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mardi 10 février 2015

Michel Aumont

Après un passage au Conservatoire puis à la Comédie Française, Michel Aumont s'illustre sur les planches jusqu'à la moitié des années 70. La télévision fait ensuite appel à lui, principalement pour des adaptations de grandes pièces du répertoire classique. En parallèle, l'acteur fait ses débuts au cinéma en 1972 avec un rôle dans La Femme en bleu de Michel Deville.
Lancé par ce dernier, l'acteur ne tarde pas à séduire les plus grands noms de la mise en scène, qui lui font souvent jouer des rôles de commissaires, tels Claude Chabrol pour Nada ou Claude Zidi pour La Course à l'échalote. On le voit aussi au générique du Jouet de Francis Veber, de Mort d'un pourri de Georges Lautner ou encore de Coup de tête de Jean-Jacques Annaud. Acteur de second plan particulièrement apprécié, également employé en homme politique ou homme de loi, Michel Aumont se fait un peu plus discret dans les années 80, apparaissant toutefois aux génériques des Compères de Francis Veber, en 1983, et d'Un dimanche à la campagne de Bertrand Tavernier un an plus tard.
L'acteur refait le commissaire en 1990 pour Ripoux contre ripoux et reçoit dix ans plus tard le titre d’Officier de la Légion d’Honneur. 



                                       


Variant les genres, il s'illustre ensuite en costumes dans le Beaumarchais, l'insolent d'Edouard Molinaro et poursuit sa riche collaboration avec Francis Veber, en le retrouvant pour toutes ses réalisations des années 2000 (Le Placard, Tais-toi !, La Doublure et L' Emmerdeur). En 2004, il fait une apparition dans Clara et moi d'Arnaud Viard avant de se glisser dans la peau du chef du protocole, dans la comédie Palais royal ! de Valérie Lemercier l'année suivante.
Après deux années centrées sur le théâtre, l'acteur revient au cinéma grâce au drame L' Empreinte dans lequel il interprète le père de Catherine Frot. Il s'oriente ensuite vers la télévision, enchainant série (A droite toute) et téléfilms (Braquage en famille, La Reine morte). Après avoir participé à la comédie chorale Bancs publics (Versailles rive droite) de Bruno Podalydès, Michel Aumont s'essaye au thriller politique avec La Sainte Victoire, côtoyant ainsi Christian Clavier et Clovis Cornillac. L'année 2010 est une année chargée pour lui, l'acteur étant en moins d'un mois à l'affiche de deux comédies, Toutes les filles pleurent de Judith Godrèche, et Les Invités de mon père d'Anne Le Ny, ainsi que du film policier d'Alexandre Arcady, Comme les cinq doigts de la main, avec Patrick Bruel, Vincent Elbaz et Pascal Elbé au casting...


                               


Tavernier lui-même ne parle pas volontiers de Des enfants gâtés - comme si son investissement personnel, son propre engagement, ou plus exactement son propre engagement via Christine Pascal, y avaient été trop importants.
Le film constitue un tournant (avorté) dans son oeuvre. Il abandonne provisoirement les films d'époque brillants et plébiscités par la critique et par le public, les scénaristes professionnels et reconnus (Jean Aurenche notamment), les récits linéaires - pour s'engager dans une entreprise incertaine avec deux scénaristes débutantes (Charlotte Dubreuil future réalisatrice et surtout Christine Pascale). Et si la relation nouée par Tavernier avec celle-ci ou l'état de son couple à l'époque (le film est dédié à son épouse, avec une dédicace très singulière) "ne nous regardent pas", elle finit par déborder bien au-delà des individus concernés et par toucher à l'universel. Au plus profond.
Alors que ses précédents films, assurément riches, valaient par une intrigue linéaire et somme toute classique, Des Enfants gâtés présentent une structure très (trop ?) éclatée, avec un réseau très complexe de thèmes entrecroisés qui tous finissent par se rejoindre. Et le principal malentendu relatif à la lecture du film tient sans doute au fait que ces liaisons ont été mal perçues et que la grande richesse d'ensemble a été perdue, sacrifiée au seul profit d'un des ces thèmes, en fait assez ordinaire.
Thématique sociale, avec l'association des locataires en lutte contre les abus, les manipulations, les scandales commis par les gros propriétaires. Ce thème initial, évident, en avant-plan, cristallise l'ensemble des regards et des critiques.Il n'est que la partie immergée de l'iceberg, ou une manière de déclencheur, d'illustration immédiate d'éléments bien plus importants. 



   

Au premier degré, il n'est que l'exemple, certes valorisé, d'une société déliquescente avec la montée de la misère, du chômage, du désespoir (évoqués sans aucun pathos, avec même une réelle légèreté), au milieu des escrocs, des margoulins, profiteurs, parfois lâches, toujours cyniques - propriétaires et promoteurs, agents immobiliers mais aussi patrons, sous-chefs zélés, journalistes indifférents, politiques manipulés/manipulant (Daniel Toscan du Plantier, convaincant). L'essentiell n'est pas là. Pas du tout.
La mise en abîme du cinéma, évoquant un peu Fellini, ou les frères Coen avec Barton Fink et son scénariste en proie aux affres de la création. Antoine Rougerie, personnage principal du film interprété par Michel Piccoli (excellent) est très explicitement la représentation de Tavernier, metteur en scène, confronté à la création difficile d'un nouveau scénario; il y a même plusieurs allusions à son dernier film "la Mort en direct" ... alors même que Tavernier ne tournera ce film que quelques années plus tard. 


