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vendredi 20 mars 2015

Coleen Gray

Coleen Gray est une actrice américaine, née Doris Bernice Jensen le 23 octobre 1922 à Staplehurst  (Nebraska).
Coleen Gray joue au cinéma à partir de 1944, aux côtés notamment de Victor Mature (Le Carrefour de la mort en 1947, son premier grand rôle), de John Wayne (La Rivière rouge en 1948), de John Payne ( Le Quatrième Homme en 1952) ou de Sterling Hayden (L'Ultime Razzia en 1956) ; elle tourne régulièrement jusqu'en 1968, avant deux derniers films en 1971 et 1985.
À la télévision, entre 1950 et 1986, elle participe à plusieurs séries bien connues (ex. : Perry Mason, Mannix, Bonanza) et à deux téléfilms.
Au théâtre (où elle débute avant d'être sollicitée par Hollywood), elle joue une seule fois à Broadway en 1949, avec Charlton Heston, dans la pièce Leaf and Bough de Joseph Hayes, mise en scène par Rouben Mamoulian.



                


Le Charlatan (Nightmare Alley) :Film étrange et étonnant à plus d’un titre. Dans la carrière d’un Tyrone Power tombé à l’époque dans une certaine désaffection, et en un temps où il n’était pas monnaie courante de briser son image, le héros de ces dames à la plastique parfaite n’hésite pas à laisser au fil du film son physique péricliter au point d’en finir quasi méconnaissable. L’histoire elle-même de la descente aux enfers de l’alcool, sans autre retour que le mélange d’amour et de pitié de Molly pour l’épave monstrueuse qu’il devient, fait de Stanton un personnage inattendu. Au plan narratif, le film est construit comme une boucle, probablement la énième d’une spirale sans fin, où la situation finale est la copie conforme de celle présente à l’introduction du film, les personnages initialement secondaires ayant simplement remplacé les personnages principaux. Sur le fond, un des arguments du film est la confrontation de Stanton avec Lilith dans une manipulation psychologique à tiroir : l’exploration des limites, des perversions, des dérives de la psychothérapie professionnelle est probablement une des premières occasions pour Hollywood de se pencher sur le sujet de cette façon. Autre thème : l’exploitation de la religiosité à des fins de spectacle puis d’escroquerie en un temps et dans un pays où le sentiment religieux fait justement partie intégrante de la citoyenneté.
On comprend aisément comment ce film inclassable eut du mal à trouver son public. Initialement un échec commercial, peu servi par une promotion discrète de la part d’un producteur sur la défensive et hâtivement rangé au rayon des séries B destinées à un oubli rapide, puis introuvable pendant une longue période du fait d’une obscure querelle de droits d’auteurs, le film n’a repris vie que quelques dizaines d’années plus tard pour atteindre à un statut de véritable film culte dans un cercle d’initiés.


         
   

Pourtant, le film ne manque pas des qualités qui lui auraient mérité un plus large succès. A commencer par une interprétation largement empreinte de nuances et de finesse à des kilomètres d’un monolithisme de caricature. Chaque personnage, et Stanton au premier chef, évolue lentement tout au long de l’histoire. Les sentiments sont contrastés, mouvants, précaires. Les actions sont crédibles, à peine exagérées si ce n’est pour en souligner les traits essentiels. Le sentiment de culpabilité de Stanton devant la mort de Pete est ainsi tout simplement humain, simplement là pour briser l’image monstrueuse qui se tissait, sans autre valeur explicative sur son comportement à venir que celle de définir un homme réel, certes ambitieux, mais sans autre perversité profonde. Son mariage avec Molly est presque forcé, réparant presque sans hésitation la faute qu’il semble avoir commise. Bien sûr, la lourde machine de l’ambition se met rapidement en uvre et Stanton entrevoit en quelques instants le bénéfice qu’il pourra tirer de la situation, mais l’impulsion initiale était bien loin d’une quelconque turpitude.


                


Ainsi entraîné sur le chemin de la gloire et d’un destin de « Great Stanton », les compromissions, les tentations, les facilités de Carlisle s’accumulent ensuite en strates de plus en plus lourdes jusqu’à l’inévitable chute dans une spirale inverse. Jusqu’à jouer avec la faiblesse humaine et plus seulement sur le caractère ludique de la démonstration de music-hall, jusqu’au blasphème de se présenter comme un démiurge dont on sait depuis Moïse, interdit de Terre Promise pour avoir fait jaillir une source d’un coup de son bâton sur un rocher sans en avoir crédité Dieu, à quel point cela ne peut rester impuni. La scène de l’apparition nocturne de l’amour perdu d’Ezra Grindle au travers d’une fontaine au centre d’une allée bordée d’arbres à l’image des rangées colonnes de part et d’autre de la nef d’une immense cathédrale est ainsi un monument de symbolisme à la fois lourd de sens, lourd de l’ambiance de mystique confiance qui s’est progressivement crée, lourd de cet état de rêverie propre aux attentes les plus profondes. Qualité de la rêverie, mais aussi de la rupture, de la défaillance de Molly, de la révélation de la supercherie. Qualité d’une mise en scène parfois chargée, mais au seul profit du sens de l’action, et renvoyant la violence des sentiments de Stanton et de Grindle dans la sobriété des regards. Source : http://www.cinemaniac.fr/nightmare-alley-le-charlatan-le-grand-blaspheme/


