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mardi 3 février 2015

Robin Cook


Robert, William, Arthur Cook dit Robin Cook est un écrivain britannique né le 12 juin 1931 à Londres et décédé dans la même ville le 30 juillet 1994Fils de bonne famille (un magnat du textile), Cook passe sa petite enfance à Londres, puis dans le Kent pendant la guerre. Après un "bref" passage au Collège d'Eton, il fait son service militaire, puis travaille quelque temps dans l'entreprise familiale, comme vendeur de lingerie.  Il passe les années 1950 successivement : à Paris au Beat hotel (où il côtoie William Burroughs et Allen Ginsberg) et danse dans les boites de la Rive gauche,
à New York, où il se marie et monte un trafic de tableaux vers Amsterdam,
en Espagne, où il séjourne en prison pour ses propos sur le général Francisco Franco dans un bar. À cause de l'écrivain de polars médicaux Robin Cook, il a dû adopter le pseudonyme de Derek Raymond pour le marché anglo-saxon. En France, il continua d'être édité sous son vrai nom, ce qui causa quelque confusion avec son homonyme.
Après avoir bourlingué de par le monde et avoir exercé toute sorte de petits boulots, il est décédé à son domicile à Kensal Green, dans le nord-ouest de Londres, le 30 juillet 1994.
Son autobiographique : 1992, The Hidden Files. En français: Mémoire vive, Rivages/Écrits noirs, 1993.



                                 

On ne meurt que deux fois est l'un des derniers films dialogués par Michel Audiard, décédé le 28 juillet 1985 (soit presque trois mois avant la sortie en salle du film), avec La Cage aux folles 3. 1 César de la Meilleure photo pour Jean PENZER en 1986.
superbe film noir, magnifié par un Michel Serrault on ne peut plus mystérieux, une Charlotte Rampling au sommet, et un scénario et des dialogues de Michel Audiard et Jacques Deray superbement acerbes, parfois nihilistes, et originaux, surtout.La réalisation de Jacques Deray est sobre et fluide.Même lorsque l'on a l'impression de se perdre dans l'histoire, c'est pour mieux prendre une bonne claque quand on se donne la peine de comprendre.Je dis cela pour quelques personnes qui on jugeait que le scénario était incompréhensible.Comme quoi il faut quand même voir plus loin que le bout de son nez quand on s'intéresse à du cinéma un plus "poussé".
Un nouveau sujet noir après Garde à vue et Mortelle randonnée adapté d'un roman de Robin Cook avec une nouvelle fois Michel Serrault dans un rôle ambigu. Il est l'inspecteur Robert Staniland. Un flic qui va enquêter sur le meurtre sauvage de Charly Berliner. La victime entretenait une relation passionnée avec une certaine Barbara. Staniland va entrer en contact avec cette Barbara (Charlotte Rampling) au charme vénéneux et en tomber amoureux. Beaucoup de perversité dans ce film puisque Barbara se révèle être une vraie nymphomane, séduisant ouvertement le policier et entretenant une relation incestueuse avec son frère. Il n’y a pas d’actrice qui puisse être plus vénéneuse que Rampling, il me semble, depuis longtemps, depuis toujours, depuis Portier de nuit, évidemment, depuis Un taxi mauve, bien sûr et, après le film de Jacques Deray, avec Max mon amour, Angel Heart et, sûrement une kyrielle de films où sa beauté craquante et l’ambiguïté absolue de son sourire entraînent d’emblée dans le malaise.


 




On ne meurt que deux fois est un film de malaise, de malaise global, de saletés à peine dissimulées sous la bordure des tapis, où personne n’est bien net, que ce soit le musicien assassiné torturé Charles Berliner (Philippe Auge), Margot, sa femme délaissée et alcoolique (Élisabeth Depardieu), son beau-fils dealer Éric (Riton Liebman), Arthur Chalon, l’ancien mari de Barbara la nymphomane (Maurice Barrier), le photographe complaisant et ancien (?) amant de Barbara, Jean-Louis Soeren (Gérard Darmon), transposition évidente du bien réel Jean-Loup Sieff (dont la compagne s’appelait aussi Barbara : il n’y a pas de hasard), le patron du pub douteux (étonnant Jean-Pierre Bacri), et, naturellement, le frère de Barbara, Hugo (Xavier Deluc, échappé, pour une fois, aux films de Max Pécas ou aux bluettes de la télévision).
De toute façon, dans la carrière et dans la vie d’Audiard et de Michel Serrault (époustouflant, comme si souvent), le malaise s’est instauré depuis les morts accidentelles de François Audiard en 1975, et de Caroline Serrault en 1977 .


