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jeudi 2 avril 2015

Andrew V. McLaglen

Andrew V. McLaglen est né à Londres en 1920, mais a fait ses premiers pas à Hollywood dès son plus jeune âge, en accompagnant son père, le très populaire acteur Victor McLaglen, un ex-boxeur oscarisé pour son jeu d'acteur. Andrew McLaglen restera principalement dans l'histoire du cinéma pour ses westerns. Il tourne entre autres John Wayne et John Ford. C'est parmi ces hommes de génie qu'Andrew a grandi. Il avait grimpé les échelons rapidement, en tant qu'assistant de Ford, puis en tant que réalisateur indépendant. Il avait même fini par diriger les acteurs qui l'avaient formé, y compris son propre père. Man in the vault, son tout premier film, sort en 1956. Il s'agit d'un film noir de 73 minutes. De nombreuses œuvres cinématographiques se succèdent comme Les Prairies de l'honneur (1965) ou l'excellent Chisum en 1970 avec un impérial John Wayne. Ce solide western sans temps morts, contant un épisode véridique de l'histoire de l'Ouest mettant en scène John Chisum, Billy the Kid et Pat Garrett, l'aura propulsé vers la célébrité. Les westerns et films de guerre étaient sa spécialité. Mais il s'était fait la main dans divers genres y compris la comédie et les séries télévisées, et dirigé de nombreux acteurs tels que Clint Eastwood dans Rawhide, Doris Day, Peter Graves, Brooke Shield et Dean Martin. Son dernier film était sorti en 1991: SAS: L'Œil de la veuve. Depuis qu'il avait pris sa retraite aux États-Unis sur les îles San Juan, il dirigeait des œuvres théâtrales pour les locaux. Fils de l’acteur fordien Victor McLaglen (« LE MOUCHARD »), Andrew V. McLaglen a consacré une grande partie de sa filmographie au western. Ancien assistant à la réalisation, il a appris son métier sur le tas, et s’est imposé à la TV pour sa rapidité et son efficacité. Au cinéma, il a frôlé plusieurs fois la franche réussite, sans jamais réellement l’atteindre. Trop influencé par Ford, trop assimilé à un « yes man » pour vieilles stars irascibles, « Andy » n’a jamais eu de style personnel, et ses films ont toujours eu l’air trop propres sur eux, trop « tous publics ».

                                  


De retour au grand écran dans les années 60, il tourne avec John Wayne « LE GRAND McLINTOCK ! », sorte de sous-John Ford poussif, puis
enchaîne les succès commerciaux : « LES PRAIRIES DE L’HONNEUR », saga familiale située pendant la guerre de Sécession est très réussi, et McLaglen parvient même à canaliser James Stewart. « RANCHO BRAVO » est une bizarrerie tournant autour d’un taureau à tête blanche, « LE RANCH DE L’INJUSTICE » prouve que Doris Day n’a rien d’une héroïne de western.
« LA ROUTE DE L’OUEST » a semble-t-il souffert des coupes infligées par son producteur. Il contient de belles choses, un souffle fordien par instants, mais manque d’inspiration. « BANDOLERO » vieillit plutôt mieux : Jimmy Stewart et Dean Martin y jouent des frères, et Raquel Welch s’impose comme icône des sixties. Le film est vigoureux et souvent jouissif. « LE DERNIER TRAIN DE FRISCO » et « RIO VERDE » sont de pâles films de série pour acteurs has-been comme George Peppard, «  LA LOI DE LA HAINE » est un bon western, qui contient une réflexion pertinente sur la légende de l'Ouest et la réalité de la violence. Mais McLaglen est surtout connu pour avoir beaucoup fait tourner John Wayne à la fin de sa carrière, dans des films semblables les uns aux autres, se succédant dans une confortable  monotonie : « LES GÉANTS DE L’OUEST », « CHISUM> » ou « LES CORDES DE LA POTENCE » se confondent dans les mémoires.
McLaglen revient à la TV pour « THE SACKETTS » et la minisérie « THE BLUE AND THE GRAY », et il signe un bon film de mercenaires avec « LES OIES SAUVAGES », dans lequel son style « western » est tout à fait bienvenu. Un honnête faiseur à l’ancienne, qui a maintenu le genre à flot, alors qu'il était en plein déclin. Source : http://wild-wild-western.over-blog.com/article-andrew-v-mclaglen-movie-maker-42949980.html


                                

