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dimanche 22 février 2015

Robert Keith

Robert Keith est un acteur et scénariste américain né le 10 février 1898 (certaines sources disent 1896) à Fowler (Indiana), mort le 22 décembre 1966 à Los Angeles (États-Unis).

Les Pièges de la passion (titre original : Love Me or Leave Me) est un film américain de Charles Vidor, sorti en 1955.Ruth Etting, c'est une brave gosse du Nebraska qui nait à la toute fin du dix-neuvième, devient vite plus ou moins orpheline et tente sa chance à dix-sept ans à Chicago. Elle rencontrera un gangster, forcément, ce sont les fantastiques années vingt dans le paradis de la pègre, et le type l'aidera à devenir une super star de la chanson, avec radio, Broadway, Hollywood, tout ce que vous voulez... Bon, bien sûr, Ruth Etting, aujourd'hui, ça ne vous dit pas grand chose, c'est elle là, sur la photo : http://ruthetting.com/images/nude.jpg, même si je ne suis pas sûr que cela nous avance beaucoup...
Love me or leave me est le biopic que la MGM et Charles Vidor consacrent à 1955 à Ruth Etting.


                

Donc, c'est un gros machin, le genre qui va aux oscars, en cinémascope et technicolor. Ava Gardner ayant refusé le rôle, c'est Cagney qui proposera d'essayer Doris Day, ce qui change tout de suite le genre de personnage, soit dit en passant, et explique peut-être le fait que quelque chose ne fonctionne pas.
Mais sinon, c'est pour entendre une dizaine de chansons de Ruth, donc, ça va, Doris étant meilleure chanteuse qu'actrice... En face, Cagney joue une grosse ordure et Cameron Mitchell le bellâtre romantique, amour pur, tout ça, tout ça... Bon, en vrai, Ruth rencontre son bellâtre bien après, quand elle a eu le temps d'avoir dix ans de plus que lui et ça aussi, ça change un peu la donne...
Parce que là, on se retrouve avec un petit moche boiteux méchant et brutal qui se trouve en concurrence avec le gentil dès le début, du coup, leur histoire est incompréhensible et à force de vouloir préserver le côté pur de Doris et chopper une happy end absolument improbable, ça devient un peu immonde comme histoire... Ils passent leur temps à dire que Cagney a fabriqué la poule, qu'elle ne serait rien sans lui, mais à la longue, c'est pas trop bien certain tout ça, pis faut voir pour quelles raisons...
Bon, après, on va dire qu'il y a le métier, quelques bonnes chansons et que je suis trop fiévreux pour faire le difficile, mais c'est dommage, la vraie histoire était plus vraisemblable, ce qui est assez rare pour être signalé.Charles Vidor nous offre avec Love Me or Leave Me un "biopic" sur Ruth Etting, chanteuse et actrice aujourd’hui totalement inconnue qui avait réussi à percer dans le show business grâce à un gangster notoire qui tomba amoureux d’elle et qui décida de gérer sa carrière. Elle finit par acquérir assez de notoriété pour être engagée dans les Ziegfeld Follies avant de devenir une vedette de la radio et de Broadway entre 1925 et 1935 et de jouer quelques rôles au cinéma. Voir Les Pièges de la passion, c'est l’occasion idéale pour ceux qui douteraient encore des talents d’actrice dramatique de Doris Day de réviser leurs jugements ;




   




L’inoubliable interprète de L’Homme qui en savait trop d’Hitchcock, Pique-nique en pyjama de Stanley Donen et Confidences sur l’oreiller de Michael Gordon se révèle tout simplement prodigieuse et extrêmement convaincante dans le rôle de Ruth Etting, arrivant même sans problème à tenir tête à James Cagney pourtant égal à lui-même, touchant en amoureux transi et violent. Enormément de chansons dans ce drame musical mais toutes très belles et parfaitement mises en valeur par George Stoll, un scénario bien écrit et qui sera lauréat aux Oscars pour l’année 1955 et, si la mise en scène de Charles Vidor n’atteint pas des sommets, elle se tient tout à fait bien, bénéficiant des fameuses équipes artistiques de la MGM et maniant le Technicolor et le Cinémascope avec talent. Rien de révolutionnaire, mais néanmoins l’un des "biopics" musicaux les plus réussis de l’époque avec The Glenn Miller Story d’Anthony Mann. Erick Maurel.


