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vendredi 27 mars 2015

Edwige Feuillère

Photogénique sans être vraiment belle, dotée d'un port de tête altier et capable des émotions les plus intenses, Edwige Feuillère est un monstre sacré du cinéma d'après-guerre. C'est pourtant dans des rôles de femme légère et court vêtue (Une petite femme dans le train, 1932, de Karl Anton ; Les Aventures du roi Pausole, 1933, d'Alexis Granowsky) qu'elle débute au cinéma. Si elle est une vamp dans Topaze (1932) de Louis Gasnier, c'est Lucrèce Borgia (1935) d'Abel Gance, où elle s'expose dans le plus simple appareil lors d'une séquence, qui la transforme en vedette commerciale. Remarquée par ailleurs pour ses talents de comédienne sur scène, Edwige Feuillère se partage vite entre comédie hollywoodienne (J'étais une aventurière, 1938, de Raymond Bernard) et le grand film romanesque (L'Emigrante, 1939, de Léo Joannon). Mais sous l'Occupation, elle devient la " Grande Dame du cinéma français " avec La Duchesse de Langeais (1941) de Jacques de Baroncelli, où, théâtrale à souhait, elle impose un personnage de stature. Dans un style sensiblement proche, Max Ophüls lui fait tourner De Mayerling à Sarajevo (1939), un film à costumes dont l'ambiance internationale constitue son meilleur souvenir de tournage. 


                                     

Un autre drame, L'Idiot (1945) de Georges Lampin, lui donne un éclat magistral grâce au talent de l'opérateur Christian Matras. Puis on la retrouve ivre et débridée dans L'Honorable Catherine (1942) de Marcel L'Herbier. L'Aigle à deux têtes (1947) de Jean Cocteau crée la légende d'Edwige Feuillère : selon Cocteau, elle incarne à jamais " la reine des neiges, du sang, de la volupté et de la mort ". A ses côtés, Jean Marais, dans le rôle de son amant jeune anarchiste, est le seul partenaire au cinéma qu'elle dit connaître réellement. Davantage férue de théâtre, vite oubliée des metteurs en scène, Edwige Feuillère se retire progressivement des écrans. En cas de malheur (1957) de Claude Autant-Lara l'oppose à un vieux souvenir de jeunesse : Brigitte Bardot, vedette sexy comme elle-même le fut à ses débuts. Mais le grand art d'Edwige Feuillère l'emporte ici sur les mérites de la beauté. De rares coups de coeur la font réapparaître sur la pellicule tantôt pour un rôle de méchante qui la passionne (La Chair de l'orchidée, 1974, de Patrice Chéreau), tantôt pour être la " dame en blanc ", inventée par Colette (Le Blé en herbe, 1953, de Claude Autant-Lara). Source : http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=31653


                               


La Dame de Malacca est un film français de Marc Allégret, qui a également cosigné avec Alfred Stöger la version en allemand de ce film, Andere Welt. Les deux versions sont sorties en 1937.
Pour fuir sa triste vie d'enseignante de province, Audrey Greenwood épouse sans amour le major Carter, avec qui elle part en Malaisie, où cohabitent une colonie britannique et le sultanat local d'Udaïgor. Durant la traversée, Audrey rencontre le prince Sélim, héritier du trône.
À Malacca, la jeune femme supporte mal l'ambiance coloniale et ses mesquineries. À la faveur d'un incident, elle photographie des indigènes sans savoir que leur religion l'interdit, Audrey revoit le prince, qui est attiré par sa beauté et son intelligence.
Ils s'affichent plusieurs fois ensemble. Comme Sélim a par ailleurs des projets d'alliance avec les Japonais, contre les intérêts britanniques, leur relation fait un scandale chez les Européens.
Quand le prince lui déclare son amour, Audrey, qui l'aime également, est d'abord sur la défensive mais, après avoir été humiliée publiquement par lady Brandmore, la femme du gouverneur, elle rompt avec son mari, qui se révèle un arriviste sans scrupules.
Désemparée, elle s'isole et tombe malade. Sélim vient à son secours. Autour d'eux, des tractations ont lieu, chaque camp défend au mieux ses intérêts; le prince se révèle un habile politique et la coopération anglo-malaise est sauvegardée. Le sultan épousera Audrey, qui a obtenu le divorce. Lady Brandmore sera même contrainte d'honorer la sultane d'Udaïgor, première dame de Malacca !



           

Olivia est un film français de Jacqueline Audry sorti en 1951. Il s'agit de l'adaptation du seul roman de Dorothy Bussy, Olivia, paru l'année précédente.  Victoire, la cuisinière d'une institution de jeunes filles, est chargée d'aller accueillir à la gare la nouvelle arrivée, Olivia, une jeune Anglaise fraîchement débarquée.  À peine arrivée, celle-ci est initiée aux secrets de la maison par ses condisciples.  La direction de l'établissement est assurée par Mlle Julie et Mlle Cara, deux femmes aux personnalités différentes, liées par des intérêts communs et des sentiments troubles, dont la rivalité a coupé l'école en deux camps, les "Julistes" et les "Caristes". Séductrice, Mlle Julie partage son temps entre ses élèves et les salons mondains.  Quant à Mlle Cara, confinée dans sa chambre, elle prétend souffrir de tous les maux afin de mieux attirer la compassion des enseignantes et des élèves.  Proie d'autant plus facile qu'innocente, Olivia subit les tentatives de séduction des deux camps.  Outre son allocution de bienvenue et le rappel des liens qui l'unissent à sa famille, Mlle Julie réserve à Olivia un régime de faveur en la logeant dans une chambre luxueuse, au même étage que la direction.  Quant à Mlle Cara, elle la reçoit "comme une dame" et lui offre le privilège de feuilleter l'album-souvenir du pensionnat.  Olivia ne tarde pas à devenir ouvertement "Juliste". À partir de ce jour, elle devient la préférée de sa directrice et professeur de français qui, tour à tour, s'amuse à la valoriser ou à l'humilier publiquement. 



    

Laura, une ancienne élève, regagne l'établissement et retrouve sa place de favorite auprès de Mlle Julie. Olivia, aussitôt évincée, trouve naturellement refuge auprès de Mlle Cara, dévorée de jalousie.  Lors d'un bal costumé, Mlle Julie provoque ouvertement Mlle Cara en embrassant une élève, puis en promettant à Olivia de la retrouver plus tard dans sa chambre. C'est en vain qu'Olivia l'attendra en pleurant à chaudes larmes.  Mais bientôt, Mlle Julie annonce son départ définitif à ses élèves attristées.  Peu après, Mlle Cara est retrouvée morte dans sa chambre; elle a succombé à une trop forte dose de chloral.  À l'ouverture du testament, on découvre que Mlle Cara lègue tous ses biens à Frau Reisener, la dévouée enseignante d'allemand.  Julie, qui a tout perdu, reçoit ses élèves une à une dans son bureau et leur offre un objet personnel. Victoire raccompagne Olivia à la gare. Comme toutes les élèves, elle s'en va pour les vacances, mais ne reviendra plus. Source : http://www.cinema-francais.fr/les_films/films_a/films_audry_jacqueline/olivia.htm

1 commentaire:

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