.

.

mardi 3 février 2015

Nathan Juran

D'origine autrichienne, architecte de formation, Nathan Juran débute au cinéma en 1937, en construisant des décors. Son travail pour Qu'elle etait verte ma vallée lui vaut l'Oscar du meilleur directeur artistique en 1941. Il n'est seulement passé à la réalisation qu'au début des années 50.
A la fin des années 50, il signe des séries B de science-fiction notoires comme La Chose surgie des tenebres (1956) avec sa mante religieuse géante; The Brain from Planet Arous (1957) avec le cerveau maléfique... Parellèlement à ces séries B qu'accessoirement il signe sous le nom de Nathan Hertz, le cinéaste met en scène des mythes à l'instar de Sinbad (Le Septième voyage de Sinbad) en 1958 et Jack (Jack, le tueur de géants) en 1962. 

Cet excellent réalisateur de série B fut avant d'être ce qu'il est, un ancien architecte de l'urbanisme et qui commence comme décorateur dans le cinéma.
Il tourne son premier film Black castle avec Boris Karloff qui sera une étonnante réussite et ce spécialisera dans les films fantastique servit souvent par un génial technicien Harry Hausen .  Il manque à Nathan "Hertz" Juran le poids des budgets alloués par les productions et je reste persuadé qu'il aurait pu faire beaucoup mieux car il nous avait prouvé à plusieurs reprises ses ambitions personnelles dans le métier. 



                                

Dans le western, il fut plus d'une fois critiqué pour le manque de pauvreté de ses scénarios ou l'absence total de mouvement, je pense bien au contraire qu'il excella de la meilleurs façon qu'il soit pour nous donner de bons westerns Qui est le traitre, Quand la poudre parle sont de parfaites illustrations,soufrant il est vrai de quelques choses mais soyont indulgent, il avait beaucoup de charme visuel.  Nathan Juran travailla beaucoup avec Audie Murphy qu'il admirait, l'ancien héros de guerre, les resultats avec l'acteur furent assez inattendu. La rivière sanglante est un bon western des productions Universal servit par deux bon acteurs Walter Brennan et Audie Murphy comme cité plus haut.  La fin de carrière pour Nathan Juran dans le western s'avera moins catastrophique que prévu, il réalise son dernier western en 1969 L'ouest en feu donnant à Telly Savalas un bon rôle depuis Les chasseur de scalps.  Nathan Juran réalisera en 1958 La journée des violents qui reste un excellent western tourné vers la lacheté d'une population à l'égard de son juge de paix. Ce style de situation avait pignon à cette époque et on peut dire que Le train sifflera trois en fut le detonnateur quand au sequels auxquels, on vit dans le western.  Nathan juran fut un excellent directeur artistique aussi, nous lui devons quelques westerns: Winchester '73 ,Belle's starr ,Les affameurs et  Cave of outlaws. 



                                


Un présentateur télé annonce qu'un OVNI a été repéré et va bientôt atteindre le territoire américain. Quelque part, en Amérique, une femme fonce dans sa décapotable sur une route déserte. Cette femme, Nancy Archer, tombe nez à nez, avec la main poilue gigantesque d'une créature gigantesque...L'infortunée s'échappe et informe, paniquée, les autorités. Son entourage, mari compris, pense encore à un délire d'alcoolique, jusqu'à ce qu'elle se transforme de façon spectaculaire...
Le destin de Nancy l'irradiée rejoint le schéma classique du film de genre populaire. Le réalisateur, Nathan Juran, qui tourne ici sous le pseudonyme de Nathan Hertz, est connu pour ses sympathiques séries B, tels que LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD (1958) ou encore JACK LE TUEUR DE GEANTS (1962). Le contexte, est celui des années 50, celui de la guerre froide, de la grande peur du nucléaire et des expérimentations scientifiques ratées, dont les films de science fiction se font alors l'écho. On pense à la MOUCHE NOIRE de Kurt Neumann de 1958, à TARENTULA de Jack Arnold (1955) et comment ne pas songer au fameux DEADLY MANTIS du même Nathan Juran (1957). Les radiations nucléaires créent des mutations dont les animaux, les insectes et parfois les humains, hommes et femmes, sont les principales victimes: la femme géante à sa place à côté des tarentules et des mantes religieuses !!! Quel programme ! Voilà ce qui arrive à Nancy, une ménagère de moins de 50 ans qui fuit dans l'alcool un époux infidèle et sa maîtresse. La rencontre de cette femme férocement jalouse avec un globe extraterrestre phosphorescent change le cours de son destin...à tout jamais...pour le meilleur et pour le pire... Pas de surprise particulière, c'est un film drive in, un de ces films fait avant tout pour amuser et divertir. Il s'agit d'en donner un maximum avec un minimum de moyens. Son budget est très limité, ses décors pas toujours très crédibles et ses effets spéciaux suggèrent plus qu'ils ne montrent. Mais l'originalité du pitch et une certaine nostalgie pour les effets spéciaux d'antan, ne peuvent que ravir le spectateur d'aujourd'hui. Les acteurs, qui ont tous une carrière dans le film de série B américain, sonnent juste, mais sans plus. 





