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lundi 20 avril 2015

Jean Wetzel

Musicien, compositeur, producteur et réalisateur d'émissions de télévision à la fin des années 60, grand mondain, découvreur de talent et ex-amant de Greta Garbo, Jean Wetzel était un personnage étonnant. Retiré à Ramatuelle depuis les années 80, il s'est éteint, le 24 Mars 2012, à son domicile ramatuellois, à l'âge de 94 ans. L'homme a eu son heure de gloire dans les années 50 à 70. C'est lui qui composa la musique du film Touchez pas au grisbi, avec Jean Gabin et Lino Ventura. Ami des grands de ce monde et du Tout-Paris politique, c'est lui qui, missionné par Georges Pompidou, fut le producteur à partir de 1968 d'À bout portant, ancêtre des émissions de variétés et précurseur des confessions intimistes des grandes stars de l'époque. Mais Jean Wetzel fut aussi et surtout un incroyable musicien. Jazzman de talent, virtuose de l'harmonica, il savait aussi interpréter aussi les plus grands morceaux classiques et donner de véritables récitals. Au début des années 90, alors qu'il profitait déjà de sa retraite, il avait accepté de remonter sur scène pour plusieurs concerts classiques, à Saint-Tropez notamment. Pour l'un de ses proches, le musicien Lionel Marrache, sa musique « était un cri étourdissant, provenant du tréfonds de l'âme». De ceux qui l'ont fréquenté dans sa retraite ramatuelloise, chacun se souvient aussi de l'ami, de celui qui faisait de grandes soirées où se côtoyaient en toute simplicité artistes de renom et simples citoyens. Source : http://www.varmatin.com/article/home-page/jean-wetzel-pape-de-lharmonica-sest-eteint-a-ramatuelle.818697.html



                 

Allons-y gaiement : si l’on devait chercher le film référence du polar à la française, la matrice des œuvres du genre à venir, Touchez pas au grisbi s’impose comme une évidence. Le film de Jacques Becker a donné le la de toutes les productions qui vont lui succéder, tant par sa description réaliste du "milieu" et de ses personnages que par sa forme, entre chronique sociale dépoussiérée de toute lourdeur psychologique et film aux séquences d’action brutales dessinant en creux une mythologie du gangster français. Cela dit, il va sans dire que le style de Jacques Becker est immédiatement reconnaissable et que les futurs réalisateurs qui s’en inspireront orienteront le matériau disponible dans des directions plus personnelles. Mais l’on peut affirmer sans trop se tromper que sans Touchez pas au grisbi, point de Du rififi chez les hommes, de Bob le Flambeur ou de Classe tous risques. Dans les années 50 et 60, les films réalisés par Melville, Giovanni, Grangier, Verneuil, pour ne citer que ceux-là, s’ils lorgnent assurément du côté d’Hollywood et de ses films noirs, auront surtout une grande dette envers le travail lumineux de Jacques Becker et d'Albert Simonin.
Avant d’être une création de Becker, Touchez pas au grisbi fut d’abord un roman de l‘écrivain Albert Simonin. Le livre, à sa sortie, connut un succès critique et public retentissant. Le romancier, fort d’une expérience acquise dans la rue (il fit plusieurs métiers dont chauffeur de taxi, après avoir goûté moyennement au journalisme), recrée un monde populaire habité par des truands impitoyables mais pittoresques, parlant un langage savoureux et fleuri. Albert Simonin introduit ainsi l’argot des voyous dans la littérature policière puis au cinéma, en participant à l’adaptation de ses romans (Le Cave se rebiffe de Gilles Grangier et Les Tontons flingueurs de Georges Lautner) et en travaillant, également en tant que scénariste / dialoguiste, sur des films comme Mélodie en sous-sol d'Henri Verneuil ou Les Barbouzes de Lautner.


   

La description minutieuse du milieu de la pègre parisienne, les rapports de classe, l’histoire d’une profonde amitié, les ravages de la trahison ou les soubresauts d’un monde ancien qui vacille, tous les thèmes contenus dans le roman d'Albert Simonin semblent avoir été conçus pour Jacques Becker, dont on reconnaît les obsessions dramatiques depuis Dernier atout jusqu’à Casque d’or. Le réalisateur fait à nouveau preuve de sa technique d’entomologiste pour parfaire la représentation de cet univers peuplé de personnages truculents fortement marqués par la solidarité de classe (il n’y a qu’à voir l’accueil moqueur reçu par de simples clients entrés dans le restaurant qui leur sert de lieu de réunion et de détente). Comme bien souvent, le cinéaste fait sortir la vérité de ses personnages et des situations en privilégiant la somme des petits détails qui compose une toile vivante et impressionniste. 


