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lundi 2 mars 2015

Rue Morgue ...

Pour les adorateurs de ce bon vieux Edgar Allan Poe, il faut insister sur le fait que ce film ne relève pas d’une adaptation au moins fidèle, sinon respectueuse de la nouvelle « The murders in the rue Morgue ». Il s’agit plus d’une variation autour du thème : « un tueur dans la ville », ou plutôt ici « des meurtres dans la rue ». Car le scénario ne s’intéressera pas tout de suite au tueur à proprement dit et à ses motivations, la première partie du film se limitant à nous montrer des meurtres, en évoquant seulement son auteur, qu’on dit ressemblait à un « monstre » et dont certains témoignages font part d’un hypothétique « fantôme ». Bref, le mystère reste entier puisqu’on n’explique toujours pas la violence des crimes commis ni les hurlements d’effroi des victimes à la vision de leur bourreau… Cette partie-là du métrage reste de loin la plus intéressante.
Roy Del Ruth envisage le suspens d’une façon assez peu conventionnelle pour l’époque, en filmant ses meurtres avec gourmandise et dynamisme, le tout bénéficiant d’un technicolor plus pastellisé, c’est pas possible (si on omet bien sûr le psychédélique Le magicien d’Oz). La séquence des mannequins est à ce titre exceptionnelle, se démarquant surtout par un surréalisme inattendue autant que salutaire pour un film de studio.
Le fantôme de la rue Morgue offre au spectateur l’occasion de revisiter ou de découvrir un classique du cinéma fantastique des années 50. On peut saluer l’initiative de la Warner, pour sa désormais abondante Collection Légende du Cinéma. En revanche, on restera perplexe sur leur appréciation approximative du film, faisant curieusement entrer ce dernier dans leur « sélection film noir » alors que le film est en technicolor et n’a rien d’un film criminel !
Une excellente adaptation d'une des plus célébres nouvelles de POE. Une réalisation soignée aux couleurs chatoyantes dignes de meilleurs films de la hammer, ce film de 1954 a bénéficié d'une remarquable reconstitution en technicolor (il était en noir et blanc à la base),ce qui rend le film trés agréable à suivre, l'interprétation d'ensemble est trés bonne surtout Karl malden en scientifique malveillant, les meurtres sont sur le plan esthétique trés bien rendus, le film a remarquablement bien vieilli d'autant qu'il est impossible de s'ennuyer grâce à une mise en scéne dynamique ainsi qu'une petite pointe d'humour qui fait plaisir. 


                                
 

Bref je ne peux que vous conseiller de le voir d'urgence. A noter que le film n'est disponible qu'en version originale sous-titrée en français, celà nous donne des phrases du genre "you're very pretty mademoiselle" ou "you're the killer monsieur" c'est assez drôle et comme l'action se passe à Paris, celà rend le film encore plus attrayant. Bon film. 
L'un des grands classiques du cinèma fantastique, le thème de la cèlèbre nouvelle d'Edgar Allan Poe ayant servi de base à un nombre incalculable de films plus ou moins fidèles à l'esprit du rècit de l'ècrivain! Bènèficiant d'une excellente reconstitution, Roy del Ruth adapte l'une des fameuses « Histoires extraordinaires » de Poe où un monstrueux gorille s'attaque aux habitants d'une rue imaginaire de Paris!  Source : http://www.dvdcritiques.com/Dvd/4215


                               


Le rèalisateur de ce film, tournè par le procèdè relief « 3D » , exploite vaguement le thème de « la Belle et la Bête » , qui avait ètait nettement soulignè dans l'un des plus beaux chefs d'oeuvre du genre, "King Kong", de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack! Dans le rôle du Dr. Marais, Karl Malden nous gratifiait là d'une belle composition face à Claude Dauphin qui interprète ici l'inspecteur Bonnard! Un fort bon classique de la Warner avec bracelet à clochettes (attention le bruitage peut agacer) et singe dèchaînè! A ma connaissance, trois films ont ètè tirès de la nouvelle de Poe! Le premier a ètè rèalisè en 1932 par Robert Florey, le second (celui-ci) en 1954 et Gordon Hessler en a fait une troisième version en 1971, avec Jason Robards! Prècisons qu'il s'agit de trois longs-mètrages qui se situent à la limite du policier et du fantastique! A noter que pour un film aussi court, on y trouve une « intermission » . Chose rare... Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-4343/critiques/spectateurs/




                               


