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lundi 19 janvier 2015

Robert Enrico


Après avoir été monteur et réalisateur de courts métrages commandés par des entreprises industrielles et agricoles, Robert Enrico réalise son premier court métrage inspiré du roman d'Ambrose Bierce, La rivière du hibou, qui obtient la Palme d'Or au Festival de Cannes en 1962 et un Oscar en 1964. Il est également remarqué pour Thaumetopoea (1960), court métrage sur les chenilles processionnaires. Son premier long métrage, La belle vie (1963), déclenche un scandale en raison du point de vue qu'il donne sur la Guerre d'Algérie. Le film est censuré et interdit de distribution pendant deux ans. En 1965, Robert Enrico tourne alors un film plus conventionnel pour relancer sa carrière, Les grandes gueules avec Lino Ventura et Bourvil qui remporte un bon succès. Il enchaîne ensuite avec Les aventuriers (1966), avec Alain Delon et à nouveau Lino Ventura. Robert Enrico accède ensuite à la célébrité en réalisant son plus grand film, Le vieux fusil (1975), avec Philippe Noiret et Romy Schneider. Le film met en scène avec une justesse remarquable le drame individuel d'un homme qui perd tout au cours de la Seconde Guerre Mondiale. 



                                 

Il se lance ensuite dans l'adaptation d'oeuvres littéraires pour le cinéma comme pour la télévision. Zone rouge (1986) et De guerre lasse (1987) sont ses deux seuls films qui émergent de la décennie 1980. En 1992, il revient à un genre auquel il n'a plus touché depuis La belle vie, à savoir le film politique : Vent d'est soulève le problème de certains habitants des pays Baltes qui avaient choisi de combattre auprès des Nazis lors de la dernière guerre. Fait d'hiver (1998) fait à nouveau ressortir les penchants humanistes de Robert Enrico en mettant en scène un drame populaire.
Robert Enrico a présidé l'Académie des Arts et Techniques du Cinéma ainsi que la Société des Réalisateurs de films. Au cours des années 1950, il réalise des reportages pour la télévision autour du groupe théâtral Les Théophiliens dont il est membre. Après avoir été nommé réalisateur à l'ORTF en 1964, il est également président de la Commission SACD du cinéma de 1994 à 1995 et président de la Fédération Européenne des Réalisateurs Audiovisuels depuis 1994. Il est aussi le réalisateur des séries télévisées : Au nom de tous les miens (1983-84) et La Révolution française : les années lumière (1989).

A la mort de son père, Hector Valentin revient d’Amérique pour hériter d’une scierie dans les Vosges. Il exploite avec les pires difficultés sa petite entreprise condamnée à la ruine par la concurrence acharnée de Therraz, l’homme fort de la vallée. Deux hommes sortant de prison vont chercher à gagner les faveurs d’Hector et à travailler dans la scierie. Hector croit en leur amitié et les deux ex-truands vont l’aider à survivre. Ils suggèrent pour cela l’idée d’employer de la main d’oeuvre pour le moins bizarre : dix libérés conditionnels…
Les Grandes Gueules est l’archétype même du petit film français sans prétention, trop méconnu du grand public et qui bat pourtant des records d’audience lors de chacune de ses nombreuses diffusions télévisées. Il y a une légende qui dit que la France ne sait pas faire des films d’action et encore moins des westerns. Or, ici c’est bien une fable de l’Ouest que le réalisateur Robert Enrico et le scénariste et romancier José Giovanni nous livrent. Et d’un grand cru. Remplacez Monument Valley par le monde des scieries des Vosges avec le méchant qui contrôle toute la région. Dans les westerns traditionnels, c’est du bétail, ici c’est du bois et des parcelles de forêts. Mais voilà qu’arrivent les héros solitaires. Ce sont des ex-détenus. Ils vont aider les petits, les oppressés, mais auront aussi leurs intérêts personnels. Il y a d’autres dizaines de références au genre tout le long du film (le chapeau de Bourvil, sa carabine, les poses magnifiées de Ventura, la cigarette à la main et le regard fatigué, le train …).


