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jeudi 19 mars 2015

Marcel Blistène

Marcel Blistène, plus connu sous le nom de Blistène est un réalisateur français, né à Paris le 3 juin 1911. Il débute comme journaliste dans la rubrique des faits divers puis devient critique de cinéma dans différentes publications. Il a plutôt la plume acerbe écrivant surtout sur le cinéma français des années 30. Ses préférences cinématographiques le mènent vers Charles Chaplin, René Clair ou Jean Renoir. Il devient lui-même assistant réalisateur pour quelques films de facture modeste. C’est après la guerre que Marcel Blistène réalise son premier long métrage «Etoile sans lumière» (1945) qui met en scène une jeune provinciale à la voix sublime, Edith Piaf, obligée de doubler une chanteuse sans voix, Mila Parély : rivalités, trahisons, faux semblants, romance et happy end sont au programme de ce mélodrame caractéristique des années 1940. Le film se voit sans déplaisir grâce à la présence d’acteurs comme Jules Berry et de Serge Reggiani. La production cherche à mettre en vedette Edith Piaf alors qu’elle est déjà une grande vedette de la chanson. Elle impose, par ailleurs, son protégé du moment, le jeune Yves Montand dont c’est la première apparition au cinéma. 



                               

L’année suivante, Marcel Blistène signe une belle réussite avec «Macadam» et ses interprètes, Françoise Rosay, Paul Meurisse et Simone Signoret, un film noir qui s’inscrit dans le courant naturaliste du cinéma français alors à la mode et qui met l’accent sur des sentiments vils et des passions morbides. En 1947, il montre une autre facette de son cinéma avec «Le sorcier du ciel», biographie filmée du curé d’Ars, avec Georges Rollin, Alfred Adam et Dora Doll. Cette figure ecclésiastique du XIX siècle, nommé «patron de tous les curés» par le pape Pie XI inspire à Blistène un récit classique sur l’existence de ce dernier avec des moments lyriques correspondant aux différents miracles qu’il a effectués. Dans le rôle, Georges Rollin s’empare avec conviction de son personnage même si on peut regretter son interprétation grandiloquente et parfois excessive. Nouveau changement de registre en 1950 avec une adaptation réussie de la bande dessinée à succès de Louis Forton, «Bibi Fricotin» avec le sympathique Maurice Baquet (membre du groupe octobre et de la bande à Prévert). Le film est assez rythmé et permet d’apercevoir quelques acteurs connus dans des personnages inattendus: Louis de Funès, Jacques Dufilho, Yves Robert ainsi que la silhouette juvénile de Jean Pierre Mocky. 



                


En 1953, Blistène propose un drame sentimental, «Le feu dans la peau» avec le couple vedette (au cinéma comme dans la vie) Giselle Pascal et Raymond Pellegrin. Le scénario tiré d’un roman de René Bragard joue sur la carte de la provocation dans le traitement de la relation entre les deux protagonistes au point que le film est interdit de projection par la mairie de Nice pour immoralisme et dont l’arrêt fait désormais jurisprudence. Vont suivre en 1954, «Gueule d’ange» avec Viviane Romance et Maurice Ronet, un film plus anodin, «Sylviane de mes nuits» (1957) avec Giselle Pascal et Franck Villard puis un dernier film en 1958, «Les amants de demain» avec Edith Piaf, qui représente tout ce que l’on aime dans le cinéma des années cinquante, une atmosphère parisienne, des personnages bien dessinés et crédibles. Il se détourne ensuite du cinéma pour travailler pour la télévision qui amorce son âge d’or. À la retraite dans les années 1970, il meurt d’hydrocution le 2 août 1991 à Grasse, laissant dix films d’un grand éclectisme. © Daniel CHOCRON 
Bibi Fricotin est un film français réalisé par Marcel Blistène en 1950, sorti en 1951, adapté de la bande-dessinée du même nom.
Pour retrouver l'héritage des ancêtres de son amie Catherine, le bondissant Bibi Fricotin, aidé de la voyante Fatma, traverse mille aventures drôles ou cocasses, grâce à de multiples moyens de locomotion, allant de la bicyclette à l'hélicoptère. 



   

Malgré les embûches semées sur sa route par l'oncle et la tante de la jeune fille, les Tartazan, l'héritage sera retrouvé chez un conservateur de musée.
De mon cycle Louis De Funès, Bibi Fricotin est le plus décevant. Déjà, malgré ce que laisse supposer l'affiche, le bougre n'apparaît que 5 minutes dans le film (et encore je suis gentil). Je pensais qu'en m'attaquant à un de ses films oubliés, je pourrais mettre la main sur un film étonnant, différent du reste de sa filmographie, finalement pas trop. On reste dans le ton comique franchouillard,...
Louis de Funes joue le rôle d'un maitre nageur avec une canne à pêche. La scène est prise d'un peu loin mais Louis de Funes s'énerve comme on aime. La scène se trouve à la fin du film et ne dure qu'une dixaine de secondes.       Source : http://le-cinema-de-louis.blogspot.fr/2013/07/bibi-fricotin.html


                               

Les Amants de demain est un film français réalisé par Marcel Blistène et sorti en 1959.
Un automobiliste qui vient de jeter son revolver dans la Seine tombe en panne dans une petite ville de la banlieue parisienne. Il passera la nuit dans un modeste hôtel-café-restaurant. Lorsqu'il sonne à la porte (c'est la nuit de Noël), il surprend le patron du café, sa famille et les voisins festoyant grassement et vulgairement. Simone, la femme du patron, sale et découragée, prostrée dans un mutisme avilie, est la tête de turc de la table. Son mari la trompe ouvertement avec la bonne et tout le monde en rit. Les joyeux convives l'obligent à chanter, et l'inconnu sera frappé par la mélancolie de sa mélodie. Elle-même, attirée par l'air triste de l'inconnu, s'éprendra de lui. Au moment où, excédée par l'infidélité de son mari, elle braque un revolver pour le tuer, l'inconnu détourne l'arme et, par un jeu psychologique étonnant, mais possible, le mari visé pardonne à cette femme qui l'aime au point d'avoir voulu le supprimer, si grande était sa souffrance ! 
Un super film d'un réal que je ne connaissais pas. 


   

Une belle histoire d'amour. Des amants magnifiques dans un monde de brutes. Des acteurs excellents (dont Edith PIAF, qui en plus d'être une bonne chanteuse est une excellente actrice. Michel Auclair aussi dans son rôle d'homme torturé par sa passion et son secret. Armand Mestral dans un rôle de séducteur brutal). On a aussi la plaisir de profiter de ses talents de chanteuse dans ce film avec notamment une séquence magnifique entre deux chambres... J'aime aussi beaucoup dans ce film l'oppostion entre l'individu et le groupe. Egalement formidable d'un point de vue esthétique (notamment avec ce procédé d'éclairage des visages avec une sorte de bande de lumière plus lumineuse au niveau des yeux, qui donnent un effet dramatique voire un peu magique, je crois que ça sert beaucoup le suspens aussi). Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=34974.html

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