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lundi 20 avril 2015

Anna Kashfi

Anna Kashfi est une actrice anglaise, née Joanna O'Callaghan le 30 septembre 1934 à Calcutta (Inde ; alors Inde britannique).
Tentant sa chance à Hollywood, Anna Kashfi rencontre Marlon Brando, dont elle est la première épouse d'octobre 1957 à avril 1959 ; de cette brève union — conclue par un divorce — est né un fils, Christian Brando (1958-2008).
Elle contribue au cinéma à seulement quatre films américains à la fin des années 1950, dont le film de guerre Les Ailes de l'espérance de Douglas Sirk (1957, avec Rock Hudson et Dan Duryea) et le western Cow-boy de Delmer Daves (1958, avec Glenn Ford et Jack Lemmon).
À la télévision, hormis quelques prestations dans son propre rôle, Anna Kashfi apparaît dans quatre séries américaines de 1959 à 1963 — année où elle se retire — , dont Aventures dans les îles (un épisode, 1959) et The Deputy (un épisode, 1960). Kashfi survécut à son seul enfant, Christian. Son seul parent restant est un petit-fils, Michael Brando (1988).



               

Les Ailes de l'espérance (Battle Hymn) est un film américain réalisé par Douglas Sirk en 1956, sorti en 1957.
"Les Ailes de l'espérance" narre l'histoire vraie du colonel Dean Hess qui décide durant la guerre de Corée de recueillir les orphelins de la guerre. C'est ainsi que revient le rôle à Rock Hudson, acteur charismatique taillé sur mesure pour ce rôle remplit de lyrisme et de délicatesse sous la tutelle de Douglas Sirk, réalisateur pro-américain. Alors, certes si le film peut paraître lice au premier abords, il ne reste pas moins que le charme s'opère directement notamment grâce à la direction prise de laisser de côté le conflit, qui reste secondaire pour s'étendre davantage sur la situation sociale désastreuse orchestré par le confit. Les personnages sont intéressants, les décors quoi qu'en carton pâte sont plutôt bons et la réalisation reste des plus convaincantes. Un bon petit film sachant d'autant plus qu'à l'heure où j'écris ses lignes, Dean Hess est encore en vie (96 ans).
Peu de temps après la fin de guerre de Corée, Douglas Sirk réalise "les ailes de l'espérance" avec pour décor cette même guerre. Le réalisateur manque peut être de recul puiqu'il nous propose un film manichéen au possible avec une armée américaine aux actes idéalisés et le propos religieux tient une place capitale. En plus de cela, l'histoire et les personnages accentue ce côté caricatural. Pas un mauvais film en soit mais il ne se différencie pas de la masse non plus.
 Un Douglas Sirk méconnu, mais certainement un des meilleurs, taillé en tout cas sur mesure pour les épaules de Rock Hudson enchanté de l'offrande qui lui est faite par son réalisateur fétiche. Et pour cause, le rôle de ce colonel de l'armée de l'air, ancien pasteur, qui vient sauver des enfants en pleine guerre de Corée lui est taillé sur mesure. 


   
       
Sirk, profitant de l'aubaine et des moyens considérables mis à sa disposition par l'armée américaine signe ici l'un des meilleurs films, à ranger en bon ordre auprès de "Tout ce que le Ciel permet". Le scénario est solide et le récit ne souffre d'aucune baisse de tension, agrémenté ici et là de scènes de bataille aérienne brillamment réussies. Un pur bijou.
"Seigneur tu es ma faute, c'est à toi de me juger"...Cette citation d'un vieux sage corèen à Rock Hudson rèsume assez bien ce film mèconnu du cinèaste Douglas Sirk, dans un mèlo aux prètentions pseudo-pacifistes sur fond de guerre de Corèe! Qu'importe le sèduisant Rock Hudson interprète Dean Hess, personnage rèel, ayant même participè à ses "ailes de l'espèrance" faites de valeurs chrètiennes d’une assez jolie noblesse! On retrouve la patte de Sirk dans la dernière partie du film bercè de lyrisme!Une oeuvre à dècouvrir avec de bonnes scènes d'action et qui rend un bel hommage à "ceux que nous n'avons pas pu sauver"! A dècouvrir... Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-134726/critiques/spectateurs/


                              
                               
