.

.

mercredi 25 mars 2015

René Dary

René Dary (de son vrai nom Anatole Antoine Clément Mary), né le 18 juillet 1905 à Paris 6e et mort le 7 octobre 1974 à Plan-de-Cuques (Bouches-du-Rhône), est un acteur et réalisateur français.
René Dary est le fils de l’artiste de café-concert Abélard, dit le Comique Idiot. Il est l'une des vedettes à avoir commencé le plus jeune sa carrière cinématographique. En effet, on le voit sur grand écran, dès l'âge de trois ans sous le nom de Bébé Abelard au temps du muet, sous la direction de Louis Feuillade. Il tourne avec lui pas loin de quatre-vingts courts-métrages en trois ans. Pourtant, le contrat est résilié en 1913, au profit d'un autre enfant plus jeune (et moins cher !) René Poyen. Dès 1916, il fait ses débuts sur les planches avec Lucien Guitry. Il abandonne assez vite ce métier pour aider son père à la gestion d’un cinéma dans le XXe arrondissement de Paris. Il retrouve le chemin du théâtre bien plus tard, interprétant en particulier, Le Temps des cerises de J.L. Roncoroni, Marius de Marcel Pagnol et Ce soir à Samarcande de Jacques Deval. Ses rôles les plus marquants au cinéma sont Nestor Burma dans 120, rue de la Gare, Riton, le complice de Jean Gabin dans Touchez pas au grisbi, et le maire du village dans Les Risques du métier avec Jacques Brel. Mais à son tout début, il faut noter ses performances dans Le Révolté en matelot anarchiste à la forte tête, et dans Le Carrefour des enfants perdus qui relatait la difficile création d'une maison de redressement pour délinquants. 


                               


Huit hommes dans un château est un film français réalisé par Richard Pottier en 1942.
Une série de meurtres a été commis. Un couple d'écrivains, spécialisé dans les romans policiers, les Paladine, intrigué et intéressé par les causes et les circonstances de ces morts, mène sa propre enquête dans le château de la comtesse de Chanceau. La nièce de la vieille dame, un jeune acteur et un juge d'instruction aident bientôt les Paladine à démêler les liens de l'intrigue et à lever le mystère sur l'identité de l'auteur, ou des auteurs, de ces crimes mystérieux...Pierre Palau : Le notaire ,Roger Champi : Firmin ,Jean Meyer : Le neveu du notaire ,Jean Daurand : L'acrobate ,André Carnège : Le juge d'instruction ,Maurice Pierrat : Le maître d'hôtel ,Charles Lemontier : Le cuisinier ,Jean Morel : Le commandant Dupuis ,Georges Vasty : L'inspecteur ,Robert Arpin : Le mousse ,Eugène Frouhins : Le jardinier ,Maxime Fabert : L'ivrogne ,Gabrielle Fontan : L'aubergiste ,Hélène de Verneuil : La dame au spectacle ,Julienne Paroli : Une autre aubergiste.



       
Sportif accompli, René Dary fit également de la boxe dans les années trente, sous le nom de Kid René, mais aussi du music-hall sous le pseudonyme de René Duclos. Il participa à des opérettes comme Normandie de Paul Misraki et Trois valses d'Oscar Straus. Entre 1934 et 1937, il fit partie de la troupe du théâtre des Bouffes-Parisiens. Considéré comme un probable remplaçant de Jean Gabin qui avait quitté la France pendant l'Occupation, le 19 mars 1942, il est du voyage qui mena un certain nombre de comédiens en vogue à l'époque (Suzy Delair, Junie Astor, Danielle Darrieux, Albert Préjean, Viviane Romance, etc.) à Berlin, à l'invitation du gouvernement allemand. Il participa également à des séries télévisées comme Les Cinq Dernières Minutes, dans les épisodes On a tué le mort et Les Enfants du Faubourg, mais c'est en 1965, qu'il acquiert une très grande notoriété en incarnant le commissaire Ménardier dans la célèbre série Belphégor ou le Fantôme du Louvre de Claude Barma, avec Juliette Gréco et François Chaumette. On le voit aussi comme commissaire Lefranc dans sept épisodes de la série Les Compagnons de Baal en 1968. Il écrivit aussi des romans, comme Express 407.
Il tourne une dernière fois en 1968, pour le cinéma, dans Goto, l’île d’amour de Walerian Borowczyk et pour la télévision en 1974 dans Une affaire à suivre. Second rôle durant toute sa carrière, il était l'incarnation même du Français, petit, râleur bagarreur, mais bon cœur. Il fit aussi bon nombre de doublages (Westerns, Policier, Séries T.V. (Les Incorruptibles, etc.)