Le premier attrait de « LA ROUTE DE L’OUEST  » est évidemment son trio de stars. Des piliers quinquagénaires du genre, qui entamaient tous trois le déclin de leur vedettariat : Kirk Douglas, Robert Mitchum et Richard Widmark. Un peu leur chant du cygne. Comment résister ? À revoir le film aujourd'hui, ses défauts sautent immédiatement aux yeux : lourdeur générale (la BO et les chansons, envahissantes), clichés des situations : tous les poncifs du western y passent, des attaques d'Indiens à la traversée du désert. Schématisme exagéré des personnages, séquences sentimentales dignes d’un ‘soap’ télévisé.
Et pourtant, le film tient encore la route. La photo du chef-op de John Ford y est pour beaucoup, l'image est cristalline, contrastée, le CinémaScope magnifiquement utilisé et le trio vaut vraiment le détour. Andrew V. Mclaglen n’a pris aucun risque en employant chacun dans son emploi archétypique : c'est Mitchum qui remporte la palme haut-la-main, par son jeu distancié et moqueur dans un rôle de pisteur ultra-cool, menacé de cécité. Douglas est odieux à souhait en leader sado-maso à la garde-robe voyante. Un rôle d’ambitieux tyrannique et mégalo comme il en a tant joué. La scène où, par contrition, il se fait flageller par son « esclave » noir est plutôt incongrue et frise le comique involontaire. Widmark est plus effacé en fermier impulsif et pas bien futé. Sally Field bronzée et joufflue, est amusante en teenager nympho et tête-à-claques. C'est curieusement un totale inconnue Katherine Justice qui crée le personnage le plus intrigant, une fêlée frigide et dangereuse. L’indispensable Jack Elam tient un rôle comique de prêcheur truculent. Et on compte aussi la belle Lola Albright et le vétéran Harry Carey, Jr.
Plombé de longueurs, « LA ROUTE DE L’OUEST » connaît des moments mémorables comme cette scène de lynchage. La majesté des paysages vierges finit par déteindre sur le film tout entier. De plus sa vision des Indiens est honnête, en tout cas non manichéenne.
On peut voir le film comme un hommage clinquant et respectueux à « LA PISTE DES GÉANTS » de Raoul Walsh, qui faillit révéler John Wayne, l’acteur-fétiche de McLaglen. Tout se tient !


   

Il existe plusieurs westerns dans le genre ("La caravane vers le soleil" avec Jeff Chandler, "La dernière caravane" avec Richard Widmark, "Je suis un aventurier" avec James Stewart etc). "La Route de l'Ouest" reste pour ma part, l'un des meilleurs westerns sur le sujet. D'abord, il réunit trois monstres sacrés du cinéma américain : Kirk Douglas en chef de convoi tyrannique et impitoyable, Robert Mitchum en guide expérimenté et quelque peu moqueur, et enfin, Richard Widmark en fermier, bon père de famille plutôt colérique et pas toujours très malin. Une surprise dans la distribution : Jack Elam en prêcheur truculent, le loucheur plus souvent habitué aux rôles de méchant. Les paysages sont superbes et donnent un aspect de l'immensité des Etats-Unis. Le scénario est solide, hormis quelques longueurs (plus de 2 heures). L'action est au rendez-vous, la confrontation avec les indiens est présentée avec sobriété, de manière non manichéenne. Les amourettes de Mercy McBee (Sally Field) apportent un brun de fraîcheur dans un monde parfois brutal. Le film est aussi marqué par quelques scènes chocs : le convoi sous l'orage en arrière-fond, le lynchage du chef de la caravane, la pendaison du pionnier tueur d'un jeune indien et surtout la scène finale, la descente de la caravane dans le canyon grâce à un palan de bois et des cordes... Spectaculaire. Ce film est un hommage aux pionniers et donne une image assez fidèle des embûches et des confrontations, au-delà des clichés traditionnels. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-36145/critiques/spectateurs/



                              