         
   


Mais ce qui aurait pu être une simple série d’hommages, mais surtout de reproduction de la recette du western, se révèle vraiment réjouissant et jubilatoire, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, grâce aux acteurs, premiers comme seconds rôles. Bourvil qui joue ici le rôle d’Hector, en artisan dominé par la situation mais déterminé, est véritablement émouvant du début à la fin et atteint son paroxysme dans la scène finale du film aux côtés de Lino Ventura. Et pourtant, ce film a été réalisé un an après Le Corniaud (1964) et un an avant La Grande Vadrouille (1966) de Gérard Oury. Le spectateur voit alors encore plus le génie de l’acteur, parfaitement crédible en petit entrepreneur qui rêve de pouvoir vivre librement.



Ensuite, l’affiche est partagée avec Lino Ventura, qui s’avère comme toujours très bon : ce couple unique qu’il forme avec Bourvil (ils ne joueront plus jamais ensemble par la suite) fonctionne vraiment bien. Lino Ventura se transforme ici en personnage trouble et amoral dont le spectateur apprend qu’il joue un double jeu. Il agit pour lui-même et non par amitié. Rien n’est gratuit, mais les masques tomberont et ses motivations évolueront à la fin du film. Marie Dubois apporte sa touche de féminité à l’œuvre, et même si elle est peu présente sur l’écran, elle tient une place décisive dans le cercle des personnages et les directions qu’ils prendront par la suite. Le film accumule une pléiade de figures familières des amateurs de cinéma français de cette époque qu’il est toujours agréable de retrouver : Jean-Claude Rolland, Michel Constantin (Le Trou de Jacques Becker), Jess Hahn (Cartouche de Philippe de Broca), et d’autres comédiens que nous connaissons sans que, pour beaucoup, il soit possible de les nommer.


                                         



Seconde raison de la réussite du film : José Giovanni. Cet ancien condamné à mort finalement gracié possède un réel don pour raconter les histoires et pour nous plonger dans un univers pessimiste mais réaliste. Plusieurs de ses romans ont été adaptés, notamment Le Trou (Becker), Le Deuxième Souffle (Melville), Classe tout risque (Sautet) et Deux Hommes dans la ville (Giovanni). Ici, c’est son roman le Haut-fer qui est porté à l’écran par Robert Enrico.
Il nous raconte donc ce combat titanesque de David contre Goliath, du patron de petite entreprise contre de gros exploitants. Mais en parallèle à cette bataille, l’auteur traite de la morale et de la vengeance, de l’importance des traditions et des valeurs de ces artisans, mais aussi des préjugés sur les anciens détenus et de l’amitié.


Pourtant, malgré la volonté du spectateur, il n’y aura pas de happy end. Ce film se devait de finir tragiquement, et donc de façon très réaliste. L’incendie à la fin du film indique que le personnage de Bourvil, malgré tous ses efforts, a perdu. David s’est fait battre par Goliath, car finalement c’est toujours le plus faible qui meurt. Et lorsque le mot fin apparaît à l’écran, le spectateur a encore en tête toutes les épreuves que cette scierie a vécues : les sabotages, les moqueries, les soulèvements, les tentatives d’évasion et les machinations de vengeance ne sont rien comparativement à cette image des ‘mercenaires’, tous ensemble sur le wagonnet, tentant de vivre honnètement leur réinsertion en chantant et riant. Une image fraternelle qui n’a pas vieilli.


En dehors de ces moments, l’auteur sait nous faire sourire, grincer et compâtir grâce à des dialogues qui, sans non plus être du Audiard restent très agréables, mais aussi grâce à une histoire réaliste dans laquelle le niveau de chaque scène est à peu près égal tout du long.
La musique (élément essentiel du …western) donne véritablement toute son identité au métrage et adhère parfaitement bien à cet univers de bois qui sent bon la sciure. Encore une fois, il ne faut pas s’attendre à du Ennio Morricone. Pourtant, les quelques notes de François de Roubaix déclinées sur plusieurs rythmes vous resteront un bon bout de temps en tête.

