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dimanche 8 février 2015

Carlo Rim

Dialoguiste, Scénariste, Réalisateur, Interprète, Auteur de l'oeuvre originale, Compositeur de la musique originale, Collaborateur scénaristique, Coopérateur technique...Carlo Rim débute comme dessinateur humoristique, puis écrit dans différents journaux, devient rédacteur en chef de Vu en 1931 et de L'Intransigeant en 1933. Cette pratique du journalisme l'amène à écrire son premier scénario, Zouzou (1934) pour Marc Allégret.Jusqu'en 1954, Carlo Rim participe à l'écriture d'une trentaine de films, dont le plus important est Justin de Marseille (1934) de Maurice Tourneur. D'après un de ses scénarios, il coréalise avec Alexandre Esway son premier film, Hercule (1937), comédie satirique sur la grande presse d'information parisienne, avec Fernandel et Gaby Morlay. Il retrouve Fernandel pour son film le plus personnel, L'Armoire volante (1948), qui se distingue par un humour macabre. Le plus souvent son propre scénariste et dialoguiste, Carlo Rim réalise une dizaine de comédies à la verve satirique. Il met en scène des humoristes en vogue tels que Robert Lamoureux (Virgile, 1953) ou Darry Cowl (Le Petit Prof', 1958).A partir des années 1960, Carlo Rim travaille essentiellement pour la télévision. Il publie de nombreux livres, dont Mémoire d'une vieille vague (Paris, Ramsay, 1990).


                 


C'est l'hiver et dehors, il fait moins de vingt degrés en dessous de zéro. Léa Lobligeois vit à Paris en compagnie de son neveu Alfred Puc, percepteur. Alors qu'elle s'apprête à partir pour Clermont-Ferrand avec deux déménageurs afin de récupérer de vieux meubles dont elle est la propriétaire, Alfred lui conseille de rester à cause du froid intense qu'il fait dehors. Ne voulant rien savoir, la vieille femme décide de partir dès le lendemain matin. Lorsqu'elle s'apprête à quitter l'appartement, elle tombe sur Alfred qui s'est assoupi alors qu'il a travaillé sur des documents toute une partie de la nuit. Le percepteur a beau insister, Léa part dans un camion de déménagement avec à ses cotés les deux déménageurs. Le voyage se déroule pour le mieux même si dans la cabine il fait terriblement froid. Léa ne cesse de tousser. Une fois arrivés à Clermont-Ferrand, les deux hommes chargent le camion et reprennent la route, toujours accompagnés de Léa.
Mais sur la route du retour, la vieille femme fait un arrêt cardiaque et meurt. Ne sachant que faire du corps, les déménageurs l'enferment dans l'armoire qu'ils ont embarquée. De retour à Paris, ils abandonnent un instant le camion au bas de l'immeuble où vit la vieille femme et son neveu et montent prévenir ce dernier du décès de Léa. Abasourdi, Alfred se précipité au rez de chaussée, accompagné des deux hommes, mais durant leur absence, le camion à été volé par une bande de voyous qui a profité de leur absence pour prendre la poudre d'escampette afin de revendre leur tribu à un receleur.
Dès lors, Alfred n'a plus qu'un but : Remettre la main sur l'armoire et sur Léa qui y est enfermée...



   


L'Armoire Volante est le premier long-métrage de Carlo Rim (réalisateur d'une dizaine de films seulement entre 1948 et 1976). Derrière ce titre un brin poétique se cache une œuvre qui détonne dans le cinéma de l'époque puisqu'elle touche à un aspect de la comédie que l'on n'a alors pas l'habitude de voir : l'humour noir.
En effet, le film mélange avec subtilité et onirisme, la comédie et la tragédie. Fernandel y est stupéfiant et très différent de celui que l'on a l'habitude de voir. Plus posé, moins exubérant, il joue la carte de la modestie avec un savoir-faire impressionnant. Le premier quart d'heure du film est par ailleurs tout à fait saisissant. Se posant comme un percepteur assez sinistre, vêtu de noir, le ton de la voix presque imperceptible, et frôlant les murs, il dégage alors une très forte impression de solitude.


                                 


Pourtant, passé cette première mise en bouche, et même si le reste de l’œuvre parvient à maintenir un intérêt certain, une petite baisse de régime est à noter sur le reste du film. Ce qui pousse véritablement vouloir visualiser le film jusqu'à la fin est cette folie et cet onirisme qui parsèment L'Armoire Volante de bout en bout. On n'est jamais au bout de nos surprises malgré la redondance de certaines scènes.
Le film possède parfois une magie dans l'image qui le confine à la poésie et au rêve. Comme la superbe danse des déménageurs qui montent les étages menant jusqu'à l'appartement d'Alfred avec, chacun sur le dos, une armoire. Un ballet majestueux qui se clôt sur le dit appartement, envahit d'armoires à glace, le transformant ainsi en palais des glaces presque visuellement vertigineux.


