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dimanche 22 février 2015

Ray Walston

Ray Walston est un acteur américain, né le 2 décembre 1914 à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, et mort le 1er janvier 2001 à Beverly Hills, en Californie (États-Unis).
Tony Award du meilleur acteur dans une comédie musicale en 1956.
Emmy Award du meilleur second rôle dans une série télévisée dramatique en 1995 et 1996.
Si Billy Wilder est au départ un réalisateur touchant à plusieurs registres, capable notamment d’emballer de sublimes chefs-d’œuvre du film noir tels qu’Assurance sur la mort et Boulevard du crépuscule, il est aujourd’hui plus connu pour avoir été l'un réalisateur de comédies désormais mythiques, réalisées à la fin des années 1950 et durant les années 1960. 


                             


L’hilarant Certains l’aiment chaud et le travestissement de ses personnages principaux, le très sensible La Garçonnière et ses accents parfois dramatiques à propos de l’impitoyable univers des grands trusts new-yorkais, le trop méconnu et pourtant exceptionnellement jubilatoire Un, deux, trois présentant un James Cagney déchainé qui tente d’introduire le Coca-Cola en Allemagne de l’Est… De grandes et élégantes réussites scandaleusement drôles, portées par des dialogues mémorables et des acteurs au sommet de leur forme. Chez Wilder, le faux semblant est souvent mis à mal, les personnages subissent de dangereuses pertes de repères, l’amour et la critique sociale s’y côtoient souvent pour le meilleur… la plupart du temps au sein d’une pléiade de symboles et de sous-entendus sexuels. Scénariste extrêmement talentueux, très fort sur l’emploi du verbe et le contournement de la censure, Wilder nous régale par ailleurs bien souvent de ces dialogues à double sens dont il a le secret. Au début des années 1960, auréolé du succès commercial de Certains l’aiment chaud et de La Garçonnière, mais légèrement bousculé par l’échec d’Un, deux, trois (mal compris par le public, sorti dans les salles au mauvais moment si l’on se réfère au drame du mur de Berlin érigé pendant son tournage), Billy Wilder réalise une farce grotesque sur le couple, la commercialisation de l’art et le cynisme d’une petite ville de province pourtant à l’écart des grandes villes décadentes, Embrasse-moi idiot ! Une parenthèse assez violente, pour ne pas dire totalement virulente, à l’égard des mœurs américaines, avant de revenir deux ans plus tard au milieu du business, du mensonge et de la cupidité jusqu’au-boutiste dans l’essentiel (à bien des égards) La Grande combine

 

   

On sait Wilder souvent énervé, mettant régulièrement en joue la société américaine avec un regard particulièrement retord et cynique, mais la plupart du temps avec élégance, sophistication, et intelligence, navigant constamment entre le bon goût et la vulgarité, sans jamais tomber dans le piège des extrêmes. C’est bien cet équilibre unique en son genre qui a fait la popularité et l’impressionnante longévité de ses meilleurs films, et notamment de ses comédies. Or, Embrasse-moi idiot ! repousse ces limites et laisse entrevoir un Wilder quelque peu différent, encore bien plus cruel en ce qu’il ne délimite pas ses personnages par des atours humanistes de dernière minute qui les séparent habituellement de l’infinie méchanceté des institutions qui les dominent. Ici, Wilder reste un véritable franc-tireur à l’acuité désespérante, mais avec cette vulgarité sadique et ce plaisir maniaque de démolir la morale bien-pensante à tous les niveaux, sans lui laisser ne serait-ce que l’ombre du bénéfice du doute. 


                 

Les personnages principaux démarrent dans l’excès, et terminent le récit par l’échec de leur humanité. Il n’est pas ici question de bons sentiments, mais de critique pure, d’humour noir grinçant, souvent impitoyable, parfois insupportable.
Un mari jaloux jusqu’à la folie furieuse garde un célèbre crooner en pleine gloire chez lui à manger. Il s’agit donc de cacher sa femme et de la remplacer par une prostituée afin de jeter cette dernière dans les mains du chanteur et d’obtenir de lui un contrat pour ses chansons. Le mari est faible, la femme très belle, la situation caustique. Dès le départ, les principaux personnages sont enferrés dans des certitudes qui les dominent : impossible de réussir à percer dans le show-business sans sacrifier une femme aux appétits sexuels légendaire du crooner, impossible de faire confiance à sa propre femme, impossible d’envisager la situation autrement qu’en utilisant le mensonge, la calomnie, l’injure. De fait, en les faisant nier dès le départ la simplicité d’une vie franche et où les dialogues directs sont rois, Wilder pousse en réalité ses personnages à commettre des erreurs inévitables et à s’avilir constamment. 


