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jeudi 15 janvier 2015

Victor Young

Victor Young est un compositeur et acteur américain né le 8 août 1899 à Chicago, Illinois (États-Unis), mort le 10 novembre 1956 à Palm Springs (Californie).
Son père membre d'une troupe d'opéra itinérante lui fait étudier le violon à l'âge de six ans puis l'envoie en Pologne en 1910 séjourner chez ses grand-parents et étudier la musique au Conservatoire impérial de Varsovie. il travaille ensuite le piano à Paris avec Isidor Philipp. Il revient en 1920 aux États-Unis et entre dans l'orchestre du Central Park de Chicago. Il part pour Los Angeles et est engagé comme violoniste dans l'orchestre du Million dollar theatre de l'imprésario Sid Grauman.



                 

Il est nommé directeur musical des théâtres de la Paramount puis au milieu des années 1930 part pour Hollywood où il compose de la musique de film, enregistre de la musique populaire et fournit des arrangements pour des chanteurs populaires comme Bing Crosby.
Il débute une fructueuse collaboration avec le réalisateur Cecil B. DeMille (Les Tuniques écarlates, Les Conquérants d'un nouveau monde, Samson et Dalila, Sous le plus grand chapiteau du monde).
On lui doit également la musique de grands classiques comme Rio Grande et L'homme tranquille pour John Ford, Pour qui sonne le glas de Sam Wood, le film d'aventures Scaramouche de George Sidney, les westerns L'Homme des vallées perdues et Johnny Guitar (chanson Johnny Guitar), ou encore Le Tour du monde en quatre-vingts jours pour lequel il obtint l'Oscar de la meilleure musique en 1957 à titre posthume : il décède plusieurs mois avant la cérémonie, d'une hémorragie cérébrale en 1956.



                


Nul besoin d’aller chercher bien loin ni de de se perdre en conjectures hasardeuses pour remarquer que L’Homme tranquille s’impose, dans la filmographie de Ford, comme un film travaillé par une matière autobiographique que le réalisateur désigne ouvertement, pour s’en servir ensuite comme d’un matériau à modeler et à fantasmer, en un geste original qui participe beaucoup à la saveur du film. Si le héros de L’Homme tranquille s’appelle en effet Sean (Ford a souvent prétendu être né sous le nom de Sean Aloysius O’Fearna), l’héroïne Mary-Kate (pour les deux femmes de sa vie, sa femme Mary Ford et son amour déçu, Katherine Hepburn) et l’entremetteur Feeney (le vrai nom de naissance de Ford étant John Feeney), l’Irlande que donne à voir le réalisateur n’en relève pas moins de l’affabulation fantasmatique, tableau fantaisiste d’une société irlandaise pétrie de traditions ancestrales au creux de vallons verdoyants.
Les séquences d’ouverture inscrivent ainsi le récit dans le registre de la rêverie nostalgique, les collines irlandaises s’apparentant à un jardin d’Eden, écrin de brume et de verdure dans lequel Sean Thornton entrevoit pour la première fois la belle et sauvage Mary-Kate. La végétation luxuriante des prairies s’unit alors au Technicolor pour produire un effet anti-naturaliste au possible. Yates, le directeur du studio, adressera d’ailleurs ce télégramme au réalisateur : « Tout est vert. Dites au chef opérateur d’enlever le filtre vert. » Avec L’Homme tranquille, Ford prolonge ses expériences sur la couleur, initiées dans She Wore a Yellow Ribbon, autre film élégiaque et flamboyant. L’œuvre regorge par ailleurs de motifs visuels, autre caractéristique de l’imagerie fordienne, ces objets isolés comme en de véritables « tableaux », dans lesquels l’accessoire signale le hors-champ et devient un appel à la méditation : on pense par exemple aux chapeaux des femmes plantés sur des piques au milieu d’un pré, offerts à tous les vents le temps d’une course de chevaux.


   

Si L’Homme tranquille porte la marque d’un certain nombre d’obsessions visuelles propres à Ford, le film tranche par ailleurs dans la carrière du cinéaste comme l’une de ses rares véritables comédies, dans laquelle un grain de sable suffit à dérider l’extase nostalgique du personnage, comme le remarque Joseph McBride : « comédie et drame résultent l’une et l’autre de la constante intrusion de la réalité dans ce que Sean considère comme un monde de rêve ». Cette intrusion prend ici la forme de la communauté qui considère l’amour sous un angle moins libre qu’aux États-Unis, comme une pratique sociale collective. Le film respire une joie de vivre, un entrain bon-enfant, une énergie (directement lié à l’aspect collectif du récit) que l’on retrouve ailleurs dans sa filmographie mais de manière plus parcellaire, et qui est ici au cœur du récit, en faisant un objet profondément réjouissant. De ce point de vue, L’Homme tranquille est le seul film de Ford que l’on pourrait presque qualifier de hawksien, tant son style léger paraît singulier chez le réalisateur, enchaînant les situations cocasses et les échanges verbaux enlevés. Source : http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/l-homme-tranquille.html



                               