                


Becker est un maître de la digression ; comme il le disait lui-même : « Les sujets ne m’intéressent pas en tant que sujets (…) seuls les personnages de mes histoires m’obsèdent vraiment au point d’y penser sans cesse. » Les petits gestes du quotidien prennent le pas sur l’intrigue mais sans toutefois l’écraser. Ses personnages sont abordés comme des gens normaux, occupant une fonction sociale déterminée. « Je ne peux concevoir un personnage sans m’inquiéter de la manière dont il vit, de ses rapports sociaux, quelle que soit, d’ailleurs, la classe à laquelle il appartient. » C’est dans ces moments précis que Jacques Becker étire le temps et rend ses personnages réalistes tout en leur conférant petit à petit un statut mythologique (déjà présent dans le livre d'Albert Simonin, mais ici amplifié) qui les rend immortels. Ainsi, le cinéaste articule l’humanisme et la légende, ce qui fait en grande partie la force de son film. C’est avec ce récit d’amitié fatale que surgit aussi le Becker romantique éperdu et désespéré.



                            


Touchez pas au grisbi raconte la quête impossible d’un homme qui ne peut échapper à sa condition de truand et dont le point faible, et donc aussi son honneur, reste l’attachement profond à son vieil ami Riton. Le film est justement construit en forme de boucle : on part du restaurant "Bouche" et on y revient. Comme si ce qui s’est passé entre ces deux moments ne formait qu’une parenthèse. A la fin, "Max le menteur" (surnommé ainsi par Simonin dans ses livres pour son bagout devant les femmes) finit par être obligé de mentir à son entourage sur sa situation. Max est ainsi doublement prisonnier, et de sa condition et de son destin. Plus on avance dans le film, plus celui-ci devient noir. D’une chronique quasiment sociale et urbaine avec ses accents débonnaires, Touchez pas au grisbi devient vite un véritable Film noir. L’image, partant de tons gris et détaillés, s’obscurcit progressivement pour finir dans une tonalité très sombre, même si l’ensemble du récit se passe majoritairement de nuit. C’est également le cas de la topographie des lieux : on part de scènes conviviales de restaurant et de boîte de nuit, on descend à la cave puis on aboutit sur une route déserte pour l’affrontement final. C’est un monde brutal, d’une violence sèche, un univers d’hommes dans lequel la femme n’a pas de véritable place. L’amitié comme valeur suprême empêche l’accomplissement de l’amour. A ce propos, les femmes dans Touchez pas au grisbi sont réduites à deux stéréotypes : la jeune et jolie "greluche", attirée par le luxe et un brin écervelée, et la matrone veillant aux bons soins de son homme. Seule une femme s’affranchit de ces représentations et symbolise justement le milieu petit-bourgeois que Max tente vainement de rejoindre. Source et suite : http://www.dvdclassik.com/critique/touchez-pas-au-grisbi-becker


                 


Interdit de séjour est un film français en noir et blanc, sorti en 1955 et réalisé par Maurice de Canonge.
Parce qu'il aimait trop une entraîneuse du nom de Suzy, honnête Pierre Menard gâche sa vie et trouve la mort. Innocent, mais compromis dans la mise à sac d'une bijouterie, il récolte cinq ans d'interdiction de séjour, n'en tient pas compte, mais se trouve réduit à entrer dans la bande du sinistre Paulo. La police finit par arrêter et le pousse à devenir indicateur s'il ne veut pas quitter Paris. Il accepte et signe son arrêt de mort. Accusé d'un vol qu'il n'a pas commis, Pierre est condamné à un an de prison et à cinq ans d'interdiction de séjour. Refusant de quitter Paris mais incapable de retrouver un emploi, il accepte les offres d'un chef de bande. Arrêté, il est mis en demeure de devenir indicateur de police. Il sera tué par ses anciens complices. Pierre Menard, honnête sertisseur dans une bijouterie, se retrouve accusé à tort de complicité dans le braquage de celle-ci. Un brave garçon (Claude Leydu) amoureux d'une prostituée (Joëlle Bernard) a l'imprudence de parler de son métier de sertisseur de bijoux de luxe à son beau frère (Daniel Cauchy).
Celui ci organise un hold up dans la bijouterie où il travaille. C'est le début de l'engrenage. Il est condamné à de la prison et surtout à une "interdiction de séjour".


          


Tricard, il ne trouve plus de travail, sauf celui malhonnête que lui propose un malfrat connu en tôle et qu'il est bien forcé d'accepter pour vivre. Un commissaire (Paul Frankeur) aidé de son inspecteur (Rober Dalban) le surveille et le manipule pour qu'il devienne indic. Ainsi cet honnête garçon plonge dans le cauchemar. C'est la méthode policière qui utilise les plus faibles qui est ainsi dénoncé ici dans ce bon film noir et intense datant de 1955 ou comment devenir un làche par amour. A noter Michel Piccoli dans un petit rôle...    Un film noir français des années 50, peu connu car sans acteurs vedettes et mis en scène par un réalisateur, Maurice de Canonge, assez peu prisé des cinéphiles. Le scénario original est du à André Héléna, écrivain de romans noirs dont l'oeuvre a été récemment réévalué à la hausse. On retrouve dans ce film les thématiques propres à cet écrivain: le pauvre gars malchanceux qui se retrouve pris dans une mécanique sociale infernale. Les acteurs sont tous très bons et on retrouve même un Michel Piccoli, alors débutant. La mise en scène de Maurice de Canonge est très solide également. Une découverte pour les amateurs de films noirs...Source : http://www.amazon.fr/Interdit-S%C3%A9jour-Jo%C3%ABlle-Bernard/dp/B005OKKDJ4

2 commentaires:

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