                                

Ca ne se voit pas toujours, on continue à écrire ou à jouer des gugusseries, mais on a reçu un tel coup de matraque mortel qu’on se survit à peine dans ce qu’Audiard a décrit comme la souffrance de son livre La nuit, le jour et toutes les autres nuits, où la misanthropie devient règle de vie ; mieux : de tenue et d’allure.
Je ne sais pas combien il y a de Deray dans le film, qui est plus qu’un artisan et pas tout à fait un artiste, heureux bénéficiaire du succès des Borsalino et réalisateur inspiré de La piscine ; je vois qu’il y a beaucoup d’un Audiard, plein de sarcasmes pour la nature humaine, au niveau du dialogue délicieux entre l’inspecteur Staniland (Michel Serrault, aussi désespéré que l’Œil, le détective privé de Mortelle randonnée) et le concierge, M. Léonce (Jean-Paul Roussillon) de l’immeuble où résidait Berliner l’assassiné et où venait le rejoindre Barbara Falck :Une ambiance assez glauque comme les affectionnait Audiard sur la fin de sa carrière. Ces dialogues sont tranchants comme le rasoir. "Mourir, c'est rien, c'est l'après qui est pénible". "Le drame avec la vie, c'est qu'on en sort pas vivant. "Au cimetière, au moins, on sait où il est, on le verra plus souvent qu'avant". "Vous connaissez le poète allemand Henrich Heine. Au moment de sa mort il a dit: "Dieu me pardonnera parce que c'est son métier. Ce n'est malheureusement pas le mien. Vous tuez, Dieu pardonne, moi j'enquête". Film policier classique mais aussi un semblant d'histoire d'amour refusée à la fin par Barbara avec des mots d'une cruauté inouïe : "t'es vieux, t'es moche et puis t'es con". Source : http://www.impetueux.com/?p=4348



                 


Les mois d'avril sont meurtriers est un film de Laurent Heynemann sorti en 1987.
Voilà une preuve des plus concrètes, pour ce qui en doutaient encore, que Jean-Pierre Marielle est un grand acteur et qu’il n’étais pas juste bon à tenir des rôles de beauf dans des comédies grivoises. « Les mois d’avril sont meurtriers » est un polar dans lequel Marielle joue le rôle d’un flic qui va traquer jusqu’au bout un assassin sadique. Rapidement, on assiste à un duel entre les deux hommes. Un duel disputé à armes égales dans lequel les mots ont plus d’impact que les balles de flingue. Cependant, malgré des arguments de taille, notamment celui de s’apparenter à un polar noir des années 70, « Les mois d’avril sont meurtriers » souffre d’une mise en scène atone et qui se montre très hésitante sur l’exploitation de l’espace et multiplie les cadrages hasardeux. Et ces erreurs ont une conséquence directe sur le rythme, lequel se retrouvant branché sur courant alternatif. Cependant, le tout est « sauvé » par un casting solide, à l’image de l’interprétation saisissante de Jean-Pierre Marielle, d’une fin qui, mine de rien, est foutrement bien trouvée et de dialogues bien écrits et percutants comme ils se doit.
 Chef d'oeuvre que j'ai découvert par hasard. La lutte entre le bien et le mal. Un Jean-Pierre Marielle époustouflant en flic traquant le mal avec la pureté d'un chevalier. Et puis, les dialogues sont d'un cynisme stimulant avec des répliques cultes qui pourraient être du Audiard d'après 1968. Une bande-son qui ponctue les images à merveille, jazz. Et la fin est géniale.




   

Le scénario met en opposition deux personnages, un policier et un assassin. Une lutte psychologique s'engage entre eux, jusqu'au final tragique. Un beau film, funèbre et désespéré. Une réalisation impeccable, des extérieurs de banlieue très bien filmés, des couloirs, des bureaux. C'est filmé avec un détachement presque tragique. Qualité des dialogues, des acteurs exceptionnels (Marielle) font de ce film une parfaite réussite sur le plan du langage cinématographique . L'affrontement tragique des deux hommes hausse le film dans registre philosophique : l'affrontement du bien et du mal. C'est un film très stylisé, avec toujours une recherche esthétique : extérieurs, couleurs... Un ton très étrange baigne le film et lui donne parfois un aspect poétique. Beau texte en voix off de Marielle. 
Performance d'acteur hors pair de Marielle et du regretté Bisson. Ah Bisson dans un rôle de méchant et pervers, un rôle qui lui sied à la perfection. Preuve en est, que le cinéma français manquant cruellement de moyens et de distributeurs au niveau mondial, ne peut rivaliser.



                             


Ce film m'a fait penser tout de suite à un mélange entre Seven et Garde à vue, un face-à-face implacable entre un tueur (ou présumé tueur) et un flic. Une ambiance noire, des dialogues percutant, tous les ingrédients d'un film noir. Petite perle comme seule savait en faire les réalisateurs peu connus français dans ces années là. Un peu d'anarchisme post soixante huitard, un peu de vieille France en démolition confrontée au progrès, car ce fut une grande transformation que ces années là. Un peu de polard existentiel accompagné de musique contemporaine et de jazz. Mais la recette et ses ingrédients s'arrêtent là, ce film, c'est le cuisinier et sa voix off, Jean Pierre Marielle qui le fait exister. Le cynisme mélangé de vraie espoir dans l'humanité. Et ces deux phrases de la fin, sur la patience qu'il faut pour voir mourir les imbéciles plutôt que d'avoir à les affronter autant que la remarque de la fille enterrée, ce genre de chose qu'on ne voyait que dans les polards existentiels de l'après 70. Et c'était bon que la société de consommation n'ait pas encore déplacé le débat sur la politique ou sur la religion. On pensait à soi en ce temps là, à la condition humaine. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-953/critiques/spectateurs/

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