Entre évocation onirique et comédie, L’Homme tranquille est ainsi tendu entre deux polarités, à l’image de son réalisateur qui semble signer son propre autoportrait : d’un côté, le conservateur attaché aux traditions, de l’autre, l’excentrique au tempérament anarchiste.
"C'est ma première tentative d'histoire d'amour. Je voulais tourner une histoire d'amour entre adultes", déclarait John Ford.
Alors que Le mouchard (1935) et The plough and the stars (1936) avaient pour sujet la lutte des patriotes irlandais contre l'oppression britannique et avaient été tournés à Hollywood, L'homme tranquille, réalisé en Irlande, décrit un pays qui semble politiquement en paix, même si on peut relever quelques allusions dans les dialogues.
Sean Thornton retrouve son Irlande natale à la manière dont Ford peut lui aussi fouler à son tour la terre de ses ancêtres. L'herbe est encore plus verte que dans la tradition et Maureen O'hara est bien la plus rousse de toutes les irlandaises.


              

Autour d'elle, de Sean et de Red Will, le frère de Mary Kate, gravite tout un petit monde pittoresque et haut en couleur, de Michaeleen Oge Flynn, le cocher, au vieux Dan Tobin, génialement joué par Francis Ford et qui se relève de son lit, alors qu'on le croyait mourant, pour assister au combat entre Sean et Red Will.
Republic Pictures, qui avait produit le film sans enthousiasme, récoltera avec lui l'un de ses plus grands succès populaires et critiques. L'homme tranquille remportera les Oscars de la meilleure mise en scène et de la meilleure photographie, et sera nommé -sans les obtenir- pour les oscars du meilleur film, de la meilleure interprétation masculine de second plan (Victor McLaglen), du meilleur scénario, du meilleur décor et du meilleur son.


                            

Edward Dmytrik fut parfois capable de fureurs noires (Farewell my lovely, d'après le si joliment littéraire Chandler) ou plutôt colorées (l'Arbre de vie, saga éclatée qui précède Géant et autres deaneries interminables). La Main gauche du Seigneur est pourtant médiocre. Pourquoi alors s'y arrêter? C'est qu'y règne en maîtresse l'héroïne d'un siècle impur, la belle Gene Tierney, qui a été, l'espace de deux décennies ahuries, la plus belle femme du monde. Il n'y aura ici ni nostalgie ni fiche-cuisine: muse de Preminger et du merveilleux John Stahl (avec lequel elle tourna le plus beau mélo Technicolor du monde, le définitif Péché mortel), G.T. s'incarna idéalement, bien sûr, dans Laura, rêve ou fantasme inaugural. Bien sûr, Otto, du haut de son accent yiddish, lui donna d'âpres ordres pour deux autres chefs-d'oeuvre noirs, Marx Dixon , détective et Whirlpool. Mais Gene Tierney, malheureuse une vie durant de ses amours lyriquement contrariées avec un très riche prince arabe, à peine consolée par un couturier italo-hollywoodien, ne se remit jamais de ses rêves de princesse. Seul Mankiewicz, pourtant cinéaste mineur de l'emphase parlée-récitée-chantée, donna à cette starlette devenue star par la grâce d'un Viennois parvenu deux rôles à sa mesure, dans le décadent Dragonwyck et dans le cultissime Aventure de Mme Muir.
Avant de figurer défigurée dans certains téléfilms oubliés, brimée, bossue, bigarrée, Gene Tierney dut au vieil Otto un retour flamboyant et meurtri dans Tempête à Washington. Dans sa courte carrière, elle eut le temps d'être dirigée par Fritz Lang, Ernst Lubitsch, Joe von Sternberg, Mitchell Leisen. Elle figure ce soir dignement aux côtés d'un Bogart crispé, dans ce film d'action mystico-bariolé d'un certain ED, cinéaste maccarthyste jadis encensé par Hollywood, à l'image de ce Stevens/ Zinneman qu'il ne sut jamais, ce qui le rend finalement sympathique, être tout à fait. Ici, hors âge, hors séduction, hors romantisme, hors tout, les lèvres ourlées de Gene Tierney, son regard jaune, ses manières exotiques, font une fois de plus merveille. Si elle n'est plus cygne, elle chante encore comme une diva. SKORECKI Louis


           

Un sujet délicat qui pourrait faire un débat que nous propose le cinéaste Edward Dmytryk sur l'église et le mensonge pendant la seconde guerre mondiale en Chine ou un Aviateur Américain endosse l'habit d'un prètre et arrive dans un citadin Asiatique pour célébrer des messes, accompagner les mourants dans leurs fins de vie mais l'homme en question a des démons qui reviennent de vieux baroudeur, se sent un peu mal à l'aise, notamment une jeune veuve qui éprouve des sentiments et vis versa et puis des hommes qui le recherchent. On sent chez le personnage principal un gène dans l'épreuve lourde qu'il doit affronter en conscience douteuse, il est interprété par Humphrey Bogart qui s'en sort à merveille. Gene, Tierney est ravissante à ses cotés et on reconnait dans les seconds roles Lee ou E.G Marshall, deux habitués des seconds couteaux. La réalisation d'Edward Dmytryk reflète le cinéma Américain des années 50 très esthétique dans les cadrages de caméra. Bon film dans l'ensemble. (Allociné)

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