L'intrigue autour des motivations de la présence de l'extraterrestre sur terre et une vague histoire de cristaux censés justifier cette présence, est plutôt floue et pas intéressante, on la zappe d'ailleurs assez vite: le seul intérêt du film est, en effet, Nancy, sa taillegigantesque et son incroyable potentiel de destruction.
Car Nancy n'est pas seulement un monstre, une ménagère hystérique de cinquante pieds, capable de rappeler à l'ordre de sa voix tonitruante n'importe quel époux indélicat (et le sien n'est vraiment pas sympathique, à se demander ce qu'il en serait si ce genre d'aventure arrivait à d'autres ménagères névrosées !), c'est aussi une pin- up taille XXL, une créature superbe qui se balade en petite tenue affriolante dans toute la ville, et qui saura faire un usage furieux de sa grande taille...



                              

Voilà ce qui plaira aux féministes et aux autres!! Les conséquences de l'entrée de l'extraterrestre dans cette vie tragiquement banale sont amusantes, les dialogues sont souvent drôles, surtout quand ils tentent de donner un crédit scientifique à l'intrigue et les ellipses de la mise en scène offrent de belles parties de rigolade. Bien entendu, le principal intérêt des effets spéciaux est de montrer le maximum de destruction en un temps record ; on connaît, dès lecture du titre, la trame, aucun mystère donc. Mais, cela n'empêche pas d'attendre avec impatience et frissons la mutation supersonique et accélérée de notre héroïne. A la fin, la morale, gentiment transgressive, reste bien entendu sauve.
Ce film a tout pour susciter la curiosité de l'amateur et de l'amatrice de films fantastiques. Cette figure de la femme géante est un classique, au point que Nancy est entrée dans la légende des monstres de cinéma à visage humain. D'ailleurs, qui ne connaît pas l'affiche ultra célèbre ? Ce film est si culte qu'un remake avec Darryl Hannah dans le rôle de Nancy Archer a été tourné en 1993 par Christopher Guest. Nattie Descamps



                             


Après le superbe JASON ET LES ARGONAUTES, le tandem formé par le producteur Charles H, Schneer et le spécialiste des effets spéciaux Ray Harryhausen décide, à l'instigation du second, d’adapter un roman de H.G. Wells, un des pères fondateurs de la littérature de science-fiction. Auparavant, Ray Harryhausen a déjà tenté d'acquérir les droits du livre "The Food of the Gods", mais il s’est fait coiffer au poteau par Bert I. Gordon, lequel en tire deux films : VILLAGE OF THE GIANTS et SOUDAIN... LES MONSTRES. Harryhausen se rattrape donc au début des années 60 en s'attaquant au livre "Les premiers hommes dans la lune", roman narrant le voyage de deux hommes vers la Lune ainsi que l'exploration de cet astre.
Sorti après les triomphes des livres "La machine à explorer le temps", "La guerre des mondes", "L'île du Docteur Moreau" ou de "L'homme invisible", "Les premiers hommes dans la Lune" de 1900 est un peu moins connu que les classiques suscités. Il faut dire que la proximité de son sujet avec les deux Jules Verne "De la Terre à la Lune" et "Autour de la Lune", parus quelques années avant, en faisait un titre moins original. "Les premiers hommes dans la Lune" a néanmoins déjà été transposé sur grand écran avant les années 1960. En effet, LE VOYAGE DANS LA LUNE de Méliès s'inspire aussi bien de "De la Terre à la Lune" (pour le voyage) que de "Les premiers hommes dans la Lune" pour la rencontre avec les Sélénites ! En 1919, une version plus officielle a aussi été tournée en Grande-Bretagne, en 1919, sous le titre THE FIRST MEN IN THE MOON.