Les choix de Robert Enrico, alors jeune réalisateur (il n’a que deux films à son palmarès : La Belle vie et La Rivière du Hibou), s’avèrent souvent justes et remplis de références westerniennes, qui font mouche ; c’est un film de genre, sans prétention, mais qui touche par sa sincérité et sa cohérence réaliste. De plus, l’univers des scieries des Vosges n’a pas vieilli et il est très agréable d’inviter toute cette bande – Giovanni, Enrico, Ventura, Bourvil et les autres – dans son lecteur DVD pour se plonger (et se replonger) dans cette petite scierie en difficulté mais malgré tout optimiste.





                                          

Source : http://www.dvdclassik.com/critique/les-grandes-gueules-enrico


                             

Souvent mis de côté par les exégètes du cinéma français, Robert Enrico a, durant toute sa carrière, pâti d’une certaine indécision à son égard. Parfois encore aujourd’hui considéré - à tort - comme un cinéaste commercial, impersonnel, au service de ses comédiens-vedettes, Enrico était, selon des témoignages de collaborateurs, un technicien sûr de son fait, qui préparait énormément sa mise en scène, réfléchissait en fonction de celle-ci aux différentes lectures possibles des scènes qu’il tournait, et faisait sur un plateau souvent preuve d’intransigeance. En observant sa filmographie, on peine ainsi encore à classer - mais le faut-il vraiment ? - un cinéaste ayant enchaîné les comédies populaires et les drames historiques, les triomphes publics et les fours implacables… Pour autant, de son œuvre hétérogène émergent véritablement, pour peu que l’on s’y attarde, des récurrences thématiques - pour ne pas parler d’obsessions - qui invitent à ne pas se contenter d’une insuffisante prime évaluation.
Au début de sa carrière, après La Rivière du hibou et La Belle vie, Robert Enrico s’associe, le temps de trois films, avec José Giovanni, l’un des plus importants auteurs policiers français. Leur collaboration est fructueuse, et la bonne entente des deux hommes débouche sur deux grands succès publics (Les Grandes gueules et Les Aventuriers). Leur attention se porte ensuite sur Ho !, roman de Giovanni dont une adaptation avait été tout d’abord envisagée en 1964 par Roger Coggio, avec Serge Reggiani et Pascale Audret dans les rôles principaux. Robert Enrico pense, lui, très vite à Jean-Paul Belmondo pour le rôle de François Holin, dit "Ho !", d’autant que le comédien n’avait rien tourné depuis plus d’un an et souhaitait absolument effectuer son retour dans le registre policier. 




Les deux hommes ayant comme agent commun Gérard Lebovici, leur rencontre eut très vite lieu, et le tournage débuta en février 1968. Cependant, une fois les prises de vues entamées, José Giovanni Giovanni et Jean-Paul Belmondo réalisèrent vite que Robert Enrico entraînait le film dans une direction différente de celle qu’ils avaient en tête. Lorsqu’il vit le montage final, Belmondo ne cacha pas sa déception, tandis que Giovanni désavoua le film, et fut dès lors conforté dans l’idée qu’il valait mieux mettre en scène ses romans lui-même. Le film recueillit un accueil assez froid, atteignant avec peine le million et demi d’entrées, et la postérité l’a quasiment oublié, le laissant progressivement sombrer dans l’indifférence polie. S’il n’est effectivement pas un grand film, Ho ! vient confirmer ce que nous disions plus haut : il est parfaitement légitime que Belmondo autant que Giovanni ne s’y soit pas reconnus, tant il nous semble avant tout être un film parfaitement « enricoien », et mérite donc en tant que tel tout notre intérêt.

