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samedi 7 mars 2015

Peter Hyams

Peter Hyams est un réalisateur, producteur et scénariste américain, né le 26 juillet 1943 à New York (États-Unis).Petit-fils du producteur de théâtre Sol Hurok, Peter Hyams devient journaliste à la chaîne de télévision CBS et réalise en 1966 un documentaire sur la guerre du Viêt-nam.
En 1974, il met en scène son premier long métrage intitulé Les Casseurs de gangs. Mais c'est en 1979 que Peter Hyams connaît la consécration avec le drame sentimental Guerre et passion.
Dans les années 80, le cinéaste se spécialise dans la science-fiction (Outland... loin de la terre en 1981, 2010 en 1984) et le thriller (La Nuit des juges en 1983, Presidio, base militaire, San Francisco en 1988). A partir de 2010, Peter Hyams, scénariste de la plupart de ses films, supervise également la photographie de ses oeuvres. Il fait également office de directeur de la photographie sur la plupart de ses films.
Il a commencé sa carrière comme journaliste. Il se fait remarquer avec son film Capricorn One en 1978, où un journaliste découvre une vaste machination destinée à faire croire que des astronautes ont atterri sur Mars. Il a surtout mis en scène des films de science-fiction (Outland ou 2010 : l'année du premier contact, la suite de 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick) et des films d'action (Timecop et Mort subite avec Jean-Claude Van Damme).



                                


En 1977, Peter Hyams s’attaque avec "Capricorn One" à une fameuse théorie du complot - l’Homme n’a jamais marché sur la Lune - et signe l’une des derniers fleurons de ces conspiracy movies qui ont fait les beaux jours du cinéma américain des années 60 et 70 : "Seconds", "Un crime dans la tête", "Greetings", "Conversation secrète", "A cause d’un assassinat", "Les hommes du Président", "Winter kills", "La théorie des dominos" et autres "Trois jours du Condor", soit autant de fictions paranoïaques produites par Hollywood en écho au scepticisme d’un peuple qui depuis le 22 novembre 1963 et l’assassinat de Kennedy, a perdu confiance en ses institutions et son pouvoir politique. L’affaire des papiers du Pentagone en 1971 et celle, retentissante, du Watergate un an plus tard ont amplifié le sentiment diffus d’une conspiration aux contours imprécis, organisant mais dans l’ombre, les grands événements de ce monde. Parmi eux, le programme Apollo et ses différentes missions ont fourni la matière de l’une des théories du complot les plus délirantes du siècle dernier. Ainsi, aucune capsule de la NASA ne se serait jamais posé sur la Lune, ni le 21 juillet 1969, ni plus tard. Les premiers pas engourdis de Neil Armstrong et de Buzz Aldrin, les images vidéo de la mission retransmises en direct depuis l’espace, les deux astronautes plantant le drapeau américain sur la surface de la Lune, le module insectoide sur fond opaque, tout cela aurait été mis en scène quelque part aux Etats-Unis, dans des décors dignes d’une superproduction hollywoodienne, comparable à celle que découvre Sean Connery au détour de son enquête dans "Les diamants sont éternels".


          

Pour ceux qui croient à cette hypothèse, le mobile est simple : la mise sur orbite du Spoutnik soviétique en octobre 1957 a contraint les Américains et la NASA, alors en pleine paranoïa anti-rouge, à fabriquer l’illusion d’une conquête de la Lune. Evénement hautement symbolique tant l’issue de la guerre froide semblait alors indexée à celle de l’espace. Et, comme dans toute théorie du complot, les preuves qui accréditent la thèse d’une conquête trafiquée font, depuis quarante ans, l’objet d’innombrables exégèses : pourquoi le drapeau américain a-t-il flotté à la surface de la Lune en l’absence d’atmosphère ? Si le module a effectivement atterri sur la Lune, pourquoi aucune trace de cratère ou de soulèvement de poussière dû à la flambée des réacteurs, n’est-elle visible sur les photos et les vidéos transmises par la NASA ? Pour quelles raisons ne discerne-t-on aucune étoile dans l’espace ? Comment expliquer qu’une dizaine d’astronautes soient décédés depuis 1969 dans des conditions jugées étranges ? Etc… Autant d’interrogations mille fois réfutées par des experts et des scientifiques de tous poils mais en vain.


                  


Au moment d’écrire le scénario de "Capricorn One" en 1975, Peter Hyams (futur réalisateur de "Outland") se souvient de son expérience de réalisateur de télévision, lorsque pour la chaîne CBS, il filmait en studio les simulations d’alunissage des missions Apollo. Convaincu qu’aux yeux du monde, l’événement ne tient au fond qu’à une confiance sans failles dans la réalité des images (photos et vidéos) et des témoignages d’une poignée d’astronautes, Hyams transpose la théorie du complot spatial de la Lune à Mars.Le film s’ouvre quelques minutes avant le lancement de la fusée Capricorn One en direction de la planète rouge. Soudain, les trois astronautes sont contraints de quitter le cockpit et transférés dans une base désaffectée  de la Californie tandis que l’Amérique assiste, médusée, au décollage de l’engin. Là, ils découvrent une régie de contrôle parallèle, doublure secrète du centre de Houston dirigé par un certain Dr Kelloway (Hal Holbrook, « Gorge Profonde » dans "Les hommes du Président"), et une réplique grandeur nature d’un bout de la surface de Mars. A l’occasion d’un monologue édifiant, Kelloway expose à ces astronautes éberlués, les motifs de la supercherie (maintenir intacte l’hégémonie américaine) et surtout sa nécessité : lassitude du public à l’égard des missions Appolo, budget pharaonique du programme spatial qui, pour l’aile démocrate du pays, empêche une politique sociale d’envergure .



