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mercredi 4 février 2015

Singeries

Le Singe tueur (The Ape) est un film américain de William Nigh, sorti en 1940.
Un docteur, mis au ban de la société, tente de mettre au point un remède à partir du liquide cephallo rachidien d'êtres vivants pour redonner ses jambes à une femme en fauteuil roulant. Un soir, un gorille s'échappe du zoo en tuant son gardien... Les autres victimes du gorille ont-elles un lien avec le mal-aimé docteur Adrien ? La rédaction avait envie d'un Boris Karloff, alors nous sommes tombés sur ce très court Singe Tueur de 62 minutes. On s'en doutait un petit peu, mais à l'issu de sa découverte, on comprend assez aisément pourquoi ce film n'a pas rencontré la même destinée qu'un  Frankeinstein ou un King Kong...
On vous décrit quand même l'objet : absence quasi totale de rythme, costume de gros singe peu crédible,   plans de "remplissage" en pagaille, scènes inutiles de "remplissage" à foison, dialogues de "remplissage" à la pelle : bref, mis à part un Boris Karloff vraiment impeccable et convaincant en savant fou mais pas méchant, il n'y a vraiment pas grand chose à voir si ce n'est du "remplissage"... On revient un instant sur la VF de Bach Films qui, s'il nous offre la possibilité de voir cette historiette et on l'en remercie, nous offre aussi un doublage calamiteux, mais dont le ton presque parodique des acteurs donne au Singe Tueur un certain humour. Un gardien du zoo qui énerve le grand singe se fait rappeler à l'ordre pas son patron, il lui répond "mais je te rappelle qu'il y a deux ans il a tué mon père !" : ça n'a l'air de rien, mais lorsqu'il est dit sans autre émotion que celle d'un gamin boudeur, disons qu'un certain "décalage" se fait sentir... Au delà de son aspect bien peu cinématographique, de son absence de rythme, d'émotion, et d'action (ça fait beaucoup nous direz-vous...), Le Singe Tueur parvient quand même à dégager sa petite dose de plaisir. Même si sa forme filmique lui nuit gravement, sa jolie histoire nous maintient cependant curieux jusqu'à son issue, tant on a envie de comprendre le mystérieux comportement de la bêbête.


   


On pourra aussi reconnaître à ce singulier Singe Tueur une agréable tentative d'insuffler dans sa trame (faute de les ressentir vraiment à l'image) des éléments d'émotions qui surprennent pour un film de ce type (comme le docteur mal-aimé et raillé de tous, ou comme son engagement pour sauver cette fille paralysée qui lui rappelle une personne de son passé...). Enfin, et là grande surprise à la rédaction, l'écriture du personnage interprété par Karloff est des plus passionnante puisqu'à des années lumière du manichéisme. Le docteur du Singe Tueur est présenté comme un savant fou au passé inquiétant, mais aussi comme homme bon dans sa nature, dont le calme et les attentions ne sont pas là pour duper le spectateur sur son coté sombre. A la manière de la créature de Frankeinstein, le personnage "déviant" du Singe Fou n'est pas complètement mauvais, loin de là... Résumons-nous ! Pour les amateurs de vieux films fantastique old school, le Singe Tueur est une rigolote résurgence du passé, avec un très belle prestation de Boris Karloff et non dénuée de tout intérêt, ni de charmes, en dépit de le petitesse de ses qualités techniques. Nanar digne d'intérêt pour le fan hardcore, il est à ranger pas très très loin d'un Plan 9 From Outer Space, et donc à regarder avec la même bienveillance. Pour les autres il est préférable de ne pas s'attarder sur ce film fort justement oublié. Source : http://www.doorama.com/2012/10/le-singe-tueur-ape-william-nigh-1940.html


                             


Il suffit de prendre connaissance des titres des trois films des studios Monogram interprétés par Bela Lugosi dans les années 40 pour émettre un jugement direct et sans appel sur la qualité des dites œuvres. Pas plus que Voodoo Man et que Le Retour de l’homme-singe, séquelle insipide de la présente œuvre, L’homme-singe ne restera dans les annales du cinéma de genre. Enième variation sur le thème de l’homme transformé en bête poilue, le métrage ne semble destiné qu’à mettre en ostentation le nom du mythique Dracula en lettres capitales sur une affiche affriolante.
Le docteur James Brewster, éminent scientifique, se plante lamentablement lors d’une de ses expériences et se voit transformé en un être hybride, mi-homme mi-capucin. Dès lors, le Demis Roussous de pacotille se terre dans son laboratoire à l’abri des regards avec pour seule compagnie le docteur Randall qu’il charge de lui ramener du fluide spinal humain, seule panacée à ses attributs velus…
Variation lourdingue du précédent The Ape avec pour rôle-titre Boris Karloff (1940), L’homme-singe n’est qu’une énième tentative d’exploitation du thème qui permet de livrer un nouveau terrain de bataille aux deux acteurs qui se jalousent mutuellement. Un savant fou, une expérience néfaste et une recherche interminable de fluide spinal font de ces deux œuvres des frères jumeaux scénaristiques aux degrés de réussite divers. Si l’interprétation de Karloff est plus ou moins convaincante, celle de Lugosi laisse clairement à désirer, le bougre ne disposant pas d’une véritable liberté d’action dans ce rôle sauvageon. Courbé façon australopithèque, Lugosi présente une barbe digne de Bakounine et un faciès remodelé à la sauce orang-outan. Passant du coq à l’âne, l’acteur combine les caractéristiques de la guenon primaire avec celles du cochon puisque le docteur Brewster semble avoir emprunté au porcin son fichu caractère, ressassant toutes les cinq minutes ses malheurs et ronchonnant dans son labo aussi vaste d’un studio new-yorkais.


   

Devant tant de plaintes et de fixité (la caméra est on ne peut plus statique), on en vient à maudire le réalisateur William Beaudine dont cette croûte velue ne sera pas le seul méfait puisqu’il signera à sa suite de véritables chefs-d’œuvre d’ennui comme Bela Lugosi rencontre un gorille à Brooklyn ou encore Jesse James contre Frankenstein, histoire de parodier encore un peu plus un genre déjà miné par son manque de reconnaissance.
L’humour affiché de bout en bout du métrage, via le savoureux tandem du journaliste et de son acolyte photographe, ne suffisent pas à sauver cette œuvre qui est loin d’être « au poil ». Quant à la prise de parole de l’auteur tombant comme un cheveu dans la soupe (ben il y en a du système pileux dans ce film !), elle n’est qu’une ultime tentative maladroite de contrebalancer les trous béants d’un scénario convenu et indigeste. Source : http://www.cinemafantastique.net/Critique-de-L-homme-singe-Lugosi.html

1 commentaire:

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