Avant de préciser un néologisme qui pourra surprendre, il convient de resituer Ho ! dans la carrière de Jean-Paul Belmondo : en 1968, le comédien sort d’une décennie qui l’a consacré au rang de star, et où il a démontré sa faculté d’adaptation tant aux registres (policier, drame historique, aventures, comédie…) qu’aux cinéastes les plus variés (Godard, Melville, Malle, de Broca…). S’étant fait une spécialité des rôles de monte-en-l’air charismatiques et de voyous au grand cœur, il commence toutefois à confirmer son affection pour ces variations mêlant prouesses physiques et pitreries insolentes qui feront sa légende, jusqu’à la caricature, dans les années 70 (Le CasseLe MagnifiqueL’IncorrigibleLe Guignolo…). Gageons donc, par exemple, que la perspective sur Ho ! de travailler pour la première fois aux côtés du légendaire cascadeur Rémy Julienne ait été pour lui une motivation. Cependant, en découvrant les images d’archives proposées sur le DVD dans lesquelles, en cours de tournage, Belmondo parle de François Holin, on sent que le comédien s’est fait une image du personnage erronée, en tout cas bien différente de celle du réalisateur : Belmondo évoque en effet « un héros moderne avec un mélange de courage et de réserve », qui devient un « gangster narcissique » «couvert de gloire », description qui sied bien mieux à bien des rôles futurs qu’à celui de Ho !.


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D’ailleurs, sur ces mêmes images, et quasi-simultanément, Robert Enrico évoque « un homme humilié qui se replie sur lui même » et cède ainsi malgré lui à la violence. Cette divergence de point de vue, si elle révèle une partie du désappointement du comédien et probablement, à travers elle, de l’échec du film, permet surtout de mettre le doigt sur un premier élément caractéristique du cinéma de Robert Enrico. En effet, il y a assez peu de « héros » dans la filmographie de Robert Enrico. Car si le cinéaste a donné, au fil des années, quelques uns de leurs plus beaux rôles aux plus grandes stars masculines du cinéma français (Bourvil, Ventura, Delon, Noiret, Serrault…), il s'est moins souvent agi de célébrer leur stature affirmée que de révéler chez eux des faiblesses inattendues, des fêlures indélébiles. 

L’archétype du personnage principal chez Enrico, c’est le type à bon fond qui, confronté à une expérience traumatisante (Les AventuriersLe Vieux fusilAu nom de tous les miens…), à une humiliation quotidienne (Pile ou face…) ou aux fantômes du passé (Les Grandes gueules…), cède à la violence ou à l’autodestruction. Il s’agit donc souvent de personnages complexes mais attachants, rendus encore plus humains par leurs maladresses ou leurs erreurs, mais qui peinent à s’extraire d’une spirale vicieuse les attirant inéluctablement vers le fond. François Holin ne déroge pas à la règle : les premières scènes nous montrent un brave garçon, médiocre et vaguement nigaud, qui se rêve en gangster. Constamment mis en boîte par les vrais caïds dont il se contente d’être le chauffeur, il va ruminer une revanche qui lui fera enchaîner les mauvaises décisions - le vol de voiture menant à son emprisonnement est particulièrement piteux. Le personnage possède ainsi une réelle composante pathétique, notamment quand il croit toucher à la gloire et agrafe avec fierté les unes de journaux le présentant subitement comme l’ennemi public numéro un. L’évasion ayant attiré sur lui les projecteurs médiatiques, pour astucieuse qu’elle soit, n’avait pourtant rien de glorieuse, et même cette reconnaissance soudaine s’avère être un guet-apens tendu par la police. 