                

le film enregistre en filigrane le passage de la Nouvelle Frontière prônée par JFK en 1961 à la Frontière des inégalités défendue par Johnson, risque d’échec qui sonnerait le glas du programme spatial et remise en question de la volonté de puissance de l’Amérique, largement décrédibilisée par la débâcle du Viêtnam.
Après des mois de fausse mission au cours desquels les trois hommes ont consenti (un brin forcés) à jouer le jeu du canular, ceux-ci réalisent que le responsable du programme de substitution a décidé de les éliminer, afin de garder intact le secret. Le film quitte alors le terrain de la conspiration pour celui d’une course-poursuite classique entre des agents du gouvernement et les trois astronautes, perdus dans un désert inhospitalier qui, ironiquement, ressemble à la surface de Mars. L’intérêt principal de "Capricorn One" réside dans la façon dont il spécule sur un certain état du rapport des téléspectateurs aux images, un rapport de confiance naturelle, voir c’est croire, vérité et vraisemblable se confondent. Nous sommes dans les années 1970, les images disaient encore vrai. Aujourd’hui, cette question nous semble sans doute un peu caduque, tant la télévision n’est plus là pour produire du réel mais son impression.
Source : 
http://www.hollywood70.com/article-34280592.html



                                


A la base, Peter Hyams souhaitait réaliser un western « classique » mais à cette période (début des années 80) les studios ne misaient plus trop sur ce genre ; la science-fiction, en revanche, avec les sorties retentissantes des deux premiers épisodes de la saga Star Wars (1977 et 1980) et d’Alien (1979), était alors largement plébiscitée par le public et les producteurs. Hyams s’est donc adapté à cette nouvelle demande sans pour autant renoncer à ses idées de base – c’est d’ailleurs ce qui contribue à faire d’Outland un film singulier.
La trame emprunte beaucoup à celle du célèbre western Le Train sifflera trois fois (High Noon, 1952) – comme quoi Hyams est clairement resté dans la lignée de son projet initial. On retrouve en effet la figure du shérif livré à lui-même (Gary Cooper dans High Noon, Sean Connery dans Outland) dont les appels à l’aide, face à la menace qui le guette, se heurtent à l’indifférence, la peur ou encore les intérêts d’une foule passive. Hyams ajoute à ce schéma de base des éléments propres à sa sensibilité, agrémentant notamment le récit d’un discours pointant les dérives du capitalisme – et plus particulièrement sa recherche effrénée de la performance économique au détriment, parfois, de la sécurité des individus. Pour illustrer ce point de vue, Outland met en scène un cas de figure assez extrême mais qui, à bien des égards, n’est pas si éloigné d’une certaine réalité – en ce sens que si on les recensait à l’échelle de la planète, les situations plus ou moins comparables (sur le fond) à celle décrite dans le film seraient certainement très nombreuses.
Fondamentalement, Outland pourrait donc être transposé dans n’importe quel pays capitaliste et se dérouler au 20ème siècle, sans que le sens de l’histoire n’en pâtisse le moins du monde ; pour autant, quitte à faire un film de science-fiction, Hyams a su utiliser intelligemment le genre et le mettre au service de son récit. 



   

D’abord, en situant l’action dans une base spatiale, le metteur en scène est parvenu à créer – avec un indéniable sens du cadre et du rythme – un climat de huis-clos étouffant qui renforce la tension inhérente à l’histoire ; ensuite, le décor et l’environnement jouent un rôle capital dans la confrontation finale, laquelle est d’ailleurs particulièrement crédible et soignée.
Le scénario est un modèle de simplicité et de sobriété. L’enquête est limpide, les personnages bien définis, et l’action privilégie le réalisme au spectaculaire. Sur ces différents points, Outland témoigne à nouveau de ses filiations avec le western classique, de même que par son manichéisme assumé – l’opposition entre le bien et le mal étant volontairement très marquée. Quant à William T. O’Niel (le shérif incarné par Sean Connery), c’est un héros crédible, humain, d’un certain âge (l’acteur a une cinquantaine d’années à l’époque du tournage), dont le premier réflexe est de chercher de l’aide quand le danger se précise. A la fin du film, il utilise d’ailleurs principalement la ruse pour survivre – conscient qu’un corps à corps avec ses ennemis lui serait probablement fatal.


                


En accordant un soin tout particulier à l’atmosphère (la montée progressive de la tension est plutôt réussie) et à la crédibilité des situations, Hyams signe un western cosmique cohérent et épuré, servi par un prestigieux casting : Sean Connery exprime parfaitement le mélange de force, d’intégrité et de sensibilité qui caractérise son personnage, tandis que Peter Boyle – une « gueule » du cinéma américain (vu notamment dans The Friends of Eddie Coyle, Taxi Driver, Hardcore) – est plus que convaincant en parfait salaud.
Sans se placer parmi les chefs d’œuvre du cinéma américain de science-fiction des années 70-80 – parmi lesquels je citerais Rollerball, Alien et bien entendu Blade Runner -, Outland est un film dont la rigueur et l’humilité (Hyams ne cherche pas à en mettre plein la vue, mais « simplement » à raconter une bonne histoire) ne sont pas sans rappeler les caractéristiques de son protagoniste. Et si l’on peut pointer quelques détails discutables (les tueurs agissent assez stupidement ; la conclusion dénote un peu avec la tonalité globale du film), ceux-ci n’ébranlent pas sérieusement la solidité de l’ensemble. Source : http://www.citizenpoulpe.com/outland-peter-hyams/

2 commentaires:

  1. https://bdl15so8db.1fichier.com/
    http://turbobit.net/4mkwkfu25jkq.html

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  2. Zik : http://www.ulozto.sk/x7gFNdG/capricorn-one-www-soundtrack-centrum-cz-rar

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