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jeudi 26 mars 2015

Sara Allgood

Actrice américaine d'origine irlandaise, née le 15 octobre 1879, à Dublin (Irlande). Décédée le 13 septembre 1950, à Woodland Hills, Californie.
Cette Irlandaise, née au XIXème siècle, arriva au cinéma par hasard. Issue de la calsse ouvrière de Dublin, elle rejoint, à l'aube du XXème siècle, la Irish National Theatre Society, puis intègre la troupe de l'Abbey Theatre. Sara Allgood  apparaît pour la première fois sur les planches en 1903, dans «King's Threshold».
En 1916, elle épouse son partenaire Gerald Henson. Alors que le couple effectue une tournée théâtrale en Australie, 'Sally' est engagée pour tenir le rôle-titre d'un film local, «Just Peggy». Entre novembre 1917 et janvier 1918, elle perd successivement son mari et leur fille, qu'elle venait de mettre au monde.
Se consacrant exclusivement à son métier, elle connut au moins deux succès “historiques” dans les pièces «Juno and the Paycock» et «The Plough and the Stars».
Elle a une douzaine d'années d'expérience lorsqu'elle fait ses premiers pas devant une caméra dans «Chantage» (1929) d'Alfred Hitchcock : actrice de théâtre, il lui fallait attendre que le cinéma parlât. 


                
               

Le même réalisateur lui confie le rôle principal de «Juno and the Paycock» (1930), qui marque également les débuts de  sa soeur, l'actrice Maire O'Neill.
A une époque où, envahi par les productions hollywoodiennes, le cinéma britannique est au creux de la vague, elle traverse les années trente sans laisser de souvenir impérissables. Citons tout de même sa troisième et dernière participation à l'univers de ce brave Alfred (période "espionnage"), «Sabotage/Agent secret» (1936), sa composition de celle par qui le scandale arrive, une vieille vendeuse de glace séparée de son gentil toutou, dans «Storm in a Tea Cup» (1937), et «Lady Hamilton» (1941) du très peu “british” Alexander Korda.
En 1940, Sally présente une nouvelle fois Juno en tournée aux Etats-Unis. Soupçonnant des perspectives enrichissantes, elle décide de s'installer à Hollywood, comme bon nombre de ses concitoyens britanniques (David Niven, Laurence Olivier, Vivien Leigh, George Sanders …) et finira par adopter la nationalité américaine (1945). Bien lui en prend, car son incarnation de la mère des quatre fils Morgan dans l'adaptation que fait John Ford du roman irlandais de Richard Llewellyn, «Qu'elle était verte ma vallée» (1941), reste encore dans toutes les mémoires de cinéphiles.


                

Junon Et le Paon, réalisé en 1930, ne figure pas parmi les plus connus d'Hitchcock et pour cause, puisqu'à l'époque, le metteur en scène en profite surtout pour exploiter la technologie, alors naissante, du cinéma parlant, dont Junon Et Le Paon constitue le premier long métrage du metteur en scène dans ce format : Hormis pour les complétistes et les obsessionnels, les premiers films d’Alfred Hitchcock ne servent que pour les différentes innovations technique que l’Anglais parvient à créer dans chacun de ses films.
Alfred Hitchcock y adapte une pièce d'un écrivain Irlandais nommé Sean O'Casey, et à vrai dire, se contente surtout de la transposer le plus fidèlement possible à l'image.Autant le dire, Junon Et le Paon ne constitue pas le meilleur film d'Alfred Hitchcock tant celui ci illustre sans éclat une pièce de théâtre, en la restituer si fidèlement que le cinéaste s'efface totalement derrière son histoire.
Difficile de reconnaître le style du cinéaste derrière cette production qui ressemble beaucoup plus à du théâtre filmé avec ses long bavardages qu'à un véritable long métrage.
Encore une fois, la principale préoccupation d'Hitchcock était de mettre en avant le cinéma parlant. Pour le reste, Junon Et Le Paon demeure surtout une véritable curiosité dans la filmographie du maître, une rareté à découvrir si on est un peu curieux en matière de cinéma, mais c'est très loin d'être une oeuvre inoubliable. Pour l'anecdote, Hitchcock lui même n'aimait pas l'oeuvre comme en témoigne ces quelques extraits d'interview fait avec Truffaut :