                                
                           
Kiss of Death s'inscrit dans la veine des polars réalistes produit au sein de la Fox et qui se démarquaient par un tournage délaissant les studios pour des cadres urbains réels renforçant l'immersion. Henry Hathaway en fut le chantre et signa de nombreuse réussites dans le genre dont notamment l'excellent Appelez nord 777 (1948). Le Carrefour de la mort est tout aussi brillant même si l'aspect urbain s'avère plus sous-jacent que dans d'autres polar de la Fox, Henry Hathaway inscrivant cette tonalité réaliste dans un dessein plus global que le seul environnement. Ici il est plutôt question de la fatalité liée à l'appartenance, à l'évolution dans un cadre misérable destinant au monde du crime et la possibilité d'échapper à ce destin.C'est problématique qui hantera tout le film notre héros Nick Bianco (Victor Mature), la voix-off présente dans la première partie du film appuyant cette idée de fatalité. Nick est un fils de malfrat dont le père fut tué sous ses yeux enfant et il aura tout naturellement embrassé la voie du crime une fois adulte. Marqué de ce passif, les employeurs se refusent à lui donner sa chance et le ramène vers l'illégalité, seul moyen de nourrir sa famille. C'est dans cet état d'esprit que nous le retrouvons dans la scène d'ouverture où il est arrêté suite à un cambriolage de bijouterie qui tourne mal. Engoncé dans le code d'honneur de la rue, Nick va repousser l'offre du procureur Louie D'Angelo (Brian Donlevy) lui promettant la clémence s'il dénonce ses complices. Nick reste inflexible pensant que ses acolytes prendront en charge sa famille mais il n'en sera rien, la misère poussant sa femme au suicide et ses deux fillettes étant placées à l'orphelinat.Le scénario très moral de Ben Hecht et Philip Dunne montre ainsi le cheminement de Nick dépassant son éducation et environnement pour assumer ses responsabilités. Victor Mature dans ce type de personnage au bon fait mais dépassé est formidable d'authenticité (magnifique scène de retrouvailles avec ses deux petites filles), un roc qui dissimule une grande vulnérabilité. Face à lui par contre une véritable ordure irrécupérable avec le terrifiant Tommy Udo (Richard Widmark), psychopathe en puissance et chargé des basses œuvres quand il s'agit de réduire les balances au silence définitif.



   

Hathaway nous place dans une communauté italo-américaine populaire où le meilleur (la sollicitude de Nettie (Coleen Gray) envers Nick en prison, le procureur joué par Brian Donlevy en appelant à la famille pour remettre notre héros sur la bonne voie) côtoie le pire en la personne de Tommy Udo, où l'on passe d'une ruelle paisible aux bouges les plus mal famés voyant se dérouler le pire dans leurs arrières salles. Le stoïcisme et la détermination paisible de Victor Mature va ainsi s'opposer à la pure démence de Richard Widmark qui crève l'écran pour son premier rôle au cinéma. Visage en lame de couteau gorgé de tics nerveux, regard dément et rire glaçant caractérisent ce Tommy Udo imprévisible et sadique.


                               


Il suffira d'une scène terrifiante où il balance une femme en fauteuil roulant dans un escalier pour situer son degré de folie et dès lors Hathaway n'a nul besoin de donner dans la surenchère pour rendre angoissante la simple promesse d'une réapparition de ce monstre. Nick ayant été démasqué, la vengeance de Tommy semble inévitable et sa silhouette comme son rire se profilant comme une terrible menace pour notre héros ayant refait sa vie. Cela constituera la dernière étape du film, très américaine dans l'idée ou plutôt que la voie du crime (sans issue) ou celle de la loi (boiteuse puisque libérant son pire ennemi) Nick devra faire face à ses actes et son passé dans une dimension héroïque et sacrificielle qui permettra enfin une réelle renaissance et la paix pour lui et ses proches. Il ne sera plus marqué.
Source : http://chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.fr/2014/05/le-carrefour-de-la-mort-kiss-of-death.html

1 commentaire:

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    http://www.opensubtitles.org/fr/subtitles/3705115/nightmare-alley-fr
    http://speedy.sh/KgBPW/kSsFdTh1947.mp4.001
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    http://speedy.sh/db3m4/kSsFdTh1947.mp4.003
    http://www.opensubtitles.org/fr/subtitles/5545625/kiss-of-death-fr

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