Durant les années 60, l’AIP (American International Pictures) décide de produire un métrage d’épouvante plus ambitieux que les séries B confectionnées habituellement en son sein. LA CHUTE DE LA MAISON USHER va connaître un tel succès que cela mènera Roger Corman, instigateur original du projet, à mettre en scène d’autres adaptations d’Edgar Allan Poe. Toutefois, lorsque le réalisateur décide de prendre une autre voie, après LA TOMBE DE LIGEIA, les patrons de l’AIP, Samuel Arkoff et James Nicholson, vont continuer d’exploiter le nom de l’écrivain, parfois de manière très discutable. Gordon Hessler va alors réaliser les trois derniers films liés à Edgar Allan Poe qui seront produits par l’AIP. Après LE CERCUEIL VIVANT et LES CROCS DE SATAN, le cinéaste se voit confier la réalisation de MURDERS IN THE RUE MORGUE.
Le titre du film ne devrait laisser planer aucun doute mais MURDERS IN THE RUE MORGUE n’est pas vraiment une adaptation de la nouvelle «Double Assassinat dans la rue Morgue». Le scénariste Christopher Wicking et le réalisateur Gordon Hessler vont faire un choix radical. En effet, pour eux, l’histoire originale d’Edgar Allan Poe est bien trop connue, ne laissant donc pas vraiment de place au suspense. C’est pourquoi, MURDERS IN THE RUE MORGUE va intégrer l’histoire de manière assez inattendue. Le personnage central du film devient un comédien, chef d’une troupe de théâtre, spécialisée dans les œuvres sanguinolentes. «Double Assassinat dans la rue Morgue» nous est ainsi présenté comme l’œuvre jouée dans la tradition du Grand Guignol par la troupe de théâtre. Une idée qui place donc naturellement l’intrigue du film à la fin du XIXème siècle et à Paris. Les auteurs placeront d’ailleurs quelques clins d’œil historiques sans que cela n’ait de véritable intérêt dans l’intrigue, allant même jusqu’à des points critiquables d’un point de vue chronologique. Ainsi, l’histoire se déroule pendant une exposition universelle, donnant l’occasion de présenter une sorte de fête foraine. Ou bien le chef de la police, interprété par Adolfo Celi, n’est autre qu’un certain Vidocq. Toutefois, on n’oublie pas qu’il s’agit d’un film lié à l’œuvre d’Edgar Allan Poe et MURDERS IN THE RUE MORGUE fait ainsi référence à des tortures (comme dans «Le Puits et le Pendule»), évoque le fait d’être enterré vivant ou bien met en scène un primate assassin («Double Assassinat dans la rue Morgue») . Mais, à vrai dire et malgré tout cela, MURDERS IN THE RUE MORGUE puise plutôt dans l’œuvre de Gaston Leroux. Une grande partie de l’intrigue n’est pas sans rappeler «Le Fantôme de l’Opéra» avec un homme défiguré et nourrissant une passion pour une artiste. On sera même surpris de retrouver Herbert Lom dans ce rôle puisqu’il incarnait quelques années auparavant le personnage principal du FANTOME DE L’OPERA version Terence Fisher


                

Enfin, MURDERS IN THE RUE MORGUE essaie de donner un aspect étrange à son intrigue avec les cauchemars de l’héroïne dont on ne sait s’il s’agit de souvenirs du passé ou de prémonitions. Cela permet à Gordon Hessler de créer plusieurs passages oniriques et cauchemardesques qui s’avèrent, au final, bien peu élaborés. Surtout en comparaison des séquences surréalistes et colorées du MASQUE DE LA MORT ROUGE réalisé par Roger Corman quelques années auparavant. Cet exemple n’est pas choisi au hasard car MURDERS IN THE RUE MORGUE se montre justement trop terne et donc peu coloré comparé aux autres adaptations d’Edgar Allan Poe produites par l’AIP. En 1971, nous sommes ainsi clairement en fin de cycle, les moyens ne sont plus vraiment ce qu’ils étaient et ce même si le film est tourné dans des décors naturels en Espagne.


           
                


S’il se montre un métrage un peu faible, MURDERS IN THE RUE MORGUE a tout de même des qualités. Particulièrement sa distribution qui s’avère plutôt prestigieuse et internationale à un détail près. Curieusement, alors que Gordon Hessler a mis en scène Vincent Price auparavant dans LACHEZ LES MONSTRES et LES CROCS DE SATAN, le comédien brille par son absence dans ce film. Son génie aurait pourtant donné un peu plus de peps au personnage principal qui sera finalement interprété par Jason Robards. Choix des plus curieux, le comédien n’ayant que très rarement œuvré dans l’épouvante et il se montre un peu absent ici. La séquence d’étouffement avec un oreiller est assez éloquente, le comédien jouant de manière détachée et vient donc donner du crédit à Gordon Hessler qui affirme que l’acteur n’avait pas une envie folle de participer à un film d’horreur.


                               


Heureusement, Herbert Lom donne de la prestance à un tueur fantomatique et défiguré et il se voit prêter main forte par un acolyte haut comme trois pommes, Michael Dunn. Ce dernier apporte un côté bizarre à un métrage qui aurait justement nécessité plus de folie pour emporter l’adhésion. Comme déjà évoqué, Adolfo Celi joue le policier menant l’enquête alors que l’autrichienne Maria Perschy incarne une femme de petite vertu. Tout ce petit monde fait de son mieux et réussit à sauver, au final, un métrage manquant tout de même d’envergure ! Au moment de sa sortie, l’AIP prend la décision de raccourcir et modifier le film, mettant de côté le montage supervisé par Gordon Hessler. Cela n’aidera pas vraiment MURDERS IN THE RUE MORGUE qui ne trouvera pas son public. Bien que tout le monde pensait que le montage original était perdu, contre toute attente, le film refait surface à la télévision américaine durant les années 2000 dans la version voulue par Gordon Hessler à l’époque. C’est assez naturellement que ce montage se retrouve sur le DVD sorti quelques mois plus tard aux Etats-Unis. Source : http://devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=2392&NamePage=murders-in-the-rue-morgue--meurtres-a-la-rue-morgue-

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