                 


Holin subit donc son destin plus qu’il ne l’influe, mais il demeure, par aveuglement ou par crédulité, dans l’illusion de sa renommée. A son tour, il cède à la violence, piégé grossièrement par son goût pour les cravates ; introduction essentielle à la dernière partie du film, la scène fut tournée à un carrefour parisien, au milieu des passants, filmée au téléobjectif depuis des balcons alentours et s’avère, par cette urgence, l’un des pics d’intensité du film. Par ailleurs, nous l’avons mentionné comme une autre récurrence chez Robert Enrico, François Holin est hanté par son passé, en l’occurrence un accident de course automobile ayant provoqué la mort de l’un de ses amis et lui ayant retiré sa licence de coureur. Le personnage cherche donc à prendre une revanche par rapport à la vie, mais surtout par rapport lui-même, et à cette culpabilité qu’il renie parfois (ses mensonges à Bénédicte) mais qui le ronge. 

Robert Enrico, fils de garagiste, a souvent utilisé dans ses films les scènes d’action, et en particulier automobiles, comme des illustrations du tourbillon intérieur d’un personnage, d’une évolution funambule sur le fil de la vie, où le destin peut indifféremment basculer d’un côté ou de l’autre. On se souvient par exemple de Roland (Lino Ventura) dans Les Aventuriers poussant son moteur jusqu’à l’explosion face à l’indécision amoureuse de Laetitia. Outre les prouesses de Rémy Julienne, ces séquences automobiles servent donc surtout à enrichir ce personnage enivré par ses rêves de rédemption autant que de grandeur. Par ailleurs, ces séquences affirment également le lien étrange qui unit Holin au journaliste auteur du fameux article à son sujet, Georges Briand. Au départ basée sur un simulacre (Briand n’a écrit que sous la pression de la police), leur relation dévie vers une drôle d’amitié, presque contre-nature, comme Robert Enrico les affectionne. Dans plusieurs films de la filmographie globalement très masculine du cinéaste, on retrouve ce type d’association curieuse, une amitié qui n’a pas besoin d’être justifiée pour être plus forte que tout, malgré les obstacles.


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Si cette exaltation de la fraternité virile provient au départ en partie de l’ancien taulard qu’était José Giovanni (Les Grandes gueulesLes Aventuriers), on la retrouve, de part en part, chez Robert Enrico, son sommet étant probablement atteint dans l’assez incroyable relation vacharde et fusionnelle entre l’inspecteur de Pile ou Face(Noiret) et son suspect (Serrault). Traitée sur un mode plus discret dans Ho !, l’union inexpliquée entre le gangster et le journaliste participe, à sa manière, au charme curieux d’un personnage en quête de reconnaissance. A travers elle, on sent d’ailleurs dans ce film d’Enrico (celui-ci ne déclarait-il pas que « toute œuvre d’art doit susciter autre chose que simplement ce que l’on voit, au premier degré, sur l’écran ») comme des accents de critique sur la manière dont les médias conditionnent nos visions (la Une consacrée à Ho mais aussi le traitement télévisuel de la cavale des Schwartz), et donc sur l’avènement de la société du paraître : l’amie de Ho, Bénédicte, est une cover-girl, et Ho se convainc progressivement qu’il est une célébrité, par son look et ses élans exhibitionnistes.

 Lors de sa sortie finale, tandis que les projecteurs s’allument et que les flashs des photographes crépitent, il apparaît comme dirigé par une voix, hors-champ, qui évoque celle d’un metteur en scène. Et tandis qu’il se cache le visage en demandant aux photographes de s’arrêter, quelqu’un lui répond : « T’es connu, on sait que tu aimes jouer les vedettes. » En extrapolant, on y verrait presque moins François Holin que Jean-Pierre Belmondo lui-même, dont la relation avec Ursula Andress était alors ultra médiatisée...Ainsi, pour toutes ces raisons l’inscrivant au cœur même de la filmographie d’un cinéaste qu’il serait temps de réévaluer, et pour toutes celles que nous n’avons pas encore citées (le souci réaliste de Robet Enrico, qui atteint son sommet durant la longue séquence en prison ; la ritournelle grave et vive de François de Roubaix…), Ho ! est une œuvre attachante, un film d’apparence mineur qui ne demande, humblement, qu’à se laisser découvrir.
Source : http://www.dvdclassik.com/critique/ho-enrico

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