                              
 

"Je dois dire que je n'avais aucune envie de tourner ce film car, j'avais beau lire et relire la pièce, je n'y trouvais aucune possibilité de la raconter sous l'angle cinématographique. Pourtant la pièce est excellente et j'aime beaucoup, l'histoire, le ton, les personnages et ce mélange d'humour et de tragédie "
[...]
"Le film a obtenu de très bonnes critiques mais je vous assure que j'avais réellement honte parce que tout cela n'avait aucun rapport avec el cinéma. les critiques louaient ce film et j'avais l'impression que j'étais malhonnête que je volais quelque chose"

D'ailleurs Truffaut n'aimait pas le film non plus. Source : http://www.senscritique.com/film/Junon_et_le_paon/critique/32152893



                                  


Le reste de la carrière de Sara Allgood ne sera pas à la hauteur de ses espérances et l'artiste regrettera d'avoir prostitué son talent. Certes, on relève de grands titres à l'énoncé de sa (trop courte) filmographie : «Dr.Jekyll et Mr. Hyde» de Victor Fleming (1941), «Jane Eyre» de Robert Stevenson (1944), ou encore «Cluny Brown/La folle ingénue» d'Ernst Lubitsch, mais elle s'y montre trop fréquemment employée dans un rôle récurrent de servante irlandaise et autoritaire.
Au mitan des années quarante, elle donne encore quelques compositions intéressantes dans deux histoires de “serial killers”, «The Lodger» (1944), une des nombreuses déclinaisons du mystère - à ce jour non élucidé - de Jack l'éventreur personnifié par un Laird Cregar des plus inquiétants, et «The Spiral Staircase/Deux mains, la nuit» (1945), du spécialiste émigré Robert Siodmak.
On ne sera pas surpris de sa présence dans «The Wild Irish Rose/Rose Irlandaise» de David Butler (1947). Engagée dans «Treize à la douzaine» pour ce qui sera son dernier film important (1949), elle écrit au critique Gabriel Fallon : "Le salaire est réduit au strict minimum, mais cela est de peu d'importance : c'est une activité et c'est le principal".
En 1950, ayant développé la "maladie de Bright" (insuffisance rénale), elle est victime d'une attaque cardiaque et décède dans la solitude et une certaine pauvreté.


                 
       

Le deuil sied à Électre (Mourning Becomes Electra) est un film américain réalisé par Dudley Nichols, sorti en 1947. Le film est une adaptation de la pièce de théâtre Le deuil sied à Électre d'Eugene O'Neill, adaptation moderne de l'Orestie d'Eschyle, transposée aux États-Unis après la guerre de Sécession.
Le film a intéressé Frantz Fanon, (Peau noire, masques blancs, points p.135-136), qui consacre une note importante au personnage d'Orin, et fait du film une belle description d'un œdipe incestueux. Le drame familial est calqué sur la pièce, Orin correspond à Oreste dans la tragédie grecque, et Vinnie à Électre.
Lavinia Mannon part en voyage pour New York avec sa mère Christine et découvre qu'elles sont toutes les deux amoureuses du même homme, Adam Brant. Le retour d'Ezra Mannon, mari et père des deux femmes, accélère les événements, car en réalité Adam n'est autre que le fils du frère d'Ezra, autrefois chassé de la maison familiale. Adam veut se venger et peut compter sur la complicité de Christine, qui déteste son mari...

Source : http://encinematheque.fr/bibli/A0/A027/index.asp

1 commentaire:

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    http://nitroflare.com/view/3D12827797F1BF8/Mourning_Becomes_Electra_1947.avi

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