               

Et Michel Aumont dans le rôle du co-scénariste, en clone explicite de Claude sautet (auquel il ressemblait d'ailleurs physiquement) est également à son avantage, dans des scènes de travail à deux, avec d'immenses panneaux affichés aux murs couverts de mots, de flèches, de renvois, lancés par jets et correspondant à leurs intuitions immédiates ("j'ai une idée géniale ... je ne vois pas le film à Paris, non, en province, à Saint-Etienne ...) Ce second thème finira par être, très étroitement, lié, au premier - la prise de conscience de la réalité sociale par un metteur en scène très privilégié, pas du tout concerné jusque là (voir comment il accueille les membres de l'association lors de leur premier passage), et la façon dont le scénario va alors évoluer en conséquence ... jusqu'à ce que le premier rôle soit confié ... à une femme.
Source : http://www.senscritique.com/film/Des_enfants_gates/critique/24909239


                             


"Tu parles mal, tu travailles mal, tu danses mal, tu grandis mal mais tu ne me fais pas peur Isabelle"...Sur fond de conflit des gènèrations, le rèalisateur Claude Pinoteau signe en 1974 une superbe comèdie de moeurs sur les rapports père-fille! Le duo Lino Ventura-Isabelle Adjani est tout simplement gènial! On retrouve dans cette "gifle" de futurs grands acteurs comme Nathalie Baye, Richard Berry, Jacques Spiesser et Francis Perrin! Remarquable interprètation ègalement d'Annie Girardot en mère fantasque qui ne parle pas un mot anglais! Une sèquence amusante: celle d'Isabelle Adjani qui rend une feuille blanche à son examen et qui dècide d'aller noyer son chagrin dans un cinèma ou l'on passe un film de guerre pendant qu'au même moment Lino Ventura se met à cuisiner pour lui faire une surprise! C'est un film drôle, frais, èmouvant, interprètè par de grands comèdiens dont la B.O est emprunt d'une certaine nostalgie! Pour couronner le tout, "La gifle" est rècompensè par le prestigieux Prix Louis-Delluc... En revoyant ce film, on dirait presque qu'il s'agit d'une énième version de "la Boum" Eh non, puisque ce film est bien antérieur à la série, mais l'ambiance y est déjà ! Ne manque que la musique de Vladimir Cosma ! Ce film est le second de Claude Pinoteau (il aurait eu 90 ans en 2015) qui s'accroche jusqu'alors à Lino Ventura comme comédien fétiche. Et ça marche puisqu'on se demande comment cette historiette a pu séduire plus de trois millions de spectateurs. La bouille d'ado d'Adjani ? (allitération) Celle d'Annie Girardot ? Avec le recul du temps, ce qui est amusant c'est de reconnaître (pour ceux qui vivent encore) ces comédiens tout jeunots et de constater ce qu'ils sont devenus aujourd'hui ! Jacques Spiesser entre autres, méconnaissable, contrairement à Francis Perrin qui joue adorablement le souffre-douleur de Ventura. On se demande aussi si Adjani a cicatrisé car une baffe du grand Lino, ça devait faire mal ! Dans ce film, il donne le meilleur de lui-même : un gros nounours qui distribue des pains en veux-tu en voilà, (ça rappelle "happy birthday to you") mais finalement au coeur tendre ! Non remplacé à ce jour... Dans ce film, des images historiques : celles des aéroglisseurs qui désertèrent à tout jamais le "Channel' à la fin du mois de septembre 2000, dans l'indifférence générale... willycopresto



Excellent film, beau scénario, de nombreuses scènes (à peu près toutes) très typées, on voit la scène on sait tout de suite que c'est "La gifle" sans pour autant que ça fasse n scènes typées mises bout à bout (au contraire de "Un plan parfait" par exemple). Les acteurs sont excellents et s'il fallait en choisir 1 ce n'est ni Adjani ni Ventura ni Girardot que je choisirais mais Francis Perrin. Dialogues excellents aussi. Tout est bien dans ce film. Ca fait aussi revivre la fin des années 70, moi j'ai bien aimé aussi ça, mais il y en a peut-être (sans doute) qui n'aimeraient pas (revoir les vêtements de l'époque, les vieilles voitures des années 70...). C'est très typé fin 70. Et puis ça m'a permis de revoir un Hovercraft, j'avais oublié ce machin, ça existe encore ? Une petite scène juste pour l'hovercraft dans ce film. Ah si peut-être un truc pas bien : je ne la connaissais pas mais l'affiche, si c'est celle que je vois juste à côté de ma critique (et en général c'est bien l'affiche du film qui s'affiche là) eh bien disons le tout net elle n'est pas bien jolie. Mais bon l'affiche... Sans doute l'un des grands films français. ( http://www.allocine.fr/film/fichefilm-28033/critiques/spectateurs/)

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