Réuni le temps d’un film intitulé Bandolero, le trio James Stewart / Dean Martin / Raquel Welch se retrouve donc dans l’Ouest pour des aventures au premier abord sympathiques et trépidantes. Précisons immédiatement que ce film reste effectivement un condensé de tout ce que McLaglen sait faire et ne pas faire. Les défauts sont nombreux, les maladresses très régulières, mais cela ne gâche pas totalement le spectacle, comme ce fut pourtant le cas pour un certain nombre de ses films. McLaglen a décidé de rester sobre, et pour cela compose une mise en scène évitant autant que possible les trop rapides mouvements d’appareil qu’il ne maîtrise à l’évidence pas bien habituellement. Presque aucun zoom optique n’est à déplorer (un tic de mise en scène qui peut pourtant facilement devenir envahissant chez lui), et l’on peut apprécier un cadre généralement assez joli. Les paysages sont assez bien filmés, il suffit pour cela d’observer le générique d’ouverture et les quelques chevauchées émaillant le film. En outre, un budget visiblement conséquent lui a permis de développer un récit généreux en scènes d’action, quoique classique et sans imagination particulière. C’est là l’un des plus importants problèmes du film, que l’on retrouve en fin de compte bien trop souvent chez ce cinéaste, cette propension à ne finalement rien raconter de très palpitant. Un vol de banque qui tourne mal, une évasion plutôt amusante, une longue course-poursuite, un shérif volontaire, des bandits armés en territoire hostile, et un petit village déserté dans lequel se régleront les attentes diégétiques. Aucune originalité, et aucune envie d’en créer. 


   

Andrew V. McLaglen a l’habitude de réaliser ce type de films doucement régressifs faisant référence à des clichés bien connus. En l’occurrence, il compte généralement sur l’action pour rendre ce genre de film trépidant. Le malheur est qu’il ne brille pas non plus par son inventivité à ce niveau précis. Excepté avec La Brigade du diable et Les Oies sauvages, McLaglen n’a jamais pu filmer des séquences aussi convaincantes qu’il l’aurait voulu, malgré des tentatives (plus ou moins réussies selon les scènes) avec Shenandoah, Les Feux de l’enfer, Les Géants de l’ouest ou encore Les Cordes de la potence. Des titres solides, mais un brin rudimentaires. Les affrontements dans ses westerns se résument grossièrement à deux bandes rivales se tirant dessus à grands renforts de munitions. Avec Bandolero, quand l’action se déroule sur des positions fixes, McLaglen parvient à faire illusion. Le vol de la banque et l’attaque dans le dénivelé rocheux ne sont pas de mauvaises scènes, même si elles répondent à des critères artistiques forts simples. Il est à noter que le montage est en majeure partie responsable de ces relatives réussites. En revanche, la dernière scène de fusillade mêle des assiégés retranchés, une bagarre à mains nues, des chevaux tous azimuts montés par des assaillants teigneux et une tension due à la volonté d’aller récupérer un sac contenant une petite fortune.


                              


McLaglen est dès lors incapable de confronter efficacement les enjeux entre eux, il hésite même à filmer au cœur de l’action, préférant souvent l’encadrer et s’en contenter. Sa réalisation, lourde et sans relief, peine à décoller ; et une fois de plus, le montage doit rattraper bien des éléments. Cela reste tout à fait regardable, notamment grâce à l’énergie déployée par les acteurs et les cascadeurs. Quelques chorégraphies parviennent de surcroit à garder une part de leur effet, comme lorsque Dean Martin se jette devant des chevaux et tire sur les cavaliers. Collatéralement à cela, McLaglen a encore succombé à son goût mortifère pour la violence malsaine. Les quelques plans où les fameux "bandoleros" tombent sur certains hommes du shérif et les tuent à coups de machette pour leur voler absolument tout (les laissant par ailleurs entièrement nus) sont très clairement voyeuristes et provoquent un sentiment de malaise. Le chef des bandits est également uniquement représenté en gros plans, plus vil que jamais, et sa tentative de viol sur Raquel Welch est une fois de plus l’occasion pour le cinéaste de célébrer son inclination pour le mauvais goût. Fort heureusement, la scène tant redoutée n’arrivera pas et Dean Martin s’interposera. Il convient encore de préciser que le scénario, bien que secoué de touches humoristiques et d’une semi-légèreté assez agréables, préfère terminer sa course dans le drame larmoyant en envoyant ses deux principaux protagonistes rejoindre les cieux. Cette conclusion, bien que compréhensible (deux frères en recherche d’une réhabilitation impossible), n’était pourtant pas nécessaire. Mais c’est encore l’une des nombreuses facettes de cet héroïsme tragique sincère mais suranné que McLaglen affectionne tout particulièrement. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/bandolero-mclaglen

3 commentaires:

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  2. merci pour ce 'Bandolero' a ne pas confondre avec un insupportable tube flamenco-variét .
    radisnoir

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