   



Port d'attache est un film français réalisé par Jean Choux, sorti en 1943.
Un marin démobilisé arrive dans un petit village et propose à un vieux solitaire, le père Garda, de l'aider à remettre en état son domaine. Une entorse force le vieux à accepter. René recrute alors une bande de ch meurs parisiens pour constituer une équipe qui travaille de tout son coeur. La jalousie pousse un gars du pays à semer la discorde dans le groupe et à monter les villageois contre René. Celui-ci a le dernier mot, il corrige son rival et épouse la jolie Ginette tandis que pétillent les feux de la Saint-Jean. 



                                    


Les Risques du métier est un film dramatique français réalisé par André Cayatte, sorti en 1967. Il traite le sujet de l'accusation injuste de pédophilie.
Dans cette remarquable adaptation d'un roman de Simone et Jean Cornec, on suit le calvaire vècu par un instituteur accusè de pèdophilie (acte puni, à l'èpoque, des travaux forcès à perpètuitè) par plusieurs de ses èlèves! Un homme qui va subir l'èpreuve du petit village où il vit dont les habitants le jugent coupable avant la moindre vèrification des faits! Y compris de sa propre èpouse, troublèe par les tèmoignages prècis des diffèrentes jeunes filles (la redoutable Delphine Desyeux) et superbement incarnèe par Emmanuelle Riva! Andrè Cayatte maîtrise parfaitement son sujet puisqu'il ètait avocat avant de passer à la mise en scène! Et la plupart de ses longs-mètrages sont des films judiciaires pleins d'habiletè! A l'image de ce suspense prenant qui se rèvèle un grand film sur la diffamation! De plus, Cayatte montre le pouvoir de la foule contre l'homme seul, prèfigurant nombres de cas judiciaires similaires des annèes suivantes! Les habitants de ce petit village normand prèfèrent lyncher un homme plutôt que de prendre le risque de la prèsomption de son innocence! Portè par un Jacques Brel admirable (le film lui doit beaucoup), "Les risques du mètier" rèunira plus de 3,5 millions de spectateurs à sa sortie en 1967! Et ce n'est que justice tant l'oeuvre de Cayatte est une rèussite à tous les niveaux... Comme souvent chez Cayatte, nous voilà avec un personnage central pris dans l'engrenage de la machine judiciaire ("Justice est faite","Nous sommes tous des assassins", "Il n'y a pas de fumée sans feu"...) dans un récit à double niveau, le second éclairant le premier. Soit un récit au présent dont la réalité affirmée est démentie par de fréquents flash-back qui donnent à en découvrir une autre. Un réalisateur toujours fasciné par les jeux de miroirs, ces objets qui révèlent l'inverse des choses. Une obsession pour l'envers du décor, cet au-delà du simple reflet qui se retrouve dans nombre de ses films et fait mouche.


           


On ne peut s'empêcher de penser à Outreau en voyant ce film, vieux de presque cinquante ans, où tout se joue sur la parole sacrée de l'enfant et aucune preuve matérielle, à quoi s'ajoute l'émulation, ici de jeunes filles réprimées par l'époque, ( nous sommes avant 68 ). Cayatte continue à dénoncer les travers de la police-justice- et les hypocrisies d'une ville de province, théâtre étouffant où tout se passe en trompe-l'oeil. Le personnage de Christine Fabrega est intéressant, lui aussi, qui n'hésite pas à instrumentaliser le pseudo-calvaire de sa fille pour une célébrité éphémère dans les médias. Cayatte frappe encore une fois fort et juste.
André Cayatte est un spécialiste du film social : Mourir d'aimer en 1971 raconte la liaison d'une enseignante avec l'un de ses élèves, âgé de 16 ans, inspiré d'un fait divers. Quatre ans plus tôt, il s'attaque à un autre fait divers, sur le drame de la pédophilie, d'après un livre de Simone et Jean Cornec, un couple d'avocats. Avec Jacques Brel en instituteur accusé de pédophilie, ce film dramatique rappelle la France des années 60 : les juges avec leurs euphémismes, les jeunes filles avec leurs "oui monsieur.", "non monsieur" (ce qui ne les empêche pas de mentir, évidemment). Emmanuelle Riva s'érige en conscience du film, avec cette même voix languissante qui ponctuait Hiroshima mon amour. Mais Les Risques du métier est surtout l'un des plus beaux rôles de Jacques Brel au Cinéma. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-37067/critiques/spectateurs/

2 commentaires: