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vendredi 27 février 2015

Prêtres en colère

La Colère de Dieu (The Wrath of God) est un film américain réalisé par Ralph Nelson, sorti en 1972.
Un an après "Le soldat bleu'", Ralph Nelson persévère dans le genre du western en mélangeant cette fois l'humour et la violence. Le réalisateur qui avait bouleversé les foules voire qui les avait traumatisées avec des scènes insoutenables dans son précédent film, décide cette fois de limiter son film à un grand divertissement en fabriquant un trio pour acomplir une mission. Auteur également de ce scénario riche en évènements, en rebondissements, aux dialogues fins et humoristiques défiant la censure de l'Eglise en mettant en scène un curé qui est devenu un bandit, un tueur à gages, Ralph Nelson se permet d'élaborer un film divertissant en tous points. On passe du rire aux larmes, des larmes aux surprises, des surprises aux rires et cela tout le long du long-métrage à croire que le réalisateur avait décidé de montrer au spectateur qu'un film permettait de dénoncer des faits horribles comme les exécutions, les pendaisons, les meurtres d'enfants, la tyrannie mais pouvaient être montrés explicitement tout en conjuguant avec cette violence un humour à l'anglaise. Robert Mitchum incarne le protagoniste du film et use de sa carrière très riche pour mieux incarner ce curé totalement déboussolé, toutefois enclin à ne jamais abandonner les autres dans une lutte qu'il croit juste même s'il avait apparemment rejeté tous les principes qui lui avaient été inculqués. Le film permet de trouver tous les défauts humains mais aussi des qualités. Comme défauts, la cupidité, la violence, le viol, la lâcheté, l'alcoolisme, la haine, la volonté de diriger par tyrannie. Comme qualités, la joie de vivre, la découverte de vertus, l'amour, le courage, la témérité, la volonté de vaincre sa peur au péril de sa vie. Au final, Ralph Nelson nous surprend une fois de plus, nous terrifie, nous émerveille et surtout nous apporte du plaisir malgré des scènes gores. Excellent scénario, excellente mise en scène sur le plan de l'émotion et des scènes d'action spectaculaires, "La colère de Dieu" est une grande réussite!


   


Beaucoup plus sous l'influence du spaghetti que du classique, un western volontiers cynique où Robert Mitchum joue pour la troisième au moins (après "La Nuit du chasseur" et "Cinq cartes à abattre" !!!) un rôle de "religieux" aux méthodes que n'approuverait certainement pas le Seigneur, ici la Bible dans une main, une mitraillette dans une autre. Malgré quelques seconds rôles mémorables dont Frank Langella, en méchant un peu fou mais qui a quelques bonnes raisons de l'être, et Rita Hayworth, dans son tout dernier rôle au cinéma, c'est l'acteur de "La Griffe du passé" qui domine incontestablement l''ensemble, s'en donnant à cœur joie. Autrement malgré quelques creux, le film se regarde sans ennui et réserve même quelques bonnes séquences comme la fusillade finale.



                              

Ralph Nelson met en scène un western peuplé d'aventuriers cyniques et pittoresques à l'image des westerns spaghettis. si le début du film est sympathique et prometteur, il y a ensuite beaucoup de remplissage et de bavardage inutile jusqu'à la scène finale  Après des dèbuts èclectiques, acteur, pilote instructeur, Ralph Nelson est devenu scènariste, producteur (notamment à la tèlèvision) et surtout rèalisateur! On se souviendra surtout de son meilleur film, "Charly", dans lequel un adulte mentalement attardè devenait un gènie après une opèration au cerveau! Changement de registre dans "The Wrath of God", un western folklorique des seventies avec un Robert Mitchum en curè pas très catholique! A partir d'un scènario invraisemblable, le cinèaste parvient à rèaliser une histoire enlevèe et distrayante, prenant même le luxe de choisir Rita Hayworth pour incarner la Señora De La Plata! Insolite et brutal, ce western aux implications politiques se laisse voir sans aucun problème particulier! De plus c'est une truculente parodie de "The Fugitive" de John Ford! Venez donc tenter l'aventure au sud du Rio Grande avec un Mitchum à l'allure martiale et inquiètante qui provoque « la colère de Dieu » pour le plus grand plaisir de ses fans...