                 


Ainsi le mari est-il victime de sa propre personnalité débordée par ses doutes, sa maniaquerie et son manque de confiance en lui. Il ne subsiste pas un seul personnage masculin qui ne soit pas ici un imbécile, un ingrat, un méchant, un égoïste, un être mesquin, bref, un médiocre. En ce sens, la comédie prête plus à rire jaune qu’à rire franchement. Le malaise domine en de nombreuses occasions, surtout quand les personnages féminins prennent de l’importance. La femme mariée est douce, aimante, compréhensive, mais déçue et énervée. La prostituée est désabusée, perdue, mais se laisse plus d’une fois attendrir et en vient à confondre la réalité de ce qui lui est demandé (coucher avec le chanteur) avec la fiction qu’elle anime (la femme au foyer). Entre l’espérance sous-jacente de la seconde et la vitalité acérée libératrice de la première, le récit ne laisse aucun répit ni au spectateur, ni aux personnages masculins. Wilder va jusqu’à inverser les rapports, commettant l’irréparable une fois parvenu au zénith perfide de son film : il fait dès lors de la femme au foyer une prostituée, et de la prostituée une femme au foyer. Les deux faces d’une même pièce, ou comment la femme semble-t-il parfaite s’incarne doublement et se confond dans le regard d’une société américaine phallocrate, pleine de préjugés, et entretenant une morale hypocrite depuis longtemps privée de sens. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/embrasse-moi-idiot-wilder


                              


En pleine ruée vers l’or en Californie, un fermier sobre et responsable (Clint Eastwood) se lie d’amitié avec un pionnier alcoolique et grande gueule (Lee Marvin). Ils vont dès lors tout partager, des petites combines jusqu’à la même femme (Jean Seberg), tandis que la petite ville qu’ils occupent va connaître une expansion frénétique. On connaissait Clint Eastwood cow-boy solitaire, policier aux méthodes expéditives, photographe hanté par l’envie d’aimer, ou même bagarreur routier dont le meilleur ami est un orang-outan pétomane. On avait pourtant oublié qu’il avait incarné les pionniers romantiques adeptes de la chansonnette, n’hésitant pas à pousser cette dernière pour témoigner à la nature environnante les tréfonds de ses états d’âme amoureux. Et quand on pense que le partenaire de ce Clint lyrique est un Lee Marvin reconverti aussi en chanteur, dont le sommet dramatique va le pousser à la plainte «Je suis né sous une étoile vagabonde», le spectateur a largement de quoi tomber de son fauteuil. Et pourtant, le western musical existe bien, et se paye même le luxe de ces deux icônes de choix. A l’origine de LA KERMESSE DE L’OUEST, il y a la comédie musicale «Paint your wagon» (faisant référence à l’expression «Paint your wagon before you begin a journey», ce que l’on pourrait grossièrement traduire par "Il faut bien se préparer avant d’entamer un long voyage"). Avec une musique et des paroles écrites par Alan Jay Lerner et Frederick Loewe (MY FAIR LADY avec Audrey Hepburn, BRIGADOON avec Gene Kelly), la pièce est jouée à Broadway en 1951 et remporte un franc succès. Quinze ans plus tard, avec le phénoménal succès de LA MELODIE DU BONHEUR en 65, Hollywood va déterrer "Paint your wagon" pour alimenter sa production frénétique de films musicaux. C’est Joshua Logan qui héritera de la mise en scène de l’adaptation cinéma, ce dernier étant connu pour sa comédie UN ARRET D’AUTOBUS avec Marylin Monroe et pour avoir déjà adapté les comédies musicales CAMELOT et SOUTH PACIFIC sur grand écran.



   

Outre son inattendu mélange des genres, LA KERMESSE DE L’OUEST est en premier lieu un pur produit de son époque. Classique, le film l’est indubitablement dans sa mise en image, dans ses passages musicaux, et surtout dans sa peinture de l’époque. Le Far West de LA KERMESSE est totalement idéalisé dans la grande tradition du western Hollywoodien, donnant l’image d’une Amérique qui s’est construite dans la confusion certes, mais aussi dans la bonne humeur et la décontraction. Le goût prononcé de Lee Marvin pour la bouteille fait ici figure de véritable mode de vie potache, les cuites astronomiques de ce dernier étant plus sujettes à cocasseries qu’autre chose. Le film et son univers se révèlent ainsi en fonction de l’attitude mouvementée de ce personnage haut en couleur, faisant de ce looser sympathique le vrai héros d’un (très) long-métrage (plus de deux heures et demi quand même) volontiers porté vers la comédie.


                              


Face à Lee Marvin, Clint Eastwood campe un personnage à mille lieues de ses incarnations dans les films de Sergio Leone. Dans LA KERMESSE DE L’OUEST, Eastwood ne possède pas l’aura mystérieuse de ses rôles (antérieurs) de gloire et fait plus figure de jeune premier partageant l’affiche de la grosse production du moment (le film coûta la bagatelle alors astronomique de 20 millions de dollars). Le comédien impose à son personnage une composition sobre et retenue qui, si elle peut parfois souffrir de fadeur, offre un contrepoint idéal (et reposant) au cabotinage de Marvin (qui de son côté en fait gentiment des caisses entières).


                 


Petit clin d’œil amusant aux cow-boys sans nom qu’Eastwood avait jusqu’alors campé, le film ne dévoile le vrai nom de son personnage que quelques minutes avant la fin (il était jusqu’alors surnommé «part’naire» par Marvin).
En face de nos deux hommes, l’éternel élément féminin est incarné par Jean Seberg, l’ancienne muse de Godard révélée par A BOUT DE SOUFFLE. Bien que son personnage manque cruellement de profondeur, Seberg est pourtant au cœur des meilleures scènes du film. Première femme à atterrir dans une ville naissante composée uniquement d’hommes, cette dernière va déchaîner les passions jusqu’à devoir composer un ménage à trois avec Marvin et Eastwood, deux hommes qu’elle va aimer sans parvenir à choisir. Bien que le film nous représente un cliché idyllique et asexué du couple à trois, il n’hésite pas à confronter avec amusement nos trois héros aux moeurs moins progressistes de leur époque, notamment lorsque ces derniers recueillent une famille de francs catholiques le temps d’un rude hiver. Source : http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=744

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