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dimanche 8 mars 2015

Carroll Baker

Carroll Baker (de son vrai nom Karolina Piekarski) est une actrice américaine née le 28 mai 1931 à Johnstown, Pennsylvanie (États-Unis).Epouse de Jack Garfein et mère de Blanche Garfein Baker (Blanche Baker) et de Herschel Garfein.Fille d'un représentant de commerce, Carroll Baker a 8 ans lorsque ses parents se séparent. Après avoir suivi sa scolarité en Pennsylvanie puis en Floride, elle débute dans le monde du spectacle comme danseuse et assistante de magicien. Elle fait une première -et brève- apparition à l'écran en 1953 dans Désir d'amour, décroche des rôles à Broadway, et tourne dans des publicités. Installée à New York, elle intègre en 1954 l'Actor's Studio, où elle a pour professeur Lee Strasberg. Elle s'y éprend d'un autre étudiant, Jack Garfein, qui deviendra son deuxième époux et le directeur de la fameuse école de comédie. Refusant les grands rôles qu'on lui propose au cinéma, Carrol Baker, encore peu sûre d'elle, préfère accepter un personnage secondaire, celui de la petite amie de James Dean -qu'elle a connu à l'Actor's Studio- dans Géant de George Stevens en 1956. 


                                 

Elle enchaîne avec le film qui la rendra célèbre : Baby Doll d'Elia Kazan. Elle y incarne une troublante femme-enfant mariée à un exploitant de coton qui pourrait être son père, dans la moiteur du Sud des Etats-Unis. Ce personnage écrit par Tennessee Williams, et pour lequel Marilyn Monroe fut pressentie, lui vaut en 1957 une nomination à l'Oscar de la Meilleure actrice et un Golden Globe du Meilleur espoir, partagé avec Natalie Wood et Jayne Mansfield. L'Eglise et les ligues de vertu condamnent vigoureusement le portrait de cette affolante Lolita suçant son pouce dans son lit. Danseuse de cabaret, à l'origine elle accepta un petit rôle dans un film Easy to love qui lança sa carrière.
Longtemps comparée à Jean Harlow, elle fut choisie pour jouer dans Baby doll et elle resta à jamais dans les mémoires des cinéphiles pour son interprétation mémorable dans ce film.
Dans le western très peu de films, mais qui sont assez éloquents puisqu'elle travailla pour John Ford, William Wyler etc... et cela se respecte. On retrouvera cette actrice au début des années 1980 dans de petits rôles pour nous rappeler qu'elle fut une authentique actrice. james



                


Depuis le milieu des années 50, la télévision à fait rapidement et avec une certaine vigueur de l’ombre au septième art. Pour lutter contre la petite lucarne et retenir le public qui commençait à déserter les salles obscures, Hollywood avait décidé de sortir la grosse artillerie en encourageant surtout ses techniciens à recourir à l’écran large pour se démarquer des productions télévisées. On eut également idée de produire des ‘grosses machineries' de prestige lorgnant vers la saga familiale, budgets imposants à la clé, avec l’intention très ferme d’effectuer des percées au box-office. William Wyler ayant déjà décroché le jackpot avec son précédent essai, La loi du seigneur – Friendly Persuasion (qui rafla en même temps l’oscar du meilleur film), réédita son exploit avec Les Grands espaces qui continua à renflouer les caisses des producteurs. Le précédent, malgré son intrigue située en pleine Guerre de Sécession, était une chronique familiale (assez lourdingue d’ailleurs) et n’avait pas grand-chose à voir avec le western. On peut donc raisonnablement affirmer que Les Grands Espaces pourrait être le premier véritable ‘blockbuster’ du genre. L’année suivante, le grand réalisateur frappera encore plus fort avec le plus célèbre de tous les péplums, Ben-Hur, pour lequel, comme tout le monde le sait, il réutilisera pour le rôle-titre l’un des acteurs de son western alors assez en retrait, Charlton Heston. The Big Country est la deuxième et dernière incursion du réalisateur dans le genre après le déjà célèbre The Westerner (Le Cavalier du désert) avec le duo Gary Cooper et Walter Brennan. Entre temps, il nous aura comblé à maintes reprises, faisant mentir la critique française de l’époque très dure à son égard. Il n’est qu’à citer deux titres parmi d’autres pour s’en convaincre, de purs chefs-d’œuvre dans leurs genres respectifs, le mélodrame et la comédie romantique : Les Plus belles années de notre vie (The Best Years of our Lives) ou Vacances Romaines (Roman Holiday). Mais, revenons-en à notre western, Wyler n’ayant désormais plus besoin de nous pour se défendre, sa filmographie parlant d’elle-même.