                


Certaines scènes apparaissent logiques, quand d'autres se révèlent surréalistes. L'aura quelque peu fantastique que dégage le film gagnera fort heureusement en crédibilité lors de la conclusion. L'Armoire Volante est donc un excellent film qui lorgne du côté de l'humour anglais avec en plus, tout le savoir-faire de Fernandel... .
Revoir L'ARMOIRE VOLANTE est toujours un plaisir. Pour les plus jeunes, il n'est pas inutile de replacer le film dans son contexte : 1948, la France n'a pas encore oublié les années noires de l'Occupation et cette suspicion qui faisait épier ou se méfier de ses voisins. Le film restitue merveilleusement cette ambiance grise où dès le début le temps triste, la mort de la tante, les gueules des acteurs, la redingote noire de Fernandel, le camion gazogène, donnent le ton. Et la force du film, ce sera de mêler constamment atmosphère inquiétante et scènes comiques ; la séquence de la livraison de toutes les armoires et leur ouverture est un morceau d'anthologie. Le film est signé Carlo Rim qui fut un merveilleux touche-à-tout de la culture populaire : scénariste, chansonnier, journaliste, réalisateur, écrivain et que sais-je encore. Il excella dans tous ces domaines et, malheureusement, le cinéma comique français d'aujourd'hui n'a guère d'auteur qui puisse lui être comparé... Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-3888/critiques/spectateurs/


                               
                             


Carlo Rim est surtout connu pour avoir commis un petit chef d'œuvre avec "L'armoire volante" où Fernandel était à la poursuite du cadavre de sa tante dissimulé dans une armoire. Le reste de sa courte filmographie est plus obscur. Ce film est typique d'un certain type de comédies réussies de l'après-guerre. Il faut dire qu'avec la splendide Danièle Darrieux au générique de ce vaudeville on envie presque le pauvre Blier dans sa condition de cocu. C'est encore une occasion qui nous est offerte d'admirer le talent multiforme du grand acteur qui passe tour à tour du pathétique au revanchard avec une agilité prodigieuse . Quand on y pense on se dit que ce grand acteur n'a pas eu la reconnaissance qui aurait dû le porter au niveau d'un Jouvet ou d'un Simon. Dans le rôle de la femme adultère qui se déride dans les bras d'un jouvenceau, Danièle Darrieux déborde d'une espiègle perversité qui la pousse à mentir de manière éhontée avec la plus charmante des candeurs. Dans des décors chaleureux, les comédiens prennent un plaisir évident à nous jouer les tourments de l'amour conjugal tel qu'il se pratiquait à la fin du XIXème siècle. Dans ce monde de conventions où l'époux trompé est surtout marri de l'être par un galopin, tout rentrera dans l'ordre quand madame réorientera ses pulsions vers un ténor en tournée. Ouf, l'honneur est sauf, Blier peut se rendormir tranquille! C'est le second long-mètrage de Carlo Rim qu'il rèalise avec un certain entrain et avec une formidable justesse de ton chez Bernard Blier! Certes, avec Blier et Danièle Darrieux en tête de distribution c'est du velours! Lui s'appelle Fèlix dans le film, il est fabriquant de corsets et il sait très bien qu'elle, son èpouse Gabrielle, le trompe ènormement! Elle a le tempèrament pour ça alors que lui a plutôt la philosophie rèsiliè d'un cocu disons le! Mais comme on le prècise dans le film « Si tous les cocus se supprimaient, il ne resterait plus personne pour les enterrer. » . 


            
       
Ce genre de rèplique jauge toute l'histoire avec un plaisir èvident! Rim, auteur du scènario, des dialogues et de la mise en scène est ègalement l'auteur de la chanson du film interprètè par Mouloudji, « La Complainte des infidèles » , qui deviendra cèlèbre où des amants errants sont en proie à leurs tourments parce qu'ils ont aimè des femmes infidèles qui les ont trompè ignominieusement!  Vous verrez aussi Michel François en très jeune amant de Darrieux et la piquante Françoise Arnoul en toute jeune employèe de maison, Berthe Bovy en grand-mère de la famille ainsi que Marthe Mercadier qui vient juste de nous quitter! Bref, une excellente distribution pour un film finalement typique de ces annèes 50 où les acteurs ètaient tout (surtout Blier) et le style du metteur en scène totalement à leur service! Voici un film tout a fait satisfaisant où l'intelligence règne,c'est « jubilatoire » et notre bon Bernard Blier,ici particulièrement en forme nous en donne pour notre argent. Un moment de plaisir intellectuel jouant sur la morale et les moeurs du moment. 


                                                         
De très belle trouvailles cinématographiques parsèment l'ensemble telle que la valse des mannequins supportant les corsets neufs des bourgeoises de la ville. Après s'être bien amusé,une analyse rétrospective du film est plus douloureuse car le héros est vraiment un héros contre emploi proche du ''Cocu magnifique''. On a mal pour lui de le voir si faible avec son épouse qui pousse vraiment le bouchon trop loin ,elle le fait d'ailleurs sans grande conviction ,du bout des lèvres. Danielle Darrieux si vivante dans la majorité de ses films est ici terriblement théâtrale,elle joue un rôle et cela se voit énormément ,à tel point que cela m'a gêné. Par ailleurs,je préfère Carlo Rim dans son sketch des « 7 péchés capitaux » ou dans son merveilleux ''l'armoire volante'' qui convient si bien à Fernandel d'abord et à Berthe Bovy ensuite.Cette même Marthe Bovy ,qui ici joue la grand mère (''l'Amour c'est comme les moustiques,on le tue à coups de chaussons'') et qui fait décoller le film à son arrivée. Françoise Arnoult ,toute jeune et joufflue, dans un rôle effacé attire déjà les regards. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-143115/critiques/spectateurs/

3 commentaires:

  1. https://nhnjby81np.1fichier.com/
    http://uptobox.com/aeljpzi510tl

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  2. merci de mettre en valeur le travail de cinéastes quelque peu oubliés comme Carlo Rim.
    radisnoir

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