Schneer et Harryhausen, donc, se mettent en tête d'adapter à nouveau ce roman au début des années 60. Le film se tourne en Europe, ici uniquement en Grande-Bretagne, avec le soutien de la Major américaine Columbia. Les deux rôles principaux, ceux du savant Joseph Cavor et de l'aventurier Arnold Bedford, sont tenus par deux comédiens familiers à l'amateur de fantastique britannique. Le premier est incarné par Lionel Jeffries (apparu dans les HammerLE MONSTRE et LA REVANCHE DE FRANKENSTEIN), et le second par Edward Judd, (qu’on vit dans LE JOUR OU LA TERRE PRIT FEU ou L'ILE DE LA TERREUR).


En guise de metteur en scène, Harryhausen et Schneer choisissent Nathan Juran, avec lequel ils ont déjà collaboré pour A DES MILLIONS DE KILOMETRES DE LA TERRE et LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD. Enfin, pour compléter cette bonne équipe, sont recrutés comme scénaristes Jan Read (il vient de participer à l'écriture de JASON ET LES ARGONAUTES) et Nigel Kneale en personne, le créateur de Quatermass et de nombreuses séries télévisées fantastiques anglaises réputées !
En 1964, une expédition spatiale des Nations Unies alunit solennellement. Ses membres sont convaincus d'être les premiers hommes à fouler le sol de notre satellite. Quelle n'est pas leur déconvenue quand ils découvrent qu'un petit drapeau anglais y a été déposé plusieurs dizaines d'années auparavant ! 


                               
                                                         
Des hommes sont déjà venus sur la Lune et personne n'était au courant ! Une mission spéciale de l'ONU est alors dépêchée auprès d'Arnold Bedford, repéré suite à une enquête. Il s'agit du dernier survivant de cette folle expédition qui a eu lieu aux alentours de 1900 ! Maintenant un vieillard confié aux soins d'une maison de retraite, Arnold Bedford leur raconte son aventure extraordinaire, son voyage vers la Lune à bord de la nef spatiale créée par le professeur Cavor, et leur rencontre avec les inquiétants Sélénites !

Le roman "Les premiers hommes dans la Lune" se distingue par un ton assez badin, voire franchement proche de la comédie par moment, en particulier en ce qui concerne les préparatifs de l'expédition ou la rencontre de Cavor et Bedford. Toutefois, le livre devient plus grave progressivement, en particulier dans sa dernière partie, laquelle consiste en la description de la société des Sélénites et surtout de leurs intentions quant à l'humanité. Des intentions en fin de compte assez malveillantes, qui ont parfois fait considérer "Les premiers hommes dans la Lune" comme une "prequel" de "La guerre des mondes" - à l'exception que les habitants de la Lune remplacent les Martiens bien sûr.



                 )


"Les premiers hommes dans la Lune" est aussi un roman ayant la particularité de se dérouler aux alentours de 1900. Mais cela ne constitue en rien un souci pour un film de science-fiction tourné au début des années 60. En effet, la mode de la science-fiction "rétro", lancée par le 20 000 LIEUES SOUS LES MERS du studio Disney, reste vivace comme le prouve le succès, en 1960 de LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS d'après H.G. Wellsjustement. Le thème de l'exploration spatiale a déjà été traité sur ce mode, avec DE LA TERRE A LA LUNE, un film américain de 1958 inspiré bien entendu du roman homonyme de Jules Verne : réalisé parByron Haskin, et en dépit des présences de Joseph Cotten et George Sanders, il s'agissait hélas d'un film assez ennuyeux, souffrant d'un budget trop faible par rapport à ses ambitions. 


Profitons-en pour signaler une autre transposition des écrits de Jules Verne datant de la même période et abordant le même sujet...LE GRAND DEPART, film anglais de Don Sharp, produit par Harry Alan Towers : malgré une distribution sympathique, réunissant Lionel JeffriesGert Frobe ou Terry-Thomas, il s'agit d'une pantalonnade plutôt lourdingue.
En vue d'adapter "Les premiers hommes dans la Lune", Jan Read et Nigel Kneale y incorporent tout de même une certaine dose de modernité. Pour se faire, ils introduisent une narration en flash-back. L'action démarre bien au moment où le film a été tourné, dans les années 60, en plein apogée de la course à l'espace entre les deux grandes puissances de la Guerre Froide. LES PREMIERS HOMMES DANS LA LUNE s'ouvre alors sur une séquence de voyage spatiale reconstituée de manière aussi réaliste que possible : une expédition internationale se pose sur la Lune et l'explore.
Source et suite : http://www.devildead.com/ par Emmanuel Denis

2 commentaires:

  1. http://uptobox.com/txlpy1vmhy4k
    http://uptobox.com/fqce1le6edyx

    RépondreSupprimer
  2. merci de nous permettre de revoir ces 2 classiques.
    radisnoir

    RépondreSupprimer