Gregory Peck, acteur alors en pleine période engagée, coproduisit The Big Country avec la haute et noble ambition de prôner la non-violence à l’intérieur d’un spectacle aussi conçu pour rapporter des devises. Pour cela, il ne lésina pas sur les moyens : flopée de scénaristes célèbres s’inspirant, avec l’aide d’un écrivain, d’un feuilleton à succès, casting de stars, décors luxueux, riche utilisation du plein air… Tout fut mis en œuvre pour plaire au grand public. Le résultat financier répondit à toutes les espérances mais le résultat artistique, loin d’être déshonorant, n’est malheureusement pas entièrement convainquant même si le film se suit dans l’ensemble avec beaucoup de plaisir. Sous l’apparence d’un western, nous assistons en fait ici à une sorte de tragédie familiale, une chronique historique du Texas. Le film se révèle être une étude de systèmes de pensées archaïques basés sur un code de l’honneur assez rude et l’importance primordiale accordée à la propriété provoquant des jalousies et rivalités pouvant aller jusqu’au meurtre. Face à ce mode de pensée dépassée, un homme venue de l’Est va intelligemment s’y opposer ; un homme discret et peu bavard qui va agir avec dignité en quelques circonstances que ce soit, parfois même seul et contre tous dans ce milieu hostile et arrogant qui a du mal à l’accepter et à l’intégrer. Les valeurs mises en avant et véhiculées par le personnage mesuré interprété par Gregory Peck sont on ne peut plus honorables et finalement très touchantes, faisant de ce film un western hautement recommandable.


                              


Les auteurs nous brossent dans le même temps une étude psychologique, non dénuée d’intérêt, de personnages pas tous aussi stéréotypés et simplistes qu’on a pu un peu trop facilement le dire ici ou là, de plus excellemment bien interprétés. Qu’en est-il justement de ce casting prestigieux ? Gregory Peck est impeccable dans ce rôle éminemment sympathique du marin bostonien débarquant dans un Texas encore archaïque et violent ; comme nous le faisions pressentir ci-avant, nous n'avions encore que rarement eu l’occasion au sein du genre de croiser un personnage aussi noble et intelligent, moderne dans sa façon de contrer toutes les règles ancestrales régissant ces immenses contrées. Il faut également souligner la merveilleuse performance de la belle Jean Simmons en attachante institutrice souhaitant la paix entre les clans, et aussi de Chuck Connors dans le rôle du fils indiscipliné des Hannassey, un personnage au départ antipathique mais qu’on apprend à apprécier en cours de route et qui sera même au cœur de la scène la plus émouvante du film, celle de sa mort dans les bras de son père. Burl Ives (un Oscar mérité pour ce rôle) et Charles Bickford interprètent les deux rudes patriarches antagonistes, des personnages taillés à la hache mais qui incarnent à la perfection ce code de l’honneur qui n’a plus lieu d’être par le fait de provoquer bêtement d’inutiles bains de sang ; le final le démontrera à la perfection. Carroll Baker semble manquer un peu de maturité dans ce rôle de femme capricieuse (on est en droit de la préférer en Baby Doll) mais s’avère cependant loin d’être mauvaise non plus. Quant au futur Ben-Hur, Charlton Heston, il a accepté un rôle qui ne le sert pas vraiment ; c’est assez courageux de sa part même s’il demeure un peu en retrait. Wyler se dédommagera envers lui l’année suivante en lui offrant l’un de ses rôles les plus illustres, un de ceux assez rares dont toutes les générations se souviennent. Suite et source : http://www.dvdclassik.com/critique/les-grands-espaces-wyler


    
                 


