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lundi 30 mars 2015

Charles Tyner

Charles Tyner est un acteur Américain né le 8 juin 1925 (89 ans) à Danville, Virginie, États-Unis.
Il fait ses débuts à Broadway en 1957 dans la pièce Oprheus Descending. Deux ans plus tard, il apparaît avec Paul Newman dans Sweet Bird of Youth. Il fait ses débuts au Cinéma en 1959 dans That Kind of Woman. Il retrouve Newman en 1967 dans Luke la main froide dans lequel il incarne Boss Higgins, un gardien de prison sadique .Un de ses plus belles interprétations est aux cotés de Bert Reynolds dans la comédie The Longest Yard (1974). Tyner retourne au Théâtre en 1977, apparaissant occasionnellement sur le petit écran dans Hamburger: The Motion Picture (1985) et Planes, Trains and Automobiles (1987).


                 
             

Jeremiah Johnson s’inspire d’une partie de la vie de John Johnson, un « mountain man » américain devenu légendaire pour des raisons que je ne dévoilerai pas ici, afin de ne rien révéler du film.
Même si le personnage interprété par Redford semble moins « dur » que l’homme dont il est inspiré, Jeremiah Johnson procure une véritable impression d’authenticité, due à la justesse et à la sobriété du scénario ainsi qu’à des décors magnifiques (le film fut entièrement tourné dans l’Utah) dont le réalisateur Sydney Pollack a su tirer le meilleur parti, composant des images remarquables. Le scénario a été écrit par John Milius et Edward Anhalt. John Milius – réalisateur entre autres du célèbre Conan le Barbare, et de Dillinger, avec Warren Oates – a également travaillé sur le scénario de plusieurs films, outre Jeremiah Jonhson ; il écrivit notamment en collaboration avec Francis Ford Coppola et Michael Herr le superbe Apocalypse Now (d’après le roman de Joseph Conrad). En 1972, soit la même année que Jeremiah Johnson, fut porté à l’écran un autre de ses scénarios inspiré par un personnage américain légendaire, le juge autoproclamé Roy Bean, que Paul Newman incarna dans le film de John Huston The Life and Times of Judge Roy Bean. Ce qui est intéressant, c’est la différence entre les approches que Milius adopta pour chacun de ces films, tous deux inspirés de faits authentiques : très (trop?) fantaisiste, voire volontairement grotesque, en ce qui concerne le film de Huston – l’un des moins bons du réalisateur des Gens de Dublin et de Reflets dans un œil d’or – et beaucoup plus sobre et réaliste pour Jeremiah Jonhson. Edward Anhalt, quant à lui, travailla notamment sur L’Étrangleur de Boston, brillant film de Richard Fleischer.


   
             

Le film s’attache donc – et y parvient parfaitement – à rendre compte de la vie d’un trappeur dans les montagnes de l’Utah, à la moitié du 19ème siècle. De nombreuses séquences montrent simplement le quotidien de Johnson : on le voit chasser, pêcher, faire du feu, se déplacer dans un environnement aussi superbe que difficile, éprouvant et dangereux, et faire quelques rencontres avec d’autres trappeurs et des indiens. Ces derniers sont d’ailleurs très intelligemment traités ; si de nombreux westerns américains de l’époque avaient déjà renoncé à une approche manichéenne (voir Josey Wales hors-la-loi, de Clint Eastwood), Jeremiah Johnson va plus loin en évoquant les mentalités, la culture et les coutumes propres aux différentes tribus qui vivent sur le même territoire que Johnson. La peinture est des plus nuancée ; tantôt accueillants, tantôt dangereux, souvent les deux à la fois, ils sont représentés d’une manière très réaliste et c’est l’une des qualités du film. Johnson (Robert Redford) redécouvre les charmes de la femme après plusieurs mois de solitude dans les montagnes.



