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dimanche 8 mars 2015

Paul Gonsalves

Paul Gonsalves était un saxophoniste (saxophone ténor) de jazz.
Il est né dans l'État de Rhode Island et commence par jouer de la guitare mais se met rapidement au saxo ténor.
Il commence à jouer dans l'orchestre de Count Basie en 1946 après son service militaire. Il rejoint l'orchestre de Duke Ellington en 1950 en remplacement de Ben Webster et finira sa carrière avec lui.
Le style de Gonsalves devient plus expérimental, il joue avec les atonalités bien avant John Coltrane et Eric Dolphy. Il a un style très personnel, qui le fait qualifier de "Bacchus au ténor", sans doute à cause de sa forte attirance pour les boissons alcoolisées.
Son morceau de bravoure est le long solo (27 fois 12 mesures) dans "Diminuendo and Crescendo in Blue" au festival de Newport en 1956.
Narcoleptique, il avait tendance à s'endormir au cours des concerts, ne se réveillant que pour prendre son solo avant de se rendormir. Il meurt dix jours avant Duke Ellington...


   

Né en 1920 d’une famille d’origine cap-verdienne, élevé dans le Massachusetts, le jeune Gonsalves apprend la guitare avant d’adopter le saxophone, devenant professionnel pendant la Seconde Guerre mondiale. Digne successeur de Don Byas au sein de l’orchestre de Count Basie, il est aussi le frère d’armes des beboppers dans le big band de Dizzy Gillespie, à la fin des années 40. Mais c’est au fauteuil de Ben Webster que le convie le Duke, en 1950. Il s’y épanouit, apportant au monde ellingtonien sa sonorité étrange, presque voilée, et son phrasé très affirmé, souvent sur le fil du rasoir par rapport à la progression harmonique qu’il prend plaisir à mettre en danger. Capable de l’émotion la plus vive dans les ballades, qu’il ornemente de mélismes complexes avec un goût très sûr, Gonsalves sait aussi construire de longs solos, sur le blues comme sur des grilles plus sophistiquées, relançant l’intérêt de l’auditeur et de ses confrères par des procédés efficaces, par exemple en doublant le tempo, ou en prenant des risques inconsidérés dans des breaks vertigineux.


                                     

Abondamment sollicité à l’extérieur de l’orchestre du Duke, Paul Gonsalves n’est pourtant jamais aussi inspiré qu’en son sein, jouant  en quelque sorte le rôle de l’avant-garde de la formation, selon l’expression d’Ellington. Pour évoquer ce ténor exceptionnel, j’ai le plaisir de recevoir pour la première fois dans cette émission l’un de ses admirateurs, le saxophoniste André Villéger, qui fête cette année un demi-siècle de jazz auprès des meilleurs, de Bill Coleman à Wynton Marsalis en passant par Gunther Schuller et Patrice Caratini.
Source : http://www.francemusique.fr/emission/le-matin-des-musiciens-du-mardi/2013-2014/paul-gonsalves-avec-andre-villeger-05-06-2014-11-02

1 commentaire:

  1. http://uploaded.net/file/ax5r0pcg/uv9dn.Paul.Gonsalves.Discography.10.Albums.19601973.MP3.part1.rar
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