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dimanche 1 février 2015

Jeanne d'Arc


Figure emblématique de l'histoire de France, Jeanne d’Arc fait partie de ces héroïnes dont la vie fut de multiples fois adaptée sur grand écran. En 1900 déjà, les frères Lumières et Georges Méliès y consacraient leurs premiers films.  Depuis la pucelle d’Orléans a connu maints minois. Retour sur les différentes actrices qui ont incarné Jeanne d’Arc au cinéma.
Avec Jeanne la pucelle, Jacques Rivette brosse en réalisme et stylisation le portrait d’une femme et de ses convictions en deux parties. Après ses faits d’armes dans « Les batailles », le réalisateur dépeint le calvaire de son incarcération dans « Les prisons ». Le procès ne fait l’objet dans  Jeanne la pucelle que d’un bref traitement. Rivette préfère mettre en avant le chemin de croix d’une jeune fille cherchant à accomplir son devoir guidé par la foi. Il ne cherche jamais à la faire d’elle une sainte ou l’héroïne qu’elle est devenue aujourd’hui dans l’imagerie commune. D’ailleurs, il ne la met pas jamais en avant. Sous les mains de Rivette, Jeanne n’est qu’une protagoniste de la guerre contre les Anglais.




   
Suite : https://www.youtube.com/watch?v=EJ_OG0NKnzY


PROCES DE JEANNE D’ARC de Robert Bresson (1962) 
La version de Robert Bresson s’en tient à ce que l’histoire a retenu (il s’est exclusivement basé sur les textes des procès de condamnation et de réhabilitation). Il en donne toutefois une vision personnelle, s’intéressant à la personnalité de Jeanne, jeune fille orgueilleuse voire insolente, habitée par la grâce. Prix spécial du jury au Festival de Cannes de 1962 (ex aequo avec L’éclipse de Michelangelo Antonioni), Procès de Jeanne d’Arc se démarque des autres versions par sa singularité. Ce petit film d’1h05 ne réunit que des acteurs non-professionnels. Avant d’être comédienne, Florence Carrez-Delay qui incarne Jeanne, est écrivaine (membre de l’Académie française depuis 2000). Souvent comparé à Dreyer dont le film est aussi centré sur le procès, Bresson interdit toute comparaison considérant son film très éloigné des « bouffonneries grotesques » de La passion de Jeanne d’Arc.


                               


SAINTE JEANNE d’Otto Preminger (1957) 
Inspiré par la pièce de théâtre de George Bernard Shaw, Otto Preminger en a toutefois modifié la structure pour raconter la vie de jeanne sous forme de flashbacks (après sa mort, Jeanne est accueillie dans l’au-delà par Charles VII. Tous deux se souviennent de son ascension et de sa chute). Jugé froid et austère, Sainte Jeanne est également critiqué pour ses infidélités faites à l’œuvre originale. Les critiques n’apprécient pas non plus qu’il occulte la responsabilité de l’Eglise dans la condamnation de Jeanne au bûcher (Preminger venait de se convertir au catholicisme). Le film vaut tout de même pour la scène du bûcher ultra réaliste. Pour celle-ci, Preminger poussera la jeune Jean Seberg choisie parmi plusieurs milliers de postulantes, dans ses retranchements. La rumeur dit même que l’actrice qui a alors tout juste 17 ans aurait été réellement brûlée aux mains et à la tête. Face à un tel dévouement, la critique est unanime : une star est née.


                              



JEANNE D’ARC de Victor Fleming (1948) et dans JEANNE AU BÛCHER de Roberto Rossellini (1954) 
Avant d’interpréter Jeanne d’Arc, Ingrid Bergman en a rêvé des années. Au final, elle l’incarnera quatre fois. En 1948, Maxwell Anderson adapte au cinéma sa pièce de Broadway à succès : Joan Of Lorraine. Ingrid Bergman déjà Jeanne sur scène (elle fut d’ailleurs récompensée d’un Tony Award) reprend le rôle sur grand écran. Résultat : l’actrice est nommée aux Oscars mais connaît une traversée du désert qui ne trouvera fin qu’en 1956 avec Anastasia. Conçu comme un film à grand spectacle à consonance spirituel, Jeanne d’Arc remporte un succès moyen. Les critiques le trouvent lent et trop bavard. Même Fleming, dont c’était le denier film, se dira déçu du résultat final. En 1954, c’est au tour de Roberto Rossellini de s’attaquer au mythe. Le réalisateur italien fasciné par l’oratorio Jeanne au bûcher d’Arthur Honegger et Paul Claudel, en donne quelques représentations à Naples et Paris avec son épouse, l’actrice suédoise dans le rôle-titre (c’est leur cinquième film ensemble). Il s’attaque ensuite à son adaptation cinématographique. Ingrid Bergman qui avait 33 ans sur le film de Fleming en a désormais 39. Jeanne au bûcher à l’instar des réalisations de Rossellini n’est pas un succès mais les critiques sont dithyrambiques.
 

                                  
LA PASSION DE JEANNE D’ARC de Carl Theodor Dreyer (1928) 
Film muet conçu comme un parlant, La passion de Jeanne d’Arc se concentre sur le procès de son héroïne. Et plus particulièrement, sur la force de sa foi face aux institutions. Dans un huis clos étouffant, la passion de Jeanne fait écho à celle des premiers martyrs de l’Eglise. La scène du bûcher apparaît comme une libération. Carl Theodor Dreyer qui s’est basé sur les comptes rendus du procès livre un monument du cinéma. Un chef d’œuvre qui fut une épreuve pour Renée Falconneti. L’actrice racontait que le réalisateur la forçait à s’agenouiller sur des pierres pour mieux filmer la douleur de Jeanne. Une prestation saluée par la critique, classée 26ème plus belle performance de tous les temps et 1ère performance dans la catégorie film muet par le magazine américain Premiere.


                                
                           

Source : http://chroniquescinephile.blogspot.fr/2011/11/jeanne-darc-au-cinema_15.html

1 commentaire:

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