                  

Mais plus généralement, la grande réussite de Jeremiah Johnson est de faire vivre à l’écran ces montagnes sauvages ; leur climat, leur atmosphère, leurs paysages, leur dimension en un sens mystique, ainsi que les animaux et les hommes solitaires qui la peuplent, tous habités par l’environnement dans lequel ils évoluent. Le film évite toute forme d’idéalisation : si la vie dans les montagnes a quelque chose de beau et de noble, elle est également parfois âpre et pénible ; elle n’échappe pas à la violence des hommes et la mort ne semble jamais très loin.
La réalisation de Sydney Pollack et la présence de Robert Redford contribuent largement à la qualité de ce beau film authentique. Les deux hommes se retrouveront d’ailleurs par la suite dans deux autres très bons films, Les Trois jours du Condor et Out of Africa, dans lequel Pollack démontrera à nouveau son indéniable talent pour filmer les paysages. Collaboration réussie entre trois grandes figures du cinéma américain – John Milius, Sydney Pollack et Robert Redford – Jeremiah Johnson est un film à la beauté et à l’authenticité profondes, à la vision duquel plus d’un citadin se prendra à rêver de calme, de solitude et d’étendues majestueuses… Même si l’on n’envie pas toujours la vie souvent rude des « hommes des montagnes », si bien dépeinte dans le film. Source : http://www.citizenpoulpe.com/jeremiah-johnson-sydney-pollack/


                


Très librement inspiré du roman de Jack London The Road (transposé ici du début su 20e siècle à la période de la Grande Dépression des années 30) Emperor of the North déroule sur la trame des plus simple un véritable affrontement de titans. D'un côté N°1, "l'empereur du nord" incarné par Lee Marvin, véritable prince du voyage clandestin qui va lancer un défi à Shack (Ernest Borgnine) contrôleur de train des plus zélé dont les méthodes violentes à base de marteau, chaînes et gourdin ont rendus son train 19 jusque là inviolé par les fraudeurs. Le contexte économique des années 30 apporte un véritable côté "cour des miracles" ultra solidaire à la communauté pauvre, faisant du personnage de Lee Marvin un véritable étendard des laissés pour compte et du défi à l'autorité. Dès lors, l'aspect social et mythologique apporté au duel transcende totalement un récit qui pourrait apparaitre comme faussement basique et/ou simpliste. Les protagonistes sont autant des symboles que de vrais personnages, Ernest Borgnine représentant la bras armé des nantis, riches propriétaires de compagnie ferroviaire comme voyageurs aisés capable de se payer un périple en train. Borgnine (acteur fétiche de Aldrich) est absolument extraordinaire de cruauté et de sadisme en contrôleur de train zélé, il faut voir ce sourire de délectation lorsqu'il fracasse le crane des fraudeurs au marteau, le scénario se montrant des plus inventifs pour illustrer ses techniques bien cruelles (la corde accroché à un gourdin qui passe sous le train énorme!) pour déloger les resquilleurs. 


   

L'empathie pour Lee Marvin (grand habitué de Aldrich également) n'en est que plus grande, ce dernier apportant un charisme et une belle noblesse à ce vulgaire "hobo". Entre Marvin et Borgnine se glisse un jeune chien fou incarné par Keith Carradine souhaitant devenir le nouvel "Empereur du Nord". Cet aspect filiation à travers la relation mentor/élève rejoint la grande thématique du film lors l'aspirant s'avéra indigne du maître car plus préoccupé par sa notoriété propre que par la communauté, ce qui causera sa perte. Le film se nourrit en effet dans ses côtés les plus humoristiques cinglant (excellente scène où un policier un totalement ridiculisé par les pauvres) comme dans sa facette dramatique d'une vrai tendresse et compassion pour les opprimés et les hobos, ultimes aventuriers de ses temps troublés. Ce n'est donc plus la seule fraude d'un train qui se joue, mais la possible petite victoire pour un court instant du faible sur le puissant, du pauvre sur le riche...



                 


Ces idées et concepts s'intègrent parfaitement dans ce qui est un très original et palpitant film d'aventure. Aldrich délivre une réalisation qui sait se faire ample (splendide paysages de l'Oregon en toile de fond) et nerveuse à la fois par la violence brut de décoffrage typique de son style. L'ultime affrontement entre Marvin et Borgnine tout en sueur, sang et os brisés est un moment d'anthologie où toute la portée du film se retrouve soudain réduite à deux hommes en furie cherchant s'annihiler l'un l'autre. Il est rare que les grands réalisateurs égalent leurs chef d'oeuvre des débuts en fin de carrière, c'est pourtant le cas de Aldrich qui entre celui ci et quelques autres pépités 70's (comme Pas d'orchidée pour Miss Blandish dont on recause prochainement par ici) tenait une forme exceptionnelle. Grand film. Source : http://chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.fr/2010/10/lempereur-du-nord-emperor-of-north.html

2 commentaires:

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  2. Charles Tyner,une des belles trogne du cinéma qu'on aime...
    Merci Corto pour le partage de ces 2 bons films.
    radisnoir

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