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vendredi 24 avril 2015

Jocelyn Lane

Voir traité de "série Z" ce western dans le catalogue Universal sous la plume de Clive Hirschhorn (qui n’en est pas à une ânerie près à propos d’un genre qu’il ne porte pas spécialement dans son cœur, et malgré toute l’estime que je lui porte) puis le trouver éreinté en une ligne lapidaire dans le guide dirigé par Jean Tulard qui le juge pareillement (le journaliste a-t-il vu le film ou a-t-il simplement répété ce qu’il avait lu par ailleurs ?) peut facilement ternir une réputation de n’importe quel film. Au vu de ces avis infamants, je me lançais avec la plus grande des prudences dans la vision d'Incident at Phantom Hill pour finalement constater qu’il fallait être, au choix, de mauvaise foi, sacrément aveugle ou bêtement méchant pour lancer de tels propos avilissants ! En effet, le terme de série Z implique en principe un film ridicule, réalisé, scénarisé et interprété n’importe comment ; que l’on trouve un film mauvais et qu’on le dise de long en large avec arguments à l’appui peut se concevoir mais faire croire à une série Z quand nous en sommes très éloignés est une pratique assez méprisable. Car en effet, ce n’est évidemment pas le cas de ce western certes loin d’être révolutionnaire mais qui s'avère fichtrement plaisant. 


   

Dans les années 60, Sans foi ni loi pouvait sembler anachronique et conventionnel alors que les superbes films de Sam Peckinpah et de Sergio Leone avaient commencé à envahir les écrans, mais beaucoup (à commencer par Patrick Brion qui s’en explique longuement dans le bonus de ce DVD) y virent justement un agréable retour aux sources, une petite bouffée d’air frais. Le scénario est le dernier travail de Frank Nugent (décédé la même année) qui, excusez du peu, était déjà l’auteur de scripts aussi géniaux que ceux qu’il écrivit pour John Ford, à savoir ceux de de Fort Apache, La Charge héroïque, Le Convoi des braves, L’Homme tranquille ou La Prisonnière du désert ! Autant dire que le scénario n’est pas inintéressant et parfaitement bien mené jusqu’au bout.
Le film débute par une scène de bataille assez spectaculaire (même si on sent Earl Bellamy ne pas maîtriser à la perfection le format large) et se poursuit sur un rythme soutenu jusqu’à l’affrontement final qui ne semblait faire aucun doute dès le départ ; tout cela est évidemment assez classique (pour ne pas dire conventionnel) mais correctement mis en scène, filmé dans de très beaux décors naturels, bénéficiant d’un score plaisant du prolifique vétéran Hans J. Salter et d’un joli cocktail d’interprètes. 


                                             
                                 


Si Robert Fuller, acteur surtout cantonné à la télévision, ne brille pas par son talent, il n’en délivre pas moins une honnête prestation aux côtés de la charmante Jocelyn Lane et de Dan Duryea (le "Bad Guy" de Winchester 73) qui nous aura rarement délivré une interprétation aussi jouissive ; c’est lui qui domine le casting et il n’est pas désagréable de le voir entouré de trognes aussi connues que celles de Claude Akins, Paul Fix, Denver Pyle ou Noah Beery. On pourra peut-être tiquer sur certaines idées de mise en scène ou à propos de quelques cadrages plastiquement peu convaincants (lors par exemple de la tentative d’évasion du train par Dan Duryea) mais de là à parler de série Z, il y a un grand canyon qu’il serait ridicule de franchir. Cette bonne histoire devrait pouvoir divertir le plus grand nombre, à condition de ne pas en attendre non plus des merveilles. Une agréable surprise en tout cas par un cinéaste qui a réalisé plus de 1 000 épisodes de différentes séries TV et qui fut assistant de Douglas Sirk, William Wellman ou Georges Cukor, autant dire pas un débutant non plus. De la bonne série B. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/sans-foi-ni-loi-bellamy

Etats-Unis - 1965 - 81’  (The Sword of Ali Baba) Avec Peter Mann, Jocelyn Lane, Frank McGrath, Gavin McLeod.
Les exploits d'Ali Baba.Ali, le fils du calife de Bagdad, n'a pas péri dans l'attentat qui visait son père, au moment de l'envahissement de la ville par les hordes mongoles de Hulagu Khan. L'enfant est recueilli par Baba, le chef des 40 voleurs, qui décident de combattre, envers et contre tout, le farouche envahisseur. Les années passent : le bébé est devenu un courageux jeune homme...
Les Exploits d'Ali Baba : Ali, le fils du calife de Bagdad, n'a pas péri dans l'attentat qui visait son père, au moment de l'investissement de la ville par les hordes mongoles de Hulagu Khan. L'enfant est recueilli par Baba, le chef des 40 voleurs, qui décident de combattre, envers et contre tout, le farouche envahisseur. Les années passent... 


   


Chatouille-moi (1965) un film de
Le champion de rodéo Lonnie Beale dit "Panhandle Kid" va aider une jeune femme nommée Vera à retrouver un trésor que son grand-père a caché à Silverado, une ville fantôme. Le shérif et sa bande compte les en empêcher...
Elvis Presley a reçu pour ce film le Le Laurel d'or de la meilleure interprétation musicale masculine 1966. Les Laurel Awards sont décernés par la guilde des producteurs américains.
C'est le seul film pour lequel Elvis Presleyn'a pas enregistré une bande originale. L'accompagnement musical du film est une compilation de chansons déjà sorties entre 1960 et 1963.
Sur Chatouille-moi, Elvis Presley a passé un accord avec Allied Artists Pictures Corporation, alors sur le déclin : n'enregistrer aucune chanson nouvelle et être moins payé, en échange de 50% des bénéfices du film. Le film a été un succès, ce qui a permis à Allied Artists d'éviter la faillite.

1 commentaire:

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