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dimanche 18 janvier 2015

Virginia Leith

Le parcours de la très belle Virginia Leith fut plutôt bref dans l’univers cinématographique hollywoodien et c’est fort dommage. La belle révélait à la fois des dons certains pour l’art dramatique et plus encore pour les liaisons tapageuses en sus d’une plastique à couper le souffle aux plus blasés!
Cette divine créature vient au monde à Cleveland le 15 Octobre 1932 et elle ne sera pas suffisamment célèbre, et suffisamment longtemps pour que l’on s’intéresse à son plat préféré et à ses jeunes années!
On la retrouve donc serveuse dans un drive-in et posant à l’occasion pour des photos de mode lorsqu’elle est remarquée par un professionnel du cinéma.
Monsieur Stanley Kubrick en personne! Ne vous évanouissez pas pour autant, même si ca en jette, Stanley n’est encore qu’un caméraman anonyme au moment des faits qui nous occupent!
Et c’est ainsi qu’en 1953, la Century Fox, toujours à l’affût d’affolantes créatures dont elle ne savait que faire signa Virginia Leith pour un contrat de trois ans avec option.
Elle fut ensuite parachutée dans le premier long métrage d’un jeune réalisateur désireux de montrer ce qu’il avait dans le ventre et surtout dans la tête.


                


Stanley Kubrick, car c’est encore de lui qu’il s’agit avait tourné deux courts métrages dont la FOX s’était révélée satisfaite et lui avait donc consenti un micro budget pour qu’il se fasse les dents et le talent. « Fear and Desire », cinq acteurs en tout, un seul rôle féminin et aucun nom connu, mais enfin, pour Stanley et Virginia c’étaient des débuts.
Ainsi, si Virginia Leith ne doit laisser qu’un seul souvenir dans nos mémoires oublieuses ce sera pour avoir été la première actrice de Stanley Kubrick ce qui n’est quand même pas rien!
La FOX allait donc la distribuer par-ci par-là, au gré des disponibliltés et des films en cours, ce qui lui permettra de se retrouver confrontée à Ginger Rogers et Gene Tierney dans « Black Widow »
Il y eut dans la courte carrière de Virginia des films de prestige qui n’eurent aucun succès comme « L’Etreinte Fatale » avec Robert Wagner et de petites séries B sans prétention qu’elle porta au triomphe comme « Le Cerveau qui ne voulait pas Mourir ».
Elle avait un peu ébouriffé les commères locales en s’affichant avec Jeffrey Hunter, son partenaire de « A Kiss Before Dying » et « La Plume Blanche »alors même qu’il était au coeur d’un divorce pour le moins épineux. Puis elle s’en lassa pour aller voir de plus près ce que valait Marlon Brando!


                            

A kiss before dying : Bud Corliss (Robert Wagner) est issu d’une famille pauvre et veut devenir riche à tout prix. A l’université il a fait la connaissance de Dorothy Kingship (Joanne Woodward), la fille d’un riche exploitant de mines de cuivre. Malheureusement celle-ci tombe enceinte et sait que son père va la chasser de la maison et la déshériter.
Bud décide alors de se débarrasser d’elle. Il planifie son meurtre avec soin pour le maquiller en suicide. Mais Ellen (Virginia Leith), la sœur de Dorothy ne croit pas à ce suicide et décide de mener l’enquête avec l’aide de Gordon Grant (Jeffrey Hunter), inspecteur de police et professeur à l’université.
Malheureusement, l’enquête aboutit à ce qui semble être le suicide du coupable, un ancien petit ami de Dorothy.
Un an plus tard, Bud Corliss a réussi à devenir le petit ami d’Ellen et à se rapprocher de son père lorsque Gordon Grant surgit dans sa nouvelle vie avec des révélations susceptibles de relancer l’enquète.




   
Premier long métrage de Gerd Oswald, ce film sera aussi l’un des rares qu’il réalise pour le cinéma. Dés 1957 il se spécialisera dans les séries télévisées avec Perry Mason, Rawhide, Bonanza, Le Fugitif, Star Trek et La Quatrième dimension. On sent d’ailleurs dans cette mise en scène qu’il doit être plus à l’aise avec des films plus « courts ».
Pour ce film, Gerd Oswald adapte le roman d'Ira Levin intitulé « A kiss before dying ». Ce roman avait été un véritable succès populaire à cette époque et l’écrivain sera repris au cinéma par la suite, particulièrement pour les romans Rosemary's baby (1968) et Sliver (1993).
Pour l’acteur principal, Robert Wagner, c’est déjà le 14ème film d’une carrière qui démarre sur les chapeaux de roues.


Il profite ici pleinement de son physique de jeune premier, mais jouera de nombreux rôles très divers par la suite. 
On le verra notamment dans la série télévisée « les rues de San Fransisco » en 1972.
Proposé par la MGM, ce film se place la plupart du temps du point de vue de l’assassin et rappelle par cela certains épisodes de la série « Colombo ». L’inspecteur Gordon Grant, interprété par Jeffrey Hunter a d’ailleurs quelques airs du célèbre amateur d’imperméables beiges.
Robert Wagner interprète bien le rôle de ce jeune homme prêt à tout pour parvenir à épouser une femme riche. Il fait parfaitement ressortir l’aspect froid et calculateur du personnage qui espère avoir réalisé le « crime parfait ».


