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samedi 18 avril 2015

Gail Russell

La belle Gail Russell est née le 21 Septembre 1924 dans la ville de Chicago.
Engagée par la Paramount, elle fit sa première apparition à l’âge de 19 ans dans Henry Aldrich gets glamour.
Une star bien fragile qui a eu une vie très brève, le temps de 37 printemps, elle fut découverte morte dans son appartement le 26 Août 1961.
Magnifique compagne de John Wayne, elle tourna dans le western L'Ange et le mauvais garçon qui fit la une de la presse Hollywoodienne .
pour sa liaison brève et fort tapageuse avec le DUKE !......
Elle joua aussi dans El Paso au coté de John Payne et en 1955 le producteur John Wayne l’imposa à Randolph Scott pour le film 7 hommes à abattre.

Elle fut une actrice importante à la Paramount. Sa carrière dans le western n'inclut que trois films. Les aficionados de westerns se souviendront d'elle dans Sept hommes restent à tuer face à Randolph Scott. Source : http://www.westernmovies.fr/profil/actr/grussell.php


                           
                             


Quelle heureuse découverte que ce petit western méconnu, l’un des deux seuls films réalisés par le scénariste James Edward Grant, surtout connu pour avoir signé le magnifique scénario de Alamo sans oublier celui non moins beau du sublime La Dernière caravane de Delmer Daves. La collaboration du scénariste avec John Wayne durera jusqu’à la mort de Grant en 1966. Malgré son échec gigantesque au box office qui explique la sorte de purgatoire dans lequel il demeure encore, ce film tient néanmoins une place très importante dans l’histoire du cinéma car il crée un précédent qui va en quelque sorte ébranler le système hollywoodien en place. En effet, c’est la première fois qu’un acteur s’intéresse à la production. John Wayne, la quarantaine, sent déjà la nécessité d’évoluer en pensant au jour où il ne pourra plus interpréter les héros purs et durs. Le 18 janvier 1946, il signe alors un nouveau contrat avec la Republic, dont la clause principale est d’établir la possibilité d’être producteur de chacun de ses prochains films. Le patron Herbert J. Yates accepte sans hésiter et facilite même le travail de l’acteur en cette occasion, de peur de perdre sa "star maison". De plus, connaissant mieux que personne les difficultés de la profession, il pense que l’acteur se rendra très vite compte des ces dernières et reviendra sur ses exigences ; et en effet, le Duke va vivre un véritable calvaire sur le tournage de L’Ange et le mauvais garçon. En tout cas, c’est une chose peu commune à l’époque qu’un acteur soit cité au générique en temps que producteur ; et, alors qu’avant les acteurs n’avaient pas vraiment le droit à la parole, le fait qu’ils s’intéressent désormais à ce poste clé de l’industrie cinématographique va leur donner davantage la main mise sur les films dont ils seront la vedette, au grand dam des moguls des studios. D’autres grands acteurs suivront l’exemple un peu plus tard comme Kirk Douglas ou Burt Lancaster.



   


Sur ce western, les difficultés commencent dès la pré-production car James Edward Grant, choisi par Wayne lui-même pour écrire et mettre en scène, veut que tout le film soit authentique et pour cela que tout soit tourné en décors naturels. Le ranch et la ville seront alors entièrement construits en Arizona. Pleinement conscient des difficultés qui l’attendent, John Wayne cherche un acteur susceptible de le remplacer pour le rôle de Quirt mais Herbert J. Yates insiste pour qu’il en soit la vedette. Le tournage débute sous les plus mauvais auspices : météo capricieuse, emballement du bétail, caractère acariâtre de John Wayne... Finalement, le film sort en 1947 : l’échec est cuisant, les recettes sont déplorables et il en ressort déficitaire à la grande joie de Darryl F. Zanuck et de ses confrères qui étaient entrés dans une rage folle devant l’incursion de cet acteur qui marchait sur leurs plates-bandes : 


                            

« Les acteurs se mêlent de tout faire. Ils écrivent les scénarios, les produisent, les mettent en scène. Ils contrôlent le moindre bouton de guêtre du dernier figurant. Ils évincent le producteur traditionnel. De quel droit je vous le demande ? On ne traite plus d’individu à individu. Coproduction, cogestion, pourcentage, finalement tout le monde y laisse sa chemise ! »  Pour l’anecdote, Alamo, devenu entre temps un film culte, a connu le même sort et n’a dû sa redécouverte et ses bénéfices qu’à son passage sur le petit écran.
Comme nous le disions au début, ce film modeste et attachant mérite vraiment de sortir de l’oubli dans lequel il était tombé. Déjà l’histoire est originale et préfigure Witness de Peter Weir (il ne serait pas étonnant que ce dernier se soit inspiré du film de Grant). L’intrigue, pleine de nuances et de délicatesse, prône le renoncement aux armes à feu et l’abandon de la violence. Mais la générosité du propos ne passe pas par une quelconque mièvrerie ou un moralisme lourdaud. Le film, au ton très personnel, se déroule sur un rythme nonchalant et paisible, se plaisant à décrire avec attention et beaucoup de tact la vie quotidienne de cette famille de Quakers. 