Les Cheyennes, avant-dernier film de fiction d'une filmographie qui en compte plus de cent-quarante-deux, n'a pas toujours bonne réputation. D'abord son scénario est une combinaison de récits, adaptés du roman de Mari Sandoz, Cheyenne Autumn, et de celui de l'écrivain marxiste Howard Fast, The Last Frontier. Il ne permet pas une claire identification, ni avec le peuple Cheyenne, ni avec les soldats bleus. Le spectateur contemporain regrette, en général, que les rôles principaux d'Indiens soient tenus par des acteurs d'origine latine. Le tempo est souvent jugé paresseux, au point que ce long métrage fut maintes fois mutilé par la production et que la plupart des copies en circulation sont amputées. Aussi une séquence après plus deux heures de grands espaces alterne des plans en extérieur et des transparences. Notons enfin, pour l'anecdote, qu'on devine à quelques occasions des traînées de condensation - le ciel de Monument Valley, au moment du tournage, était le terrain de jeu de l'aviation militaire américaine. Un détail qui aujourd'hui fait sourire les gogos. Ces défauts, malgré tout, pour un spectateur attentif, sont très largement transcendés. Mais avant de tenter une lecture de ce film mal-aimé, revenons un instant à sa genèse et à son contexte. Depuis les années cinquante John Ford souhaitait consacrer un film à la cause des Indiens, vu par le prisme des migrations. Alors en plein maccarthysme, il dut patienter quelques années pour réaliser son projet, et une période plus progressiste sensible à la défense des minorités. On verra d'ailleurs comment, à l'aide d'un gag, Ford brouille le spectre politique. Son point de vue étant à la fois plus indigné que celui des conservateurs américains, mais aussi moins naïf, ou idéaliste, que celui des progressistes.






1964, l'année de sortie du film, marque aussi la fin définitive de l'âge d'or hollywoodien ; les Majors, qui cherchaient un nouveau souffle avec une série de superproductions, enregistrent l’échec monumental de Cléopâtre. Le renversement des canons du western classique devient systématique. La même année que Les Cheyennes, Sergio Leone sort son premier opus Pour une poignée de dollars. L'automne des Cheyennes du titre original est donc aussi celui de Ford lui-même, cinéaste en fin de parcours, presque démodé. Si je devais résumer en un mot son style et sa manière, je dirais de lui qu'il est le cinéaste du sens, avec une majuscule. Contrairement à un Hitchcock, par exemple, Ford refusait les coups de prestidigitateurs, les prouesses narratives et les adresses de mise en scène ; c'était un conteur, qui appréciait l'absence de temps forts, ou faibles, et qui portait son attention à l’anecdotique, aux caractères. La force de son oeuvre est une juste équation entre simplicité de la forme et profondeur du propos. Son art est biblique. Les Cheyennes, une épopée en Super Panavision 70 de plus de 2h30 semble néanmoins assez loin des archaïsmes bibliques. Ce film n'est-il pas une « fresque au rabais » pour reprendre les termes péjoratifs utilisés par Jacques Lourcelles ?



               

Voyons cela de plus près et relevons quelques idées maîtresses. D'abord son point de vue : est-il celui des Indiens ? D'où parle Ford ? Un indice est donné dès l'ouverture du film, le narrateur de l'histoire n'étant autre que Richard Widmark, l'interprète du capitaine Thomas Archer, un soldat WASP. Il est un relais, un intermédiaire entre le spectateur américain et les Indiens, c'est un médiateur. Les acteurs d'origine latine sont littéralement les porte-parole des Cheyennes, comme les Navajos l'incarnation de tous les peuples indiens - les Cheyennes trop peu nombreux, sont interprétés par les Navajos de la réserve de Monument Valley. Il y a toujours eu, chez le catholique qu'est Ford, toute une série de médiateurs, dans des films où chacun finit toujours par rencontrer son contraire. Le médiateur est celui qui fait le lien, qui relie et permet une rencontre. Aux yeux du réalisateur, les Latins, par exemple, sont des médiateurs entre les Indiens et les WASP - voir le Sgt. Beaufort dans Le Massacre de Fort Apache. Si l'on ne s'identifie pas tout à fait, ni aux Cheyennes, ni aux colons - pour retirer toute ambiguïté au mot "Américains" - c'est que le réalisateur s’intéresse avant tout à leur relation, à un entre-deux, à travers les passerelles que sont les médiateurs.
Source et suite : http://www.dvdclassik.com/critique/les-cheyennes-ford

2 commentaires:

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