                


Il manque toutefois un petit quelque chose pour que ce film soit un « grand » film. Les évènements s’enchaînent parfois trop vite, sans que la psychologie des personnages ait vraiment le temps de se mettre en place. C’est particulièrement vrai pour le rôle du père des jeunes filles, interprété par Georges Macready, qui aurait pu être plus présent à l’écran.
Le film commence pourtant bien, en prenant le temps de mettre en place la psychologie de Bud Corlis, mais on a l’impression que la seconde partie du film a été un peu « bâclée ».
Au final, nous avons ici un film policier un peu court, dont l’enquête est « miraculeusement » trop rapide par rapport à un bon début de film. Cela reste tout de même un film intéressant grâce à l’interprétation de Robert Wagner. Il est dommage que la qualité de l’image assez médiocre vienne gâcher une partie du spectacle. Source : http://www.dvdcritiques.com/Dvd/1088

Le docteur Bill Cortner, chirurgien ambitieux, désire révolutionner le monde de la science en s’adonnant aux greffes en tous genres, réussissant du même coup à redonner la vie à des membres fraîchement décédés. Ainsi, lors d’une opération débouchant sur une mort sur le billard, Bill injecte un mystérieux produit au sein de la cervelle du patient et parvient à le ranimer. Extrêmement habile de ses dix doigts scalpel à la main, le docteur l’est pourtant moins sur le bitume puisqu’à la suite d’une pérégrination automobile à pleine vitesse, il perd le contrôle de son véhicule et s’écrabouille le long de la route, causant de ce fait la mort de sa dulcinée placée à la place du mort. Mais, amoureux transi et scientifique délirant, Bill réussit in extremis à sauver la tête de la malheureuse, une tête à laquelle il entend bien donner un nouveau corps…
Variation frankensteinienne, plus proche encore de l’univers naissant du Ré-Animateur Herbert West, Le cerveau qui ne voulait pas mourir met en scène l’un de ces savants fous, omniprésents dans le genre horrifique post-45 qui, par opportunisme ou par simple amour de la science, flirte avec le divin au point de perdre tout pragmatisme.


   


En ce sens, si l’intrigue largement épuisée (resucée peu habile de La fiancée de Frankenstein) et l’interprétation bancale laissent à penser que Corman n’est pas loin, le métrage regagne pourtant du crédit dans la peinture réaliste et machiste qu’il propose du personnage central. Fatigué de cette science à deux vitesses incapable d’aller de l’avant par crainte du risque (alors que le docteur Mengele outrepassait les prescrits humanitaires pour créer une race aryenne indétrônable), éreinté par la prudence conservatrice de son paternel davantage axé sur un retour aux vraies valeurs médicinales consistant à pratiquer des saignées pour ôter lèpre et pharyngite, Bill s’oppose de toute sa force, réalisant ses expériences au détriment d’autrui (la main greffé de son collègue, la bête du placard).


Et si réussite à la clé il y a, ce doit être un miracle et point une banale expérience réalisable par n’importe quel scientiste moderne. Aussi, quitte à refourguer un nouveau corps à celle qu’il aime (la chérit-t-il vraiment ?), autant choisir la plus parfaite de toutes les enveloppes corporelles, double avantage de la mission réussie et des pulsions sexuelles renouvelées.
Se focalisant sur les délires de son personnage-phare, Joseph Green, réalisateur néophyte qui ne connaîtra finalement qu’une carrière filmographique réduite comptant trois œuvres, ne néglige pourtant pas le clan des victimes, représentées par cette fameuse tête posée sur un plateau et le monstre de la pièce du fond qui s’exprime à coups de grognements. Des créations divines selon le point de vue de Cortner qui ne sont en réalité que de vulgaires freaks, potentielles vedettes d’un cirque ambulant. Une situation que l’un et l’autre refusent catégoriquement, entrant en contact par le biais des facultés étrangement développées par Jan qui lui permettent de lire dans l’esprit humain comme dans un livre et, du même coup, de manipuler la monstruosité enfermée dans le laboratoire.


   


De là à relancer le débat sur l’euthanasie, il n’y a qu’un pas que Green franchit doucereusement, refusant de mettre les pieds dans le plat (où trône déjà une tête) et préférant ménager son suspense en créant l’interrogation sur la créature tapie dans l’ombre, censée être un tas difforme composé de fragments de corps épars qui n’est lâchée qu’en fin de partie, suscitant du même coup l’angoisse dans un final pessimiste au réalisme brut.
Tourné en deux semaines à peine pour un coût total de 125 000 dollars, Le cerveau qui ne voulait pas mourir n’est autre qu’un flick movie de série B qui propose une nouvelle variation pas toujours efficace du personnage de Frankenstein, relecture plus sexuée que moralisatrice qui, si elle n’exploite pas souverainement les rapports créateur/créature, parvient tout de même à susciter l’effroi par le truchement de son héros omnipotent. Source : http://www.cinemafantastique.net/Cerveau-qui-ne-voulait-pas-mourir.html

1 commentaire:

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