                             

Les amateurs d’action, de chevauchées, de bruit et fureur ne sont pas oubliés pour autant même si tous ces éléments sont dispensés avec beaucoup de parcimonie : on y trouve une bagarre homérique, une cascade spectaculaire de chariot tombant dans une rivière et un vol de bétail mouvementé. La mise en scène de James Edward Grant se révèle aussi très efficace à ces occasions, mais il faut préciser qu’il est grandement aidé par l’indispensable Yakima Canutt qui en règle toutes les cascades avec son savoir-faire habituel. Le duel final est même assez inhabituel et original pour John Wayne puisqu’il n’y joue aucun rôle, le personnage du shérif interprété par Harry Carey s’en chargeant in extremis sans que Quirt ne dégaine même son arme : grâce à cette pirouette, il pourra convoler en justes noces et devenir un paisible fermier. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/l-ange-et-le-mauvais-garcon-grant


                            


Le Réveil de la sorcière rouge (Wake of the Red Witch) est un film américain réalisé par Edward Ludwig en 1948, produit par la Republic Pictures.
En consultant aujourd’hui les dictionnaires ou histoires du cinéma, nous constatons avec regret que ce film d’aventure est, la plupart du temps, carrément oublié ou traité avec condescendance, côtoyant dans ce cas les films de série inintéressants et assez banals qui étaient légions à l’époque. Heureusement, quelques éminents critiques comme Jean-Pierre Coursodon, Bertrand Tavernier ou Jacques Lourcelles ont été présents pour le faire sortir de l’anonymat. Ils ont utilisé toute leur passion cinéphilique pour le défendre et le faire sortir de cette relative indifférence où on l’a laissé croupir, sans quoi il aurait irrémédiablement été oublié. Nous pouvons donc les remercier d’avoir permis à quelques-uns d’entre nous d’avoir eu la curiosité d’aller à la découverte de cette petite merveille, film culte pour certains, mais il est vrai, encore peu apprécié par une grande majorité. Pourquoi ça ?
Effectivement, ce film d’aventure maritime et exotique ne révolutionne en rien la grammaire cinématographique. La mise en scène de Ludwig est entièrement mise au service de l’histoire ; point de travellings savants, de plans très recherchés, c’est le plaisir de conteur de ce réalisateur peu connu qui est mis en avant. Il faut donc se laisser porter dans les méandres d’un scénario parfaitement construit par Harry Brown, un peu à la manière des nouvelles de Joseph Conrad, par de longs flash-back racontés par différents personnages, le point de vue sur les évènements, et de ce fait sur les protagonistes, variant suivant la personnalité des narrateurs. Et c’est l’un des points très intéressants du film, le fait que nous ne cernions pas immédiatement le vrai tempérament de ces hommes et femmes, ce qui accentue leur richesse et leur complexité. Par ce système utilisant plusieurs degrés de narration, l’intrigue ainsi que le caractère des personnages acquièrent une imprévisibilité de tous les instants.



   

Malgré la sécheresse de la mise en scène, ce film demeure profondément romanesque et lyrique jusque dans son titre parfaitement choisi mais dont nous ne nous ne dévoilerons pas ici la signification. Là où l’on aurait pu au début du film s’attendre à voir des personnages mus par l’appât du gain et du pouvoir, il se révèle en fin de compte que la motivation principale de ces deux protagonistes ennemis est la passion qu’ils éprouvent tous deux pour la même femme. Le respect qu’ils se portent malgré ça les rend profondément humains et les larmes finales du ‘méchant de service’ sont convaincantes et très émouvantes. Ce romantisme, on le retrouve surtout dans quelques images et scènes fortes et inoubliables : la première apparition de Adele Mara (personnage secondaire) sortant nue d’un lac telle une sirène sur un très beau thème du compositeur Nathan Scott ; le combat avec la pieuvre qui n’a pas à rougir de la comparaison avec celle de 20000 lieues sous les mers de Fleischer ; Gail Russel jouant du Chopin le soir en pleine île du Pacifique ou bien sa mort dans les bras de son amant ; et bien sûr, la sublime scène sous-marine finale d’une poésie rarement égalée et qui doit beaucoup aux remarquables effets spéciaux des frères Lydecker. L’ultime image a dû beaucoup plaire aux surréalistes de l’époque.


                         


Entre La rivière rouge et La charge héroïque, John Wayne trouve ici une nouvelle fois un rôle à sa mesure. Il joue un personnage assez complexe, ni bon ni mauvais, plein d’amertume et de haine : il aimera tellement le film qu’il donnera le nom de la compagnie maritime ‘Batjak’ à la société de production qu’il créera dans les années 50. Luther Adler, l’ennemi juré de John Wayne est également excellent et très ambigu ; son respect pour son ennemi lui fera dire de lui à ses associés « Il fait de la vie un défi permanent ; à côté de lui, vous êtes des décadents…morts ». Et que dire des deux personnages féminins dont nous nous rappellerons surtout le visage. Angélique, la bien-nommée, jouée par la magnifique Gail Russel, actrice assez limitée mais dont nous apprécions la présence grâce à un visage, un regard et un sourire profondément émouvant ; elle n’a d’ailleurs au cours du film qu’à peine plus d’une vingtaine de phrases à prononcer mais c’est sa fragilité qui rend son personnage inoubliable (fragilité qui n’était pas feinte puisqu’elle décèdera à l’âge de 32 ans pour raison de santé). Source : http://www.dvdclassik.com/critique/le-reveil-de-la-sorciere-rouge-ludwig

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