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lundi 9 mars 2015

Geoffrey Keen

Geoffrey Keen, né à Wallingford, Oxfordshire (Angleterre) le 21 août 1916 et mort à Northwood (en), banlieue de Londres, le 3 novembre 2005, est un acteur britannique.
Il joua notamment le rôle du ministre de la défense Frederick Gray dans cinq James Bond entre 1977 et 1987. Il fait également des apparitions dans des films importants tel Le Docteur Jivago.
Cour martiale (Carrington V.C.) est un film britannique réalisé par Anthony Asquith, sorti en 1954.
Le major "Cooper" Carrington est un homme populaire et expérimenté mais totalement fauché. Le lieutenant colonel Henniker, en fait jaloux, refuse de l'aider. Cooper lui dit qu'il va voler dans le coffre et Henniker lui promet la Cour Martiale. Le méfait étant réalisé, il met sa menace à exécution tandis que la belle Alison Graham, essayant de l'aider, est surprise dans sa chambre, ce qui provoque un mini scandale. Accusé, Cooper sera sauvé in extrémis par le témoignage d'une standardiste tandis que sa femme le quitte...


            

Produit par Herman Cohen en 1959 en Angleterre, CRIMES AU MUSEE DES HORREURS fit scandale à sa sortie, et le comité de censure fut horrifié par la violence teintée d'un sadisme non dissimulé que distillait le film. Rien d'étonnant à cela, car dès les premières minutes, on assiste à un crime d'une rare ignominie, avec les fameuses jumelles citées plus haut. Celui-ci, pourtant, fut inspiré au scénariste par de vraies jumelles dont se servit un jeune homme pour assassiner sa petite amie, dans les années 30. Le réalisateur trouva d'ailleurs son inspiration pour CRIMES AU MUSEE DES HORREURS, après avoir visité le véritable musée des horreurs, propriété de Scotland Yard, qui abritait entre autres choses, la fameuse paire de jumelles.
CRIMES AU MUSEE DES HORREURS est un film surprenant, si l'on considère l'époque à laquelle il est sorti. En effet, il présente un certain nombre de scènes franchement sanglantes, d'autres assez déshabillées, mais plus étonnant encore, la cruauté des assassinats et la noirceur du personnage principal, Edmond Bancroft, font de ce film un OVNI dans la production de cette fin des années 50. Le film sera d'ailleurs descendu par la presse et la censure, et seul un public marginal, déjà adepte de ce qui allait devenir le Bis, le trouva à son goût et en fit un film incontournable. On ne peut s'empêcher de penser à L'ABOMINABLE DOCTEUR PHIBES, qui plus de dix ans plus tard mettait en scène avec le même acharnement morbide des meurtres savamment calculés et organisés.



   

Depuis, le cinéma nous a offert des centaines d'hectolitres d'hémoglobine, ce qui a pour conséquence de nous laisser un peu de marbre face à un film comme celui-ci et de nombreux autres. Considérés à leur époque comme outranciers, ils font aujourd'hui office de curiosité, pour ne pas être définitivement relégués au musée des horreurs du cinéma. C'est ainsi que CRIMES AU MUSEE DES HORREURS est l'un de ces films d'avant MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, d'avant LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE, aussi. Un film qui a connu son heure de gloire grâce à sa cruauté et qui laisse la place, s'effaçant pudiquement devant des productions d'aujourd'hui puissantes, vigoureuses et surtout outrageusement sanguinolentes.
Michael Gough, qui avait joué auparavant dans LE CAUCHEMAR DE DRACULA, interprète ici un journaliste ambitieux et cynique, comme on le constatera notamment dans la scène où il dédicace son dernier livre. Son physique inquiétant fait de lui le candidat idéal pour ce rôle de savant mégalo. 


                

Avide de reconnaissance, dopé par le succès de ses écrits, et doté d'une curiosité morbide, il s'intéresse de très près aux crimes sanglants perpétrés par l'assassin. On s'apercevra bientôt qu'il voue un véritable culte à la mort violente, en découvrant le musée des horreurs qu'il s'est amoureusement constitué, pour concurrencer le musée de la police londonienne. La visite s'avère édifiante, et en dit long sur le personnage : des corps de cire, mis en situation dans des scènes de torture, des visages emprisonnés de masques de fer, des mécanismes effrayants et une collection d'armes blanches à faire frémir.
Jusqu'à maintenant, nous n'avons pas eu de mauvaises surprises avec les films édités dans la collection Cinema De Quartier. Enfin ? Disons que cela n'est pas arrivé en dehors des films de monstres japonais (MOTHRA CONTRE GODZILLA ou RODAN). Que ce soit tant au niveau de l'image ou du son, il n'y a rien à redire et le boulot a été fait correctement. Le film a subi les outrages du temps et cela se ressent par divers défauts sur la pellicule mais on ne peut s'empêcher de trouver le résultat plus que satisfaisant.



                   


Un détail amusant concernant la censure anglaise, dont on connaît la réputation, encore aujourd'hui, fut d'envisager spécialement pour ce film une classification toute particulière : "SO", pour "Sadist Only", détail qu'on découvre en parcourant les notes de production présentes sur le DVD. On découvre également sur cette édition une interview de Jean-Pierre Bouyxou, acteur (entre autres activités ) pour Jean Rollin et Jesus Franco, qui resitue le film dans son contexte historique, et nous livre quelques autres petites anecdotes intéressantes. Comme pour tous les disques de la collection Cinéma de Quartier, Jean-Pierre Dionnet fait sa désormais célèbre présentation, sur fond d'images du film, apportant encore quelques infos sur le tollé que CRIMES AU MUSEE DES HORREURS a déclenché à sa sortie, et situant le film par rapport à la production d'autres films de la Hammer, qui à l'époque revisitait les films de monstres de la Universal. 
Source : http://www.devildead.com/crimesaumuseedeshorreurs/crimesaumuseedeshorreurs.htm

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