Lorsqu’enfants nous nous amusions à imiter dans la cour de récréation les westerns vus la veille à la télévision, l’expression consacrée était de "jouer aux cowboys et aux indiens". Et de là (entre autres) se sont vite propagés les clichés concernant le genre, faisant croire à beaucoup de non-connaisseurs, en élargissant un peu le terme ‘cow-boy’, que la plupart des intrigues de ces films étaient similaires, à savoir un conflit violent entre natives et pionniers. Le cowboy représentait donc en fait plus précisément ‘le blanc’ en opposition au ‘peau rouge’ alors que la plupart des protagonistes de westerns ne sont justement pas des cow-boys mais en vrac de simples citoyens, fermiers, aventuriers ou autres hommes de loi. Des descriptions de la vie quotidienne de ces ‘garçons-vachers’, il n’y en eut finalement pas énormément au cinéma, le plus célèbre étant sans doute encore à l’époque La Rivière rouge (Red River) de Howard Hawks. Le film de Daves est donc assez novateur quant à son postulat de départ, tout à fait intéressant par le fait de s’attarder principalement sur le quotidien de ces hommes, nous montrant une vie pas aussi ‘romantique’ que nous nous l’étions imaginé avec nos âmes d’enfants. 
Un équivalent au film de Delmer Daves vit le jour dans les années 80 avec la minisérie Lonesome Dove tirée du sublime roman-fleuve de Larry McMurtry. Mais retournons à ce début 1958. La décennie ayant marquée l’apogée du classicisme hollywoodien (plus communément nommé ‘L’âge d’or’) touche bientôt à sa fin. Décennie bénie par de nombreux cinéphiles et chérie par tous les amoureux du western, une forte majorité des plus grands films du genre ayant été réalisée durant cette période. 



   

Delmer Daves a lui aussi contribué à cette ‘époque glorieuse du western’ avec, dès 1950, le premier film ouvertement ‘pro-indien’, La Flèche brisée (Broken Arrow), mais surtout grâce aux trois sommets de sa filmographie que sont L’Homme de nulle part (Jubal), La Dernière caravane (The Last Wagon) et 3h10 pour Yuma. D’où une partie de la 'relative' déception que nous cause la vision de Cow-boy, le film faisant un peu pâle figure, surtout par le fait de l'avoir découvert juste après ces pépites. Sixième des neuf westerns de Delmer Daves, Cowboy est tiré d’une chronique authentique de Frank Harris dont le rôle est tenu à l’écran par Jack Lemmon. L’idée de départ avait tout pour plaire, ayant pour ambition de narrer simplement et sereinement la vie de tous les jours d’un groupe de cow-boys à travers leur peines et leurs joies. 


               

Le scénario est attribué au générique par Edmund N. North, auteur entre autres des scripts de La fille du désert (Colorado Territory) de Raoul Walsh ainsi que de l'excellent The Proud Ones (Le Shérif) de Robert D. Webb. Mais en fait, il ne s’agit pas du véritable auteur, celui-ci étant Dalton Trumbo, ne pouvant à cette époque pas le signer, car faisant partie de la tristement célèbre ‘liste noire’. C’est donc Edmund N. North, connu pour ses positions libérales, à qui l’on demanda d’apposer son nom sur le scénario qui est remis entre les mains du réalisateur. Ce sera la dernière ‘œuvre non créditée’ de Dalton Trumbo. Delmer Daves s’attelle donc à la tâche et reprend quasiment la même équipe ayant travaillée l’année précédente sur 3h10 pour Yuma. Mais cette fois le film ne s’avère donc pas aussi parfait, à tous les niveaux d'ailleurs si l'on excepte un Glenn Ford toujours aussi impérial. George Duning, qui avait signé l’une de ses plus belles partitions pour 3.10 pour Yuma nous concocte ici une musique certes sympathique mais très loin d’atteindre les sommets d’émotion que dégageait son score précédent d’autant qu’un de ses thèmes principaux n’est autre qu’une réorchestration de la mélodie traditionnelle utilisée par John Ford pour Stagecoach (La Chevauchée fantastique)


                                 

               

Le chef-opérateur Charles Lawton Jr. pare le film de couleurs chatoyantes mais sa photographie ne marquera pas la rétine comme celle en somptueux noir et blanc du film antérieur. Et Delmer Daves, certainement lassé d’avoir, sur 3h10 pour Yuma, réglé tous ses cadrages à la perfection, ne nous laisse cette fois, esthétiquement parlant, que peu de souvenirs précis de quelconques image ou plans : on peut néanmoins retrouver son génie plastique à dose homéopathique par l'intermédiaire de cette vision étonnante des pyramides de bottes de foin, des impressionnantes rangées de corrals au bord de la voie ferrée, du magnifique plan de l’église au crépuscule ou encore de ceux de Glenn Ford en contre plongée jetant un œil sur son troupeau en contrebas… Source : 
http://www.dvdclassik.com/critique/cow-boy-daves

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