                 

La Ruée vers l’Ouest (Cimarron) est un film américain réalisé par Anthony Mann, sorti en 1960.
La ruée vers l'Ouest n'est pas un western mais une grande fresque du genre ''Autant en emporte le vent '' ou ''L'esclave libre'', son montage qui fait que tout s'accélère trop à la fin l'empêche d'en être le plus profond. Cependant tel qu'il est, c'est un monument qui dépeint d'une façon réaliste l'histoire de l'Oklahoma entre 1889 et 1915, il s'appui sur des événements réels mais surtout touche au plus profond des problèmes humains pouvant concerner chacun d'entre nous. Entre la naïveté et l'amour de Sabra, la lucidité, l'altruisme et aussi l'Amour de Yancey, la faiblesse des caractères de la majorrité des protagonistes, le scénario est exceptionnel, un superbe roman est derrière. Le couple que l'on voit évoluer est unique dans l'histoire du cinéma tant il aborde lucidement les vrais difficultés concernants un homme et une femme qui s'aiment profondément. On dira jamais assez combien Maria Schell est une comédienne irremplaçable pour les spectateurs qui s'attendrissent facilement, ce sont ceux qui sont ou aiment jouer aux indifférents qui la traitent de pleureuse. Il faut la voir ici comme dans ''la colline des potences'' dans ''Gervaise'' ou dans le Visconti. Glenn Ford est également sans critiques, c'est un beau personnage que ce Cimarron, il a en lui quelque chose que les autres n'ont pas et dont les causes sont toujours un mystère. Un grand film d'aventures réalisé par un grand cinéaste américain mais qui dégage une nostalgie si grande que la peine ressentie en sortant des salles l'a empêché de devenir célèbre. La course aux parcelles d'hectares de terre n'est pas prête d'être revue avec de vrais chevaux et de vrais figurants, la confrontation dans l'hôtel des ''plaisirs'' entre Sabra et Dixie est un moment de grâce. Quel dommage que Anthony Mann n'ait pas eut plus les mains libres pour y mettre tout ce qu'il souhaitait et le monter à sa manière.


   

Une épopée grandiose, spectaculaire orchestré par l'incroyable et rassurant Glenn Ford et la timide mais peu à peu redoutable Maria Shell. Ce qui fait vraiment la force de ce film reste la traversée des époques, les nombreuses modifications qui s'opèrent à la fois physiquement mais aussi sur le caractère de chaque personnages. La panoplie des individus nous permet de les cerner psychologiquement et d'avoir une vue d'ensemble, une vue générale sur le but de ceux-ci. Autant vous le dire tout de suite, on s'y attache, on les reconnait rapidement et ce, malgré la multiplication des personnages qui peut rebuter. Les décors sont époustouflants où l'industrialisation et l'implantation humaine y est agréablement représenté face à une philosophie du personnage face au racisme et à la fin d'une ère de liberté... Avant tout tourné en un drame, elle est saupoudré d'un western relativement timide mais qui permet d'accorder à la suite des dialogues et de la réflexion, quelques scènes d'actions nerveuses et efficaces. Un remake distrayant et spectaculaire du "Cimarron" de Wesley Ruggles, sorti en 1931, adaptation plus fidèle que celle de Mann...


                                 


Basé sur des faits historiques, il relate en une longue fresque romancée, les faits du 22 avril 1889, date de l'ouverture du territoire de l'Oklahoma aux colons américains. Glenn Ford interprète l'un d'entre eux, accompagné de la belle Maria Schell, son épouse dans le film. Certains trouveront le bonheur et d'autres le malheur. Glenn Ford est conforme à son traditionnel costume de redresseur de torts. Le scénario est constitué d'un ensemble de petits épisodes qui tiennent plus de la saga avec une multitude de individus que d'une histoire bâtie autour de quelques personnages centraux. Le héros se veut idéaliste, intervenant sur tous les incidents incriminant des opprimés. Maria Schell apparaît au contraire comme une éternelle geignarde qui confine parfois à l'agacement. Le rôle d'Ann Baxter n'apporte pas grand-chose au canevas. Le déroulement est plutôt lent, parfois ennuyeux et traîne en longueur. Heureusement; quelques scènes d'action relance l'intérêt, plaçant le film dans une honnête moyenne. La seconde moitié n'est qu'une longue confrontation entre la réussite sociopolitique et l'idéologie humaniste. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-53609/critiques/spectateurs/

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