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vendredi 13 février 2015

Braquages

Au sein de la filmographie pléthorique de Robert Wise, qui aura abordé tous les genres et rencontré presque tous les degrés de réussite, il est une place particulière pour le "film noir", genre qu’il aura accompagné quasiment de son aube (Né pour tuer date de 1946) à son crépuscule : daté de 1959, Le Coup de l’escalier est en effet parfois envisagé comme le terminus du registre. Le prétexte de l’intrigue est un braquage, mais comme souvent, celui-ci est réduit à la portion congrue des derniers instants du film ; l’essentiel se trouve bien dans la caractérisation des protagonistes, et dans l’exploration des tréfonds de leur tourments. Ils sont donc trois, que tout ou presque sépare : au centre, Dave Burke, ex-policier déchu, qui convainc Johnny Ingram et Earl Slater de devenir ses complices. Le premier, beau chanteur noir, endetté jusqu’au cou à cause de son addiction au jeu, qui voudrait reconquérir sa femme et sa fillette. Le second, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, dévoré par l’aigreur et l’amertume. Dès l’habile ouverture du film, qui voit Slater et Ingram se succéder dans l’appartement miteux de Burke, la mise en scène suggère l’antagonisme profond des deux personnages : alors que l’un, souriant et aimable, rigole avec le garçon d’ascenseur, l’autre maugrée et déverse sa morgue raciste. Les historiens du cinéma ont parfois voulu amplifier la dimension de plaidoyer anti-raciste du Coup de l’escalier, en en faisant le cœur du film ; s’il est probable qu’il s’agissait alors d’une préoccupation de Robert Wise (Le Coup de l’escalier ne précède-t-il pas West Side Story ?) et si la fin, particulièrement sombre, est empreinte d’un symbolisme assez didactique (dans la mort, il n’y a plus de différences), on peut également envisager cet antagonisme comme un facteur aggravant supplémentaire de l’espèce de "course à l’échec" globale dans laquelle sont lancés ces trois protagonistes. Il pèse en effet durant tout le film comme un parfum de fatalité, un sentiment d’inéluctabilité, et cela dès l’atmosphère tumultueuse des premiers instants new-yorkais du film : le vent souffle en tempête, et les immeubles à l’horizon de Central Park ont quelque chose d’inquiétant, comme les flammes du brasier dans lequel se consume le trio.


   


Dans les extérieurs de la seconde partie du film, à Hudson, le réalisme global de la mise en scène se fait plus expressif, amplifiant les contours géométriques et les contrastes violents entre la lumière et cette obscurité qui finira par tous les avaler. Même si une fin plus positive avait un temps été envisagée (finalement abandonnée à cause de la proximité de la sortie de La Chaîne de Stanley Kramer), on reconnaît bien dans Le Coup de l’escalier la patte désabusée d’Abraham Polonsky, auteur du scénario bien que non crédité au générique à cause de sa mise au ban par le Comité des Activités Anti-américaines au début des années 50 : le titre original (Odds Against Tomorrow) traduit d’ailleurs bien mieux l’absence de perspective offerte aux personnages que ce titre français assez incongru…


                          

Hold-up en 120 secondes (The Great St. Louis Bank Robbery) est un film américain réalisé par Charles Guggenheim en 1959. L'histoire est basée sur des faits réels, une tentative de hold-up à la Southwest Bank de Saint-Louis en 1953. Le film fut tourné dans la ville-même de Saint-Louis, et certains des acteurs, en particuliers des policiers et des employés de la banque, jouent leur propre rôle.
Un style cinéma indépendant qui vieillit pas trop mal. Le début du film semble nous diriger vers un classique hold up avec des durs à cuir, la suite est bien différente et nous montre petit à petit les failles des différents protagonistes. Un film noir psychologique plutôt intéressant mais pauvre dans sa réalisation. Le scénario est basé sur des faits réels mais avec des rajouts, comme la soeur du braqueur qui s'il apporte un plus au départ finit par être sous exploité pour coller à la réalité.
 Ce troisième film de Steve McQueen au cinèma est très intèressant! Bènèficiant d'un remarquable scènario de Richard Heffron (qui devait faire ses preuves en tant que metteur en scène dans les annèes 70), "Hold-up en 120 secondes" est un film à petit budget, soucieux de rèalisme et d'authenticitè! Nulle mystification dans cette chronique au jour le jour des prèparatifs d'un hold-up ratè par une bande de minables! S'inspirant d'un fait divers où les policiers de St-Louis tiennent leurs propres rôles, les cinèastes Charles Guggenheim et John Six dècident de tourner sur les lieux même de l'incident! Le film privilègie l'aspect documentaire et rappelle, par son ton, certaines oeuvres du nèo-rèalisme italien ou de la nouvelle vague française! Dans le rôle d'un ètudiant fauchè, joueur de football ratè, McQueen donne ici une image èmouvante d'un pauvre type banal, antihèros par excellence! Une raretè à dècouvrir...


   

En 1959, Steve McQueen est en train de monter les échelons de la gloire. Il vient de se faire remarquer dans "The Blob" où il tenait le rôle principal et il se voit ici confier à nouveau le rôle principal. En plus, il a la chance de participer à un film qui met en scène des voitures, lui qui est fan de conduites !
Malheureusement il y a de quoi être un peu déçu : le scénario est assez mou et n'offre que peu de spectacle. Le problème est que tout est trop bavard et qu'on s'attarde beaucoup trop sur une romance là où l'on aurait préféré plus d'action. Ce n'est pas que je n'aime pas les histoires d'amour, au contraire, mais l'on ne ressent pas assez les enjeux de ce conflit par rapport au braquage. Les auteurs sauvent les pots, heureusement, avec cette reconstitution du casse, assez bien foutu.


                             


George (Steeve McQueen) se retrouve embarqué dans le casse d'une banque en tant que chauffeur au sein d'un groupe de criminels. Dans l'attente du casse, ils préparent leur coup en réglant tous les détails et en observant les allers et venues autour de la banque...
The St. Louis Bank Robbery (je cherche encore d'où vient le « 120 secondes » du titre français...) vaut surtout le coup pour son aspect documentaire. En effet, le casse a réellement eu lieu et les réalisateurs ont demandé aux policiers, au caissières et à certains clients présents ce jour là de joueur leur propre rôle, transformant la fiction en véritable reconstitution des événements.
Mis à part cet aspect assez original, le film dresse le portrait de personnages baignant dans les affaires criminelles, par choix ou parce qu'ils n'ont pas pu faire autrement, et plus particulièrement du personnage de George tiraillé entre son amour pour Ann et son besoin d'argent afin de refaire sa vie.
Source : http://www.senscritique.com/film/Hold_up_en_120_secondes/critique/7450206

3 commentaires:

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  2. merci Corto pour ce Hold-up en 120 secondes que je ne connais pas.
    Le coup de l"escalier est un excellent film de R Wise.
    bonne journée.
    radisnoir

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