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mardi 24 février 2015

Pascale Audret

Pascale Audret, de son vrai nom Pascale Aiguionne Louise Jacqueline Marie Auffray (née le 12 octobre 1935 à Neuilly-sur-Seine et morte dans un accident de la route le 17 juillet 2000 à Cressensac (Lot), est une actrice et chanteuse française.
Sœur du chanteur Hugues Aufray et du physicien Jean-Paul Aufray, elle est la mère de l'actrice Julie Dreyfus.
Après des débuts dans la danse classique qui l'amènent à partager la distribution d'une opérette de Francis Lopez (À la Jamaïque), elle se produit aux Trois baudets, le célèbre cabaret de Jacques Canetti. Elle débute au cinéma aux côtés de Jean Richard et Jean-Marc Thibault, dans Les deux font la paire d'André Berthomieu.
En 1957, elle triomphe au théâtre dans la première adaptation française du Journal d'Anne Frank et s'impose au cinéma dans L'Eau vive de François Villiers en 1958. Sa rencontre avec Roger Coggio la conduit ensuite au Théâtre des Mathurins pour Le Journal d'un fou de Nicolas Gogol. Puis c'est Patate de Marcel Achard, Six personnages en quête d'auteur de Luigi Pirandello, etc.
Au début des années 1980, elle se tourne davantage vers la télévision : Les Dossiers de l'agence O, Les Justes, Les Cinq Dernières Minutes, Splendeurs et misères des courtisanes, Cinq-Mars, L'Impossible Monsieur Papa


                               


Pleins feux sur l'assassin est un film français réalisé par Georges Franju, sorti en 1961.
Dans son château, le comte de Kéraudren, sentant sa mort prochaine, s'enferme dans une cache secrète, derrière une glace sans tain. De là, lui - en fait son cadavre - surveillera les conséquences de cet acte : pas de corps, donc pas d'héritage pour cinq ans, si on ne le retrouve pas. Réunis pour l'ouverture du testament, les héritiers sont consternés : Jean-Marie, l'étudiant, et son amie Micheline, qui reste à l'écart; Jeanne, mal mariée à Claude, et qui pense toujours à son cousin André, qu'elle revoit pour la circonstance; Edwige, écuyère allemande; Guillaume, distingué attaché des Beaux-Arts; Christian, bohème et alcoolique, et Henri. Mais pendant cinq années, va falloir entretenir les lieux.
Une idée germe : monter, autour d'un drame d'amour qui se déroula ici au Moyen-Âge, un Son et Lumière, qui rapportera de l'argent, en attendant plus. Malgré les efforts d'un curé radiesthésiste et d'un homme-grenouille, le comte reste introuvable, tandis que le spectacle se prépare dans l'émulation et avec un grand déploiement technique.
Mais Henri meurt électrocuté en réparant un projecteur. Et le mari de Jeanne, poussé par une voix mystérieuse - il y a des haut-parleurs partout... - la surprend en train de renouer avec André, qu'il tue. Deux cousins de moins, deux parts d'héritage de plus, remarque Micheline, fine mouche. Lors de la première du spectacle, Jeanne se jette du haut de la tour, comme l'héroïne du Moyen-Âge, sous les yeux du public qui s'enfuit. C'en est trop : Jean-Marie et Edwige tendent un piège et démasquent le coupable, Guillaume.
 Dans la confusion qui suit, un miroir est brisé et le corps du comte apparaît aux héritiers survivants,... et soulagés. Faut-il préciser que les funérailles se déroulent dans une ambiance décontractée ?



   

En 1961, Georges Franju tourne son troisième film, Pleins Feux sur l'assassin, d'après un scénario original de Boileau-Narcejac. Si on n'y retrouve pas la perfection glacée de Judex ou des Nuits rouges, on se laisse aller avec plaisir à ses énigmes tordues. Rythmé par une musique entêtante de Maurice Jarre, le film raconte la mort mystérieuse d'un comte fortuné et les péripéties qui opposent ses héritiers. Dans le château familial transformé en cinéma par un son et lumière qui raconte le meurtre d'un amant au XIIIe siècle, les membres de la famille sont assassinés un à un.
Jean-Louis Trintignant et Dany Saval forment un couple adorable de jeunes enquêteurs qui évitent les pièges (oiseaux morts, mirages de la nuit) que le cinéaste place sous leurs pas. SKORECKI Louis


                             

Le Glaive et la Balance est un film franco-italien réalisé par André Cayatte, sorti en 1963.
Sur la Côte d’Azur, le jeune Patrick, fils de la richissime Madame Winter, a été enlevé avec demande de rançon. La police, alertée, surveille de loin la remise de la rançon dans le but d'appréhender les criminels. Ce sont deux hommes qui réussissent à s'échapper. Traqués, ils abattent un policier, assassinent leur otage et s'enfuient par la mer à bord d'une vedette. Mais, cernés de toutes parts, les deux hommes accostent sur un îlot et se réfugient dans un phare désaffecté. Lorsque la police les somme de se rendre, trois hommes en sortent, chacun des trois prétend avoir vu entrer deux hommes qu'il ne connaissait pas. La police va rapidement découvrir que tous les trois ont un lourd passif susceptible de les rendre également suspects…
Quel film étonnant! Il faut toujours remercier Cayatte d'avoir, pour nous spectateurs, oser s'attaquer aux grandes questions de justice. Il l'a fait avec ses moyens d'artiste très limités et avec ses moyens d'intellectuel très au dessus de la moyenne. Ici, le mélange est frappant : un scénario avec des péripéties idéales pour nous faire réfléchir et une mise en scène quelconque rarement intéressante. Pourtant malgré ses défauts et l'invraisemblance absolue de nombreux détails, malgré le coté démonstratif poussé à ses limites, la bêtise mieux exploitée que l'intelligence donc plus racoleuse, le ''Glaive et la balance'' au titre si prétentieux est un film à voir absolument, précisément pour cet énorme contraste entre le fond et la forme. Aimer ce film est une bonne chose, dire que c'est du grand cinéma, c'est passer à coté de toute la beauté que peut offrir le septième art.


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