d00f/1449245740/9.4912123.mp4
    http://www.opensubtitles.org/en/subtitles/3385233/mirage-fr

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