    
                   

La Pourpre et le Noir est un téléfilm américano-italo-britannique réalisé par Jerry London produit en 1983 d'après le roman de J.P. Gallagher.
Basée sur une histoire vraie, celle de Monseigneur Hugh O'Flaherty un haut dignitaire du Vatican.
En 1943, Mgr O'Flaherty à Rome, sous le pontificat de Pie XII durant l'occupation nazie, use de son immunité diplomatique pour cacher des réfugiés juifs et des familles de résistants italiens.
Bien que Mgr O'Flaherty soit protégé grâce à son statut privilégié, le colonel Kappler, chef de la Gestapo lui interdit de quitter le Vatican et ordonne qu'il soit capturé ou abattu s'il en sort.
Mgr O'Flaherty fera même l'objet d'une tentative d'assassinat par les Nazis à l'intérieur du Vatican.
Pour une raison non expliquée, les officiers de la gestapo ne portent pas les runes "SS" sur leurs cols, ce qui est anachronique.
On ne pourra pas reprocher à Jerry London sa force de conviction dans cette évocation d’une page héroïque de la résistance au nazisme : une histoire vraie, celle d’un homme incroyable, un prélat, qui sous toutes les coutures (charbonnier, soldat, postier…) réussira à tromper la vigilance des militaires postés tout autour de Saint-Pierre, prêt à l’abattre s’il franchit la ligne blanche. Mais le ton est parfois un peu léger pour un sujet aussi grave, qui le devient véritablement quand le cinéaste se repose sur la confrontation entre ses deux héros, Gregory Peck et Christopher Plummer, le curé et le gestapiste. Ce film remis au gout du jour par Itv studio ne bénéficie malheureusement pas d’une restauration et l’image en pâtit Pouren savoir plus.


   

Inspiré de faits réels La Pourpre et le Noir relate la détermination de l'homme d'Eglise Hugh O'Flaherty a sauver des vies humaines au nez et la barbe des nazis. Tourné à Rome ce téléfilm voit un affrontement rugueux entre Peck et Plummer (l'un dans le rôle du prélat l'autre dans celui du colonel SS) et c'est d'ailleurs leur face à face qui fait tout le sel de La Pourpre et le Noir car le réalisateur Jerry London semble ici moins inspirée que pour son magnifique feuilleton Shogun. La mise en scène manque d'intensité dramatique et durant la 1ère heure l'histoire a du mal à se mettre en place, à signaler que c'est Morricone qui signe la musique de La Pourpre et le Noir. Pas déplaisant à voir mais peu mémorable malgré son sujet.


                 

Il y a déjà longtemps que j'ai vu "La pourpre et le noir", mais j'en garde un excellent souvenir. Superbe film sur l'activité de résistance au Vatican, il comporte des scènes de haute tension , comme celle où le personnage de Gregory Peck est dans le viseur de l'officier allemand qui le surveille. Le même Gregory Peck nous livre une belle leçon d'interprétation: je crois me souvenir d'un passage où son personnage va jusqu'à se déguiser en bonne soeur! Franchement, voilà un excellent film. O’Flaherty n’avait pas du tout le visage de Gregory Peck, mais un visage plein de bonhommie, presque poupin, plein de finesse et pétillant d’humour. Ses amis racontent que l’étincelle devenait un feu ardent quand il s’agissait de protéger quelqu’un de la barbarie des Nazis. lien vers la photo de o’Flaherty
Sources : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-174829/critiques/spectateurs/

2 commentaires:

  1. https://suxlpvh8yk.1fichier.com/
    https://0l2d79zg0h.1fichier.com/

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  2. merci pour La colère de dieu.Dans mon souvenir Mitchum y est formidable.
    je vais revoir